‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 139 sur 144 · Piolet, loc. cit. p · texte numérisé non relu

Piolet, loc. cit. p

Après avoir étudié l’histoire de l’assistance par le travail et l’organisation des œuvres modernes, il nous reste à examiner, succinctement, si l'assistance par le travail, telle qu’elle a été pratiquée en France, a répondu à ce qu’en attendaient ses protagonistes, — si elle a fait un bien véritable au chômeur tant au point de vue économique qu’au point de vue moral, — si la société elle-même en a profité par la diminution de la mendicité, du paupérisme et de la misère — s1 les travaux qui ont été effectués ont été d’une utilité véritable et s'ils n'ont pas fait concurrence à ceux des travailleurs non secourus. Ce sont là de graves questions que nous allons essayer d’élucider.

Mais, pour arriver à une solution précise, 1l faut distinguer les deux grandes catégories de tentatives que nous avons signalées : les ateliers publics de secours d'autrefois, et les œuvres modernes. Fonctionnant d’une facon toute différente, ces institutions ne présentent ni les mêmes avantages, ni les mêmes inconvénients. Il est donc nécessaire de les

étudier séparément.

Ateliers publics de secours. — L'assistance matérielle procurée par les ateliers publics de secours a été très réelle. Une foule de travailleurs ont reçu un

salaire qui, bien que minime, était encore suffisant, surtout si l'on considère que la femme et l'enfant pouvaient travailler eux aussi, et que leur gain augmentait d'autant les ressources de Ja famiile.

Il est toutefois une considération qui mérite

d'arrêter notre observation. Il s’agit de savoir si les ateliers de secours ont augmenté ou tout au moins conservé la valeur économique du travailleur. Dans la plupart des cas on ne s’en est pas préoccupé. Aux ateliers nationaux, comme aux ateliers de secours de la Révolution et aussi, mais à un degré bien moindre, dans les ateliers de charité, on n’a généralement pas cherché à développer où même à conserver l'instruction et l'aptitude professionnelle des ouvriers.

Ce sont là des fautes qui ont été évitées ailleurs. Dans les ateliers de filature on enseignait aux femmes un métier qui non seulement leur procurait une rémunération immédiate, mais leur assurait un gagne-pain pour l'avenir. On les secourait dans leur misère présente, et on les mettait pour l’avenir, comme le voulait Ricardo, « en état de se passer de se- COUrS ».

Au point de vue moral (nous ne nous en occupons ici que dans la mesure où 1l peut influencer la valeur économique de l'individu), les résultats des divers ateliers ont été très différents suivant l’organisation et la direction de chacun. Nous avons vu qu’une paresse Incroyable régnait, à l’état endémique, dans les ateliers nationaux comme dans les ateliers de la

Révolution, on se promenait où on Jouait au bouchon, et le travail produit n'égalait pas la dixième partie de la besogne qui aurait pu être exécutée par un travailleur médiocre. Toute une suite de désor-

dres et de fraudes étaient la conséquence de ces abus. L'état de dépression engendré par le manque de travail était encore aggravé par l'influence de ce milieu pernicieux. Dans les ateliers de charité, on avait su éviter heureusement ces fâcheux résultats, grâce à une excellente organisation du recrutement paroissial et de l’embrigadement quasi familial du personnel. À côté des: erreurs que nous constatons, nous avons donc, là encore, d’excellents et profitables exemples à recueillir.

Considérons rapidement maintenant la répercussion qu'un pareil système d’assistance peut avoir sur la société tout entière. Il faut tout d’abord tenir compte de ce que letravail exécuté dans le chantier est toujours pour le pays une richesse ou un avantage. Ce travail n’a pas toujours été aussi bien organisé que possible, surtouten 1848; mais si peu important que soit le résultat, il est toujours appréciable.

