‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 118 sur 229 · INSENSÉS · texte numérisé non relu

INSENSÉS

Il y a dans cet hôpital des loges pour les insensés qui y sont reçus en payant par la famille Soo^ de pension, et la famdle est en outre ciiargéc de l'entretien , à moins que la famille ne consente à payer /i 00^, et pour lors le Bureau est chargé de l'entretien. 11 y a ordinairement de /lo à 5 G personnes insensées. Ces personnes ne sont admises qu'après la visite faite par le chirurgien ordinaire en présence de deux administrateurs qui font leur rapport à Monsieur le Procureur général, chef de l'administration, et au Bureau pour constater l'état du nialade. Ce n'est que d'après le rapport, qui constate la démence, que la famille passe l'acte avec le Bureau pour s'obbger au payement de la pension.

Si l'esprit revenoit au malade, il seroit rendu à sa famille après la visite faite par le chirurgien et deux administrateurs.

Quoique le malade reste toujours insensé, la famille peut le retirer lorsqu'elle le juge à propos; le Bureau ne fait aucune difficulté de les rendre.

MALADllERIE.

11 y a aussi une maladrerie pour traiter les personnes du dehors attaquées de la maladie vénérienne , mais moyennant le prix convenu avec le chirurgien delà maison; ce prix ne peut être moindre de iG5*^ et le chirurgien en compte au Bureau.

11 n'y a que 1 U lits pour ces sortes de malades.

Les soldats suisses y sont aussi reçus et traités dans une chambre particulière, moyennant une légère rétribution de 3o*^ pour menues dépenses.

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