DES MILLIONS DE TRAVAILLEURS
à Pétrograd, — où. le Comité des Ouvriers et Soldats surveille étroitement Nicolas Romane/ et l'ancienne Tsarine, veuve inconsolable d'avoir perdu le faune Raspoutine, — des millions de travailleurs, à Moscou, reprennent en un chœur formidable, le Chant des Ouvriers, dont les échos retentissent à Vienne, Budapest et Berlin :
Nous qui luttons sans cesse.
Pour des salaires incertains,
Du front, des bras, des pieds, des mains,
Sans abriter nos lendemains
Contre le froid de la vieillesse,
Aimons-nous, et quand nous pouvons Nous unir pour boire à la ronde, Que le canon se taise ou gronde, Buvons, — buvons ! — buvons A l'indépendance du monde !