Les ateliers publics de secours ont-ils occasionné une concurrence désastreuse soit au monde de l’industrie libre, soit à celui des travailleurs non secourus? Jamaisles ouvriers n’ont protesté contre l’ouverture de chantiers de gros travaux tels que des terrassements ; loin de là, ils ont parfois énergiquement réclamé quand on voulait les supprimer. Le milieu patronal n’a pastoujoursmontréles mêmes dispositions; c’estainsique nousavons vu, en 1848, s’élever de nombreuses plaintes dont les échos se firent

entendre jusqu’à la tribune de l’Assemblée natiopale. On ne pouvait plus trouver d'ouvriers quiacceptassent de travailler dans les ateliers privés; la production nationale se trouvait suspendue. Ge ful toutefois le seul exemple que nous ayons rencontré.

Les plaintes contre les ateliers de travaux industriels furent beaucoup plus nombreuses. Nous avons vu à quelles difficultés s'était heurté le président de Belièvre, lorsqu'il avait fondé l'hôpital général, et les mesures qu’il avait dû prendre pour ménager les susceptibilités, dissiper les craintes et forcer l'opposition des corporations qui considéraient cette institution comme une concurrence désastreuse au travail libre.

Nous n’avons pas trouvé trace de protestations contre les travaux de filature de la fin du xvin siècle; mais il n'y a pas lieu de s’en étonner si l’on considère qu’à cette époque les corporations n'existaient véritablement plus; elles étaient du moinsen pleine décadence; elles ne pouvaient ni n’osaient réclamer ; en second lieu, la filature était une occupation domestique plus qu’un véritable travailindustriel ; aussi la perturbation dans le marché du travail devait-elle être beaucoup moins importante. Les ouvriers ne protestèrent pas non plus contre les quelques ateliers industriels qui furent organisés dans les ateliers nationaux. |

Les ateliers de secours publics peuvent donc être des institutions des plus heureuses et des plus fécondes. Ils peuvent procurer un secours très efficace dans les cas de détresse générale ; ils sont une source de richesse pour le pays; mais

tout dépend de la façon dont ils sont organisés. Quelques fautes dues à l’imprévoyance peuvent entraîner la disparition de ces institutions si utiles; l'expérience l’a prouvé. Mais les causes de ces

échecs étant étudiées et connues, il est possible d’y remédier à l'avenir.

Si nous examinons ensuite ,au même point de vue, les œuvres modernes d'assistance par le travail nous remarquerons tout d’abord que, à cause de leur diversité, il est difficile de porter sur elles un jugement d'ensemble. Pourtant beaucoup des critiques ou des éloges qu'on leur adresse sont communs à un grand nombre d’entre elles; aussi peut-on arriver assez facilement à les synthétiser.

L'assistance matérielle procurée par ces œuvres est loin d’être aussi efficace qu'on pourraitle désirer. Si quelques-unes, comme celle de l’avenue de Versailles, celle du pasteur Robin, ou celle encore du VI arrondissement de Paris, arrivent à fournir au pauvre ce qui lui est strictement nécessaire pour vivre, d’autres, en province surtout, ne lui accordent qu’un salaire dérisoire avec lequel il Jui est impossible de subsister.

Dans les œuvres où l’on donne une assistance matérielle suffisante, on trouve encore le moyen de donner en outre un puissant secours moral, et c'est là une des caractéristiques des œuvres modernes, une de celles qui leur font le plus d'honneur. On cherche à relever la dignité de l’homme et du travailleur dans ces êtres déchus qui forment ce qu'on a appelé « le déchet social » de notre société. Grâce au travail

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imposé, les paresseux incorrigibles, mendiants professionnels ou vagabonds, s’éloignent d'eux-mêmes de ces ateliers.

