BILLETS D'ALLER ET RETOUR
■imjKi-a ou coi-LKCTiFs (cio f-amil.i-b;)
du 15 Mai au 1'^ Octobre
Agay, AiguBB-MortcB, Antibes, Bindol. Bcauljeu, Cannes, Cusls, Cette, GDir«-Juiin-VaIlauti9, Hyires, Juan-les-Pins, La Ciotat, ~ Sejne-TamariB-sur-Her, Mentoo, Monaco, Monte-Carlo, Moatpell Nice, Ollloules-Sanai?, PaUvas, Salnt-Cyr-La-Cadlère. Salnt-Raph: Valescure. Toulon et Villerranche-Bur-Her.
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c faculté 4e prolongation (i)
Minimum de parcours simple : 150 kilomètres.
PRIX : Le pHx des billets est calculé d'après la distance totale, aller 1 retour, résultant de l'itinéraire choisi et d'après un barÈme fair"' «sortir des icdiiciitim importantes.
° Billets d'aller et retour Collectifs de Bains de Mer de \", 2' et 3' classes, pour tamilles
Ces billets sont délivrés aux familles d'au moins deux personnes oyageant ensemble.
Minimum de parcours simple; 150 kilomètres.
Le prix s'obtient en ajoutant au prii de deui billets simples (pour i première personne), le prii d'un billet simple pour la deuxième p-
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itulairea de billets colleelifs de bains de mer peuvent ent avec ces billets ou sur la présentation de ceux-ci, ' '" 'de rcdiiction sur le pn.\-
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comprenant la plage désignée sur le billet de bains de mer. Ces cartes d'abonnement peuvent être prises isolément par chacune des personnes nommément désignées sur le billet d'aller et retour collectif.
Ces billets donnent aux voyagenrs la faculté de s'arrêter aux gares situées sur l'itinéraire.
Faire la demande de billets (individuels on collectifs) quatre jours an moius avant le départ, à ta gare oit le voyage doit être commencé.
LES TENTATIVES DE BESTAUIlATION il
avait eo grande partie léguées la duchesse d'Angouléme, et celle-ci avait hérité d'une princesse qu'on appelait la princesse Christine, laquelle avait pris part au siège de Lille en 93. La duchesse s'était très bien conduite envers sa fille la comtesse Lucbesi, qui se trouva réduite à rien & la mort de son mari. Ce comte Lunhesî était un homme de hon sens, c'était le seul homme de l'entourage du comte de Chambord qui eût du bon sens, mais il était prodigue : il mourut entièrement ruiné. Sa TCuve, la duchesse de Berry, dut vendre tout ce qu'elle avait en fait d'objets d'art, et son fils a payé toutes les dettes, ce qui a écorné son héritage. Elle est morte depuis à Gènes, où elle s'était retirée, avec une pension de 60,000 francs qu'il lui faisait.
n A.près le coup d'Etat, quand je fus en exil à Londres, cette idée de fusion revint sur l'eau. On réunit un congrès des princes d'Orléans et des amis des Princes : on m'engagea beaucoup à y prendre part : je refusai, toujours par les raisons que je ne veux en aucune manière m'associer à ces înlrigues d'émigrés; je partis pour l'Italie. Mais j'ai connu les détails de ce congrès, dans lequel il se fit un déchirement violent entre toutes ces personnes.
• Après le départ de la duchesse d'Orléans pour l'Allemagne, la fusion fut abandonnée complètement. Plus tard, lorsque j'allai visiter le champ de bataille de Leipzig, Mme la duchesse d'Orléans ne fit prier d'aller la voir. Elle habitait près de Goblentz. J'y allai, et elle me pria de servir de guide à ses fils; je les conduisis à Hambourg. A mon retour, elle me parla d'un rapprochement avec les siens. AmeHne,
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l'homme qui avait le plus sa confiance, m'en parla aussi. Je me décidai à aller en Angleterre après avoir vu M. de Montalivet, homme d'un grand sens, qui est bien éloigné de partager l'opinion du parLi en ce moment, et qui m'écrit sans cesse pour me féliciter de la politique que je suis. Il écrit dans ce sens à Broglic, mais en vain. On ne l'écoute pas. Il me pria, lui aussi, d'opérer le rapprochement. En Angleterre, tous les memhres de la Famille se réunirent : cela dura cinq jours;je représeotai toutes les raisons qui devaient les rapprocher; non au point de vue politique, car je déclarais toujours que je n'entendais pas me mêler de cela. A la fin, ce fut Joinville qui dît, M. Thiers a raison; il faut en finir; ce sera moi qui irai chercher Hélène. J'écrivis à M. de Gavour. pour lui demander s'il verrait quelque inconvénient à ce qu'une entrevue des membres de cette famille eût heu en Italie ; il me répondit de suite qu'il n'en voyait aucune, et la conférence fut fixée à Gènes. Joinville alla chercher la ducbegse à Gènes; elle revint en Angleterre oii elle est morte peu de temps après.
