C'est sur ces trois points que devraient porter
les efforts des services compétents.
L'éducation obstétricale de la population indigène est une œuvre de longue haleine. I] faudra longtemps encore pour que la femme arabe vienne régulièrement accoucher à l'hôpital auxiliaire. Pour obtenir ce résultat, il faudra lutter contre la religion indigène qui interdit à la femme d’être vue par un autre homme que son mari. [l faudra l’attirer vers l'hôpital auxiliaire par
une propagende active et soutenue.
a) Propagande par l'affiche. — Nous avons eu l'occasion de voir dans la plupart des villages, de belles et grandes affiches avec légende en arabe, invitant les indigènes à faire examiner leurs yeux et ceux de leurs enfents par le Toubib. L’utilité de ces affiches est incontestable. Il faudrait en créer de semblables qui conseillent à la femme indigène de venir accoucher à l'hôpital auxiliaire.
b) Propagande par la parole. — L'indigène écoute plus volontiers les conseils de ces correligionnaires. C’est pourquoi à notre sens, les auxiliaires médicaux indigènes qui sont attachés à chaque médecin de colonisation sont les agents idéaux de cette propagande. Au cours des tournées qu'il fait avec le médecin dans chaque douar, dans le village où il réside, l’auxiliaire médical devrait, dans toutes les occasions, s’efforcer de persuade: les chefs de famille du danger au’il y a à laisser ac-