Le vrai pauvre est ainsi préservé de leur voisinage démoralisateur, et celui qui donne à la certitude de ne s'adresser qu'à des malheureux dignes de sa pitié. Cette clientèle est assez différente de celle des ateliers de secours. L'atelier de secours est une institution éphémère, créée pour venir en aide à une population atteinte par un cho-. mage exceptionnel et grave : il assiste donc surtout des travailleurs normaux. Les œuvres d’assistance par le travail sont, au contraire, des institutions permanentes qui s'adressent à des ouvriers d'une catégorie inférieure et qui ne peuvent facilement trouver d'emploi dans les conditions normales de la vie économique. Pour donner à ces malheu:

reux un secours. vraiment profitable et durable, il faut augmenter leur valeur personnelle sur le marché du travail : parmi les éléments qui la composent, le degré de valeur morale entre pour une part importante. Telle est la raison qui rend plus nécessaire encore dans les œuvres modernes que dans les ateliers de secours publics le rôle éducatif de l'assistance, rôle qui a été trop rarement compris et exercé. Nous avons montré comment le pasteur Robin cherchait à développer chez ses assistés l'habitude et le goût du travail, comment à l’Hospitalité du Travail on avait trouvé moyen de donner à la besogne de l'intérêt et de procurer à l’ouvrier une profession rémunératrice, de le faire passer en somme de la classe paupérisante dans la

classe laborieuse. Jusqu'ici on n'avait rien fait d'aussi bien en ce sens.

Nous sommes obligés de constater avec regret qu'il est loin d’en être ainsi partout. Que d'œuvres où l’on travaille peu, où l’on travaille mal, où règne la paresse, entraînant à sa suite l’esprit d’insubordination et l’affaiblissement des fonctions intellectuelles, professionnelles et morales ! Ces œuvres font sans doute du bien par ailleurs, mais elles pourraient en faire davantage en changeant de méthode. Sans un travail assidu, il est impossible d'obtenir dans un atelier une discipline stricte et un état d'esprit satisfaisant ; or ces conditions sont essentielles pour une œuvre qui doit chercher à for-. tifier toutes les facultés de l’ouvrier.

Bien qu'il soit possible de faire mieux encore, il ne faut pourtant pas oublier les progrès accomplis et les résultats acquis. Or, à l'égard de l’assisté il ya une supériorité très réelle, Lant au point de vue matériél qu’au point de vue moral, entre l’assistance par le travail et l’aumône. La première de ces deux formes de secours complète utilement la seconde, elle contribue à soulager mieux un plus grand nombre de misères réelles tout en écartant celles qui sont simulées. Nous avons eu l’occasion d’y insister longuement, nous ne voulons pas y revenir. Mais il ya lieu d'examiner toutefois la question suivante qui est très importante el a été souvent controversée. La

rémunération donnée dans une œuvre d'assistance pär le travail est-elle un salaire où une aumône?

Si l’on prend une définition du salaire on voit

qu’elle peut être appliquée au cas qui nous occupe.

Le salaire, suivant M. Cauwès, est « une rémunération réglée à forfait, promise à l’ouvrier pour prix de ses services pendant un temps déterminé, ou pour prix de la confection d’un certain ouvrage à accomplir (4) ». Telle est bien la nature des allocations qui sont versées soit en argent soit en nature à l’assisté.

Mais si l’on considère les éléments constitutifs du salaire on remarquera que plusieurs ne rentrent pas dans la fixation de la rémunération dont nous parlons. Ainsi, la notion du profit que lon espère retirer du travail accompli, n’influe que d’une façon accessoire sur {a quotité de ce salaire, alors qu’elle ‘en est un des facteurs principaux dans les conditions normales.

Il en est souvent ainsi pour le coût de la vie de l'ouvrier. Cette œuvre dont nous avons parlé et qui ne donne qu'un salaire de 0 fr. 50 par jour, ne se préoccupe aucunement de cette considération essentielle, tant au point de vue économique qu’au point de vue charitable.