■ Persigny, qui était un fou, avait imaginé une autre fusion. Quelque temps après l'élévation de Bonaparte à la Présidence, il vient me voir dans ma maison de la place Saint-Georges. Il me dit : Le Prince n'est bon à rien; on ne fait rien avec lui : savez-vous ce qu'il faut faire? 11 faut retire l'Empire. — L'empire! dis-je, il n'y a qu'un malheur, c'est que je ne vois pas l'Empereur. — Si, si, dit-il. Napoléon n'aura pas d'enfants; il faut qu'il adopte le comte de Paris. M. de Broglie sera archicbancelier,
LES TENTATIVES DE BESTACRATION ta
TOUS archilrésoricr, moi arcbi... je ne sais plus quoi. Enfin il avait révë toutes ces niaiseries.
a Napoléon III ^tait bon, aimalile, très doux; il avait été éleré par sa mère qui était galante, mais charmante aussi; elle lui avait donné des qualités aimables. Pour la politique extérieure, il n'y entendait rien, et en administration son incapacité était ■profonde : il était indifFérent aux choses et aux hommes; c'était un rêveur qui avait sur les affaires de l'Europe des conceptions absurdes et qui ne savait rien. A toutes les objections qu'on lui faisait, il répétait sans cesse : c'est de la vieille politique, la politique de l'équilibre. Walewski, qui était un homme de bon sens, en était effrayé. Son oncle Jérôme était aussi très effrayé de cela; il me priait souvent de m'interposer, et je lui disais que je ne voulais en rien me mêler des affeires. II aurait voulu aussi que je persuadasse son Bis, avec qui j'avais constamment refusé de me trouver en rapports. Une seule fois, il parvint, je ne sais comment, à m'aboucher avec lui : et comme je parlais du danger de déchaîner la révolution. Oh! dit-il, nous fusillerons bel et bien. — C'était un propos qu'il répétait d'ailleurs souvent. •
Gomme conclusion de tout cela, M. Thiers dit : C'est ce qui rend la République nécessaire : voyez — et il comptait sur ses doigts — il y a deux fractions dans le parti légitimiste : ceux qui restent fidèles au drapeau blanc; ceux qui feraient des concessions; il y a rupture presque ouverte dans la famille d'Orléans, entre d'Aumale et le comte de Paris : le trône et la présidence. II y a deux nuances
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très traochées dans le parti Bonapartiste : le parti de Bouher et celui de Napoléon Jérôme. Que voulez- Tous faire? H n'y a de possible que ce que je tente en ce moment ■ (I).
Les dispositions d'esprit des conservateurs roya> listes de 1873 n'étaient plus les mêmes que celles des fusionnistes de 1848 : elles étaient plus favorables à une solution décisive qu'elles ne l'avaient été alors. Parmi les princes d'Orléans, il n'y avait pas de dissidences fondamentales, bien que les princes de Joinville et d'Aumale se tinssent dans une attitude très réservée. Le comte de Paris était, je pense, très sincère dans la pensée d'un rapprochement avec M. le comte de Gbambord. Sans avoir eu l'honneur d'approcber M. le comte de Paris, l'impression que j'ai gardée de lui, pour l'avoir vu agir, est qu'il avait le sens Capétien. 11 avait, en faisant sa démarche, le sentiment de remplir à la fois un devoir féodal, la compréhension des obligations d'une race royale envers le Pays, et son devoir de Français.
On rapporta les paroles qu'il avait dites en abordant M. le comte de Gbambord, et qui, sans doute, avaient été convenues à l'avance.
> Sire, je viens vous faire une visite qui était dans mes vœux depuis bien longtemps. Je salue en vous, au nom de tous les membres de ma famille, et en mon nom, non seulement le chef de notre maison, mais encore le représentant du principe monarchique en France. »
(1) Cette convenatlon tat recueillie par moi d«n) n DOtet, le jour même où elle (iit tenue.
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