HOSPICE DES VÉNÉRIENS
souffrante, la Commission ne pout (|u'approuver les mesures qui ont été prises par toi pour la prompte exécution de ces réparations. Elle t'observe en même temps que, par sa lettre du 27 pluviôse dernier, elle t'avait autorisé, d'après ton rapport daté du 92 précédent, à faire réparer les conduites et réservoirs endommagés par les grands froids et dont le service importe essentiellement aux besoins des malades; ainsi, rien ne pouvant arrêter ces utiles opérations, la Commission est persuadée que tu les dirigeras avec le zèle et la célérité que leur urgence exige.
Salut et fraternité.
Copie conforme et minute ( -j p.), Archives nationales, F" 1 1G8.
RAPPORT DE L'ARCHITECTE DE L'HOSPICE DES VÉnÉRIENS, PROPOSANT LA RECONSTRUCTION DE LA MARGELLE DU PUITS DANS LE PROMENOIR DES FEMMES MALADES ET LA SUPPRESSION D'UN CLOAQUE.
'^5 âoréai an m.
HOSPICE DES VENERIENS.
Paris, ce 25 floréal an 3" de la République française, une et indivisible.
L'architecte dudit hospice représente à la Commission des travaux publics qu'il est urgent et nécessaire de reconstruire à neuf, en l'intérieur dudit hospice des Vénériens, dans le promenoir des femmes malades, la mardelle du puits, vu que celle actuelle, qui n'est construite qu'en moisonnaille , est dans un état de dégradation à ne pouvoir être réparée et en danger d'écrouler, ce qui pourrait exposer à danger, si elle n'était promptement reconstruite. Il est pareillement nécessaire, tant pour la sûreté que pour la salubrité dudit hospice (ce qui est demandé tant par l'économe que par les officiers de santé), de supprimer un cloaque à découvert attenant ledit puits, dans lequel vont s'écouler les eaux d'une pierre où les femmes malades font leur petite lessive ou blanchissage, qu'il en résulte plusieurs inconvénients : le premier est que les eaux portent à la destruction du puits et peuvent
011 gâter l'eau; le second, en ce que dans les «iudeurs l'odeur infecte desdiles eaux croupies cl savonneuses se répand dans les salles; troisièmement, les malades peuvent se laisser tomber dedans; que pour parer à ces inconvénients et notamment pour la salubrité do l'air, nous pro[)osons de faire écouler ces eaux par le moyen de gargouilles vers la conduite des eaux servant pour le trop-plein du réservoir général des eaux dudit hospice et à l'écoulement des eaux de la salle des bains des femmes, lesquelles eaux vont se perdre dans le clos, soit au puisard , soit au bassin d'arrosement
Ladite opération évaluée coûter la somme de d.()8i^ i o'.
Salut et fraternité.
(Signé) : Perdereal.
Orijjinal signé, Arcliivos nalion.Tlcs. K'^ iiGîS.
lettre de la commission des secours l'llillcs a celle des tua\al\ l'lbllcs, autoiusam l'e\éclt10> de divers ouvrages à l'hospice des vkne'riens.
•Ai} messidor an m.
L« Commission des secours publics nu.v citotjois commissaires composant la Commission des tntrau.v publics.
Paris, lo a() messidor. Tan 'à' de la Répubiiqne française, une el indivisible.
Nous avons reçu, citovens collègues, avec votre lettre du i 9 prairial dernier, des pièces concernant l'hospice des Vénériens et des ouvrages dans les caves et les cuisines, avec un devis estimatif que le citoven Perdereau, architecte, vous avait fait passer.
Vous avez pourvu à llnaltenlion de ce cito\en on nous renvo\ant à examijier son avis sur l'utilité des ouvrages et à juger de la dépense (jui forme le résultat de son devis. Nous avons vu l'exposi' des objets et les motifs d'utdilé (jui sont présentés tant par riHononie cpie par rarcliitecte.
La nécessité absolue et pressante d'établir une fosse dt> latrines à
HOSPICE DES VENERIENS. G5
la portée de ia première salle des hommes, a été (la cause) de la démolition d'un escalier qui conduisait aux caves adjacentes, qui par ce moyen sont restées comme condamnées et de nul usage.
Il faut un emplacement pour le charbon, qui, faute de local, occasionne des transports fréquents et dispendieux de la Salpêtrière aux Vénériens.
Il faut pareillement un dépôt convenable pour les légumes suscepti])les d'être conservés et qui, aujourd'hui surtout, sont d'une ressource infinie pour les subsistances des infortunés que la Nation soulage dans cet hospice.
Nous avons vu que ces deux locaux se trouveraient tout construits dans la cave de 70 pieds de longueur qui règne depuis la 2^ salle des femmes jusqu'à la seconde salle des hommes; nous avons vu que la séparation de cette cave en deux sera utilement opérée par les deux escaliers de face que le citoyen Perdereau a décrits dans son plan , et qu'il en résultera, outre les usages principaux, des avantages pour le service.
Nous avons également pensé qu'il était indispensable, pour la salubrité de la cuisine, d'y substituer, comme il est proposé, au lieu du pavé, le carrelage en pierres qui facilitera le lavage fréquent et l'écoulement des eaux. Nous avons en conséquence approuvé la dépense de 81,070 livres portées au devis pour (ce) double ouvrage, savoir : 8,901 livres pour le carrelage de la cuisine en pierres, et 22,169 libres pour les ouvrages relatifs à la disposition des deux caves et à la construction des deux escaliers.
Nous vous invitons, en conséquence, à ordonner des mesures que vous jugerez nécessaires pour l'exécution de ces ouvrages, dont nous croyons la dépense justement appréciée et l'objet utile tant à l'hospice qu'aux infortunés que la République a confiés à nos soins.
Salut et fraternité.
(Signé) : Dernieau.
Original signé. Archives nationales, F'^ 11 08.
lULlLIC 5AT10XALL.
TABLEAU DES CITOYENS ET CITOYENNES QUI COMPOSENT L'HOSPICE DES VIEILLARDS AU FAUBOURG DU NORD, N" 140, ET DE LA DEPENSE AN- NUELLE.
Octobre 1793-octobre 1794.