Si cette rémunération peut donc à la rigueur être appelée un salaire, il ne s’agit pas ici d’un salaire véritable, mais d’une forme mixte qui tient le milieu entre le salaire et l’aumône ; elle se rapproche de l’un ou de l’autre suivant la façon dont elle est déterminée et appliquée. Le secours accordé dans certaines œuvres où l’on travaille peu est presque semblable à l’aumône ; dans des ateliers plus actifs on pourrait presque croire à un salaire

1. Paul Cauwès. Cours d'Economie politique, Larose et Forcel, 1893, t. IIL, p. 21.

normal. Cette dernière forme est incontestablement préférable, puisque le chômeur coopère dans une large part à se sortir d’embarras lui-même et qu'il diminue d'autant le rôle et la charge de l’assistance. I n’y à d’ailleurs progrès véritable qu'autant qu'on s'éloigne davantage de l’aumône. L'assistance par le travail, pour atteindre son but, doit donc tendre à se rapprocher le plus possible des conditions normales du salaire.

La société profite-t-elle autant du développement des œuvres d'assistance qu’elle pourrait le faire de celui des ateliers de secours ? La réponse à cette question dépend surtout des travaux qui sont exécutés dans ces divers ateliers ou chantiers. La colonie de La Chalmelle accomplit une tâche d'utilité publique en fertilisant des terres incultes, aussi bien que les ateliers de charité de Turgot où l’on construisait de nouvelles routes. Les travaux de ce genre ont le mérite de créer des sources de richesse pour le pays et de ne pas faire une concurrence nuisible au travail libre. Malheureusement on ne peut pas toujours en dire autant des ateliers de travail industriel. De nombreuses plaintes se sont élevées contre eux, quelques-unes sont fondées (1).

4. Voici ce qu’on disait à ce sujet à la Chambre dans l’interpellation Vaillant du 23 février 1897... Vaillant : «: Un travail qui ne produit pas un effet utile correspond, somme toute, au travail des prisonniers des Workhouses, à un travail dégradant et ne correspondant pas réellement à ce qui doit être fait il faut un travail utile, profondément utile ».

M. Carnaud : « J'ai étudié cette question d’une façon particulière. Lorsque j'étais conseiller général de Marseille, j'ai combattu des subventions demandées par la Société de l’Assistance par le travail à notre conseil général, et voici pourquoi je l'ai

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De ce que le salaire n’est pas fixé dans des conditions normales, le rôle du prix de revient étant accessoire, il est possible de vendre à meilleur marché que. dans les magasins ordinaires. De là provient une concurrence désastreuse pour le travail normal, tant au point de vue de la production qu’au point de vue du salaire.

Quelques métiers sont devenus par ce fait inabordables aux ouvriers ordinaires ; le salaire y est tellement avili qu'un ouvrier, si laborieux qu’il soit, ne peut plus gagner sa vie. C’est le cas pour le travail des coterets. Autrefois, les charbonniers cassaient eux-mêmes ces petites buchettes, aujourd’hui ils sont obligés d’y renoncer, la concurrence des œuvres d'assistance par le travail ayant réduit à néant le modeste bénéfice qu'ils pouvaient en tirer. Beaucoup de clients, soit par économie, soit dans des

fait : parce que les corps publics n’ont pas de contrôle à exercer dans ces sociétés ; ils ne savent pas ce qui s’y passe etjai peur que ce soit une exploitation tout à la fois du riche et du pauvre qui s'y exerce ».

.……. « Ces margottins viennent faire concurrence à ceux qui sont faits par les petits marchands de bois ». « Du moment qu’on n’a pas de contrôle à exercer dans ces sociétés, il est certain que ceux qui sont à leur tête doivent faire des bénéfices sur les riches et sur les pauvres à la fois ». RAT «C'est un nouvel avilissement du travail qu’elles produisent. Vous savez que l'heure de travail n’y est payée que 0 fr. 25. N'est-ce pas avilir le travail que de payer à des taux aussi inférieurs ? Quel est celui d’entre vous, en effet, auquel il ne tienne pas à cœur de rehausser la dignité attachée au travail en lui donnant la juste rétribution qui lui est due, de façon que chaque citoyen l'aime de plus en plus, à condition pourtant qu'il n'annihile pas les forces de celui qui l'exerce ? Le surtravail est en effet une faute commise par la société qui l'autorise ».

