Brantôme, t. IV, p
tion à Texhortatioii il y a peu de distance.
Un esprit faible peut confondre ces nuances.
Depuis le commencement de la guerre, Poltrot disait qu'il assassinerait le duc de Guise *. S'il est vrai qu'il eut ce dessein, les anatlièmcs de Coligny contre l'ennemi commun devaient lui paraître des encouragements venus du ciel ce à faire la chose la « plus belle qui fust oncques faite ^. »
Le jeune Henri de Lorraine, duc de Guise, n'était pas venu à Moulins ^. Son absence était préméditée. Prévoyant que le roi forcerait la main à son oncle et à sa mère, il se réservait et gardait le droit, suivant les circonstances, d'accepter ou de repousser la réconciliation des deux maisons. Le roi avait décidé que tous les Guises souscriraient Icd mômes engagements. Mais divers événements retardèrent cette conclusion* Le 5 mai 1566, le duc de Nemours épousa la duchesse de Guise au mépris des serments jurés ù Françoise de Uohan, qui lui avait donné un fils *. Françoise de Rohan était
i. — Soubise, qui avait eu Poltrot à son service, cite ce mot dans ses Mémoires^ avec de nombreux traits d'audace de Poltrot de Meré, in-S», 1879, p. 72.