AU KONGRÈS DE STOCKHOLM
BRIZON,
député français unique, en rouie pour le roi de Prusse :
Assoupie en hiver, Bellone se ranime.
Contre Hindenburg, Pétain, troisième militaire arrivé sur la cime, après JofFre et Nivelle, est généralissime. Les canons, dans l'avril, font toujours du potin vers Lens, vers Laon, trop lents, car çà n'avance guère, et nous avons bien trop de mille jours de guerre.
SCHEIDEMAN, SUDEKUM, etc.,
socialistes allemands, figurants avancés de F Empereur, qui sent la Défaite et l Expiation, brutes et fourbes à lunettes, au service du Kaiserisme, de Guillaume, affalé, n'en pouvant plus, qui a commandé, pour sa Joire menaçante, un trône percé :
Berlin a le cafard, et la carte de guère
pour tout, dont nous manquons, nous lasse de la guerre.
Anglais, Russes, Français, soldats de tous pays,
on s'est, en vérité, suffisamment, haïs.
Frères, soyons amis !... Le maréchal Famine
triomphe d'Hindenburg, maréchal à la mine
creuse et puant de clous... Alors, le « statu quo,
ante bellum ? » Chacun va payer son écot.
le sinistre cabotin couronné, au rictus de Robert Macaire arrêté pair tes gendarmes :
Avec ses canons Krupp, sa lourde artillerie,
ses tonnerres (il faut qu'on s'amuse et qu'on rie)
l'Allemagne, messieurs, jouait des haricots.
Paris, g Juin igiy.