intentions charitables, ont préféré s'adresser directement aux œuvres que d’avoir recours à l’intermédiaire de ces commerçants, de telle sorte que ces malheureux ont perdu beaucoup d’affaires et ont vu diminuer leur bénéfice sur celles qui leur restaient. Une pareille situation est désastreuse et montre avec quelle circonspection on doit agir toutes les fois que l’on fait travailler en dehors des conditions normales. Des cas de ce genre sont plus fréquents qu'on ne pourrait le supposer. Le Directeur de La Chalmelle, dont les rapports sont toujours empreints d’une très grande exactitude et d’une profonde sincérité, faisait remarquer qu’il avait souvent à lutter, dans le placement de ses hospitalisés, contre la rapacité de certains patrons

qui auraient voulu profiter de la situation précaire

des colons pour les engager moyennant un salaire moindre que le taux normal. Si M. Mallet ne veillait d’une façon toute spéciale au maintien des conditions ordinaires de placement, la colonie de La Chalmelle occasionnerait une concurrence assez sérieuse aux travailleurs libres et favoriserait, au moins dans cette région, un avilissement des salaires. Nous avons signalé aussi le cas de cette œuvre de province qui se vantait d’avoir pu obtenir du travail à faire pour les grands magasins de Paris, alorsque le salaire qu’elle donnait à ses assistées était beaucoup moins élevé que le cours normal.

Il y aurait donc à craindre, si l’on n’y veillait attentivement, que l'assistance par le travail n’arrivât à faire beaucoup de mal en cherchant à faire le bien. Heureusement, les personnes charitables et

éclairées qui-sont à la tète de ces œuvres prennent, “très généralement, de sérieuses et prudentes mesures pour éviter cet écueil auquel il faut toujours penser (1).

Mais tout en reconnaissant largement les nombreuses difficultés d'application, nous n’en devons pas moins conclure à l'excellence du principe de l'assistance par le travail.

L'assistance par le travail est un remède puissant contre les conséquences désastreuses du chômage. L'ouvrier, contribuant à mériter, à gagner le secours qui lui est attribué, se fait le véritable artisan de son assistance, qui perd alors ce qu’elle pourrait: avoir d’abaissant ou de déprimant. Il conserve l’habitude du travail et de l’activité, il évite les entrainements qui sont la conséquence de la paresse ou du désœuvrement. Il reste dans le milieu des travailleurs.

D'autre part, ce mode d'assistance est une précieuse « pierre de touche », ainsi qu’on l’a si souvent nommé, pour écarter tous ceux qui sont indignes de notre sollicitude et de nos secours. Les mendiants professionnels et les vagabonds fuient à la perspective d’un travail sérieux et régulier.

Enfin, entre ceux qui se maintiennent solidement dans la bonne voie et ceux qui sont irrémédiablement tombés, se trouvent ceux qui sont sur le point de glisser sur la pente de la déchéance finale ; pour

1. Le point essentiel est de ne jamais vendre moins cher que dans les magasins ordinaires et de payer les travailleurs le

plus possible sans toutefois dépasser le salaire courant pour un travail égal.

eux surtout, l’assistance par le travailestbienfaisante et réconfortante. Elle leur rend le courage et l’ha bitude d’une vie laborieuse et régulière, elle les soutient et les fortifie en attendant qu’ils puissent reprendre la lutte pour la vie : elle les arme pour ce combat et les soutient dans leurs premiers efforts. C'est une œuvre de relèvement économique et moral des plus fécondes. Il est à souhaiter que son action bienfaisante se développe et s’étende, et qu’elle puisse porter un secours de plus en plus efficace aux conséquences injustes de tant de misères si souvent imméritées.

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