‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 177 sur 241 · livre, il en coûtera pour 3 mois 2,5 2 o · texte numérisé non relu

livre, il en coûtera pour 3 mois 2,5 2 o

11 se consomme par jour environ -77 livres de viande

à 1 7 sols la livre, produit pour 3 mois 6,890^ 1 0"

Il faut cent bouteilles de vin par jour, sans compter la consommation accidentelle des étrangers, pour

3 mois 1 1,260^

Les dépenses pour beurre, œufs, fromages, pour

3 mois à.-jhû^

Pour les légumes, à raison de 800^ par mois, pour

3 mois 9,/ioo^

Provision d'huile, d'épicerie, etc 800^

Pour le bois de la boulangerie, de la cuisine et les

différents feux, 80 cordes environ /i,8oott

Pour le charbon, 80 voyes /i8o^

Pour la chandelle , 3 0 0 livres pesant par mois .... 1,122^10' Pour le blanchissage, fixé à 270 livres, par mois.. 826^

Pour drogues pour les malades 900^

Des dépenses de première nécessité pour les pensionnaires à la charge de la Nation, comme tabac,

souliers, etc 62^^

Pour avoine et pour la nourriture de trois chevaux employés à la pompe qui fournit l'eau à la maison , et qui servent à l'approvisionner, avec leur entretien .... 1 ,500^

Pour raccommodage du linge 110^

Il sera dû, pour les trois mois de gages des personnes employées dans la maison, la somme de 1,2/16^

Total 38,52ott

Nous soussignés, administrateurs de l'hospice national de la Charité de Gharenton-Républicain, certifions que les objets ci-dessus désignés sont de première nécessité, pour l'entretien de l'hôpital et des différents pensionnaires, à Gharenton-Républicain, le 7 fructidor, l'an 2* de la République française, une et indivisible.

(Signé): Chanpodlot, Garnier, Boutron, Demetz.

Vu par nous, maire et officiers municipaux de Charenton-Répubiicain , ci-devant Charenton-Saint-Maurice, ce ta fructidor, l'an 2^ de la République française, une et indivisible.

(Signé) : J. Ruad, maire; Rdran, agent national; Rocsseau.

Vu par nous , membres du directoire du district du Rourg de l'Egalité , ce 1 6 fructidor, an 9* de la République, une et indivisible.

(Signé) : Girard, Delaitre, Labru'

RAPPORT SLR LA DEMANDE D'LN SECOURS PROVISOIRE DE 15,000 LIVRES POUR LA MAISON DE CHARITE DE CHARENTON, AVEC PROJET D'XRRETK.

Fructidor an ii.

La maison de charité de Charenton-le-Républicain demande un secours provisoire de i5,ooo livres.

Par un état de recette et de dépense , il est prouvé qu'au 1 5 thermidor il ne restait en caisse que ?>^q^ 16' h"^, somme insuffisante pour acquitter les dépenses nécessaires à l'entretien de lOf) individus qui composent cette maison, et qui n'a d'autres revenus que les pensions payées par les parents de ceux qui y sont renfermés pour cause de folie.

La maison de Charenton ne peut être considérée comme un hospice qui a besoin de secours de la Nation, c'est un pensionnat qui, avec ses seules recettes, doit acquitter ses dépenses, comme toutes les maisons de ce genre; il n'est donc pas nécessaire d'y entretenir h administrateurs, 2 officiers de santé et 26 employés aux frais de la République; cet hospice, comme maison de traitement pour la folie ou de refuge pour ceux qui sont atteints de cette maladie, doit être sous la surveillance simple du district ; sous ce premier point de vue il ne doit rien être accordé à l'hospice de Charenton , à titre de secours, mais il est une considération qui mérite une mesure particulière. Outre 35 individus attaqués de folie, qui payent des pensions dont le montant s'élève à 4o,85o^, il y a 26 imbéciles ou fous renfermés par

ordre de l'ancien gouvernement, dont les pensions ne sont payées par personne, les familles étant hors d'état de fournir à cette dépense. Il paraît juste de pourvoir aux besoins de ces 2 6 individus qui ne peuvent être rendus à la société ; cette charge doit être supportée par la Nation, après que leur état de folie et d'indigence aura été vérifié par le directoire de district ; la pension alimentaire peut être fixée à 5 00^ par année; elle serait acquittée tous les mois à compter du 1^' fructidor, en faisant constater par l'agent nationaU'existence de chaque individu. On propose en conséquence le projet d'arrêté suivant :

1" Le Comité des secours publics arrête que la maison de charité de (îharenton-le-Républicain ne sera plus considérée comme un hospice qui a droit aux secours de la Nation.

2° La commune du lieu aura l'inspection sur le régime intérieur de cette maison en ce qui concerne les 26 fous à la charge de la République. L'agent national sera tenu de certifier de leur existence tous les mois, pour obtenir des Commissaires aux secours le montant de leur dépense, fixée à 000^ par année.

3° Les honoraires, gages des officiers de santé, d'employés, des domestiques, ou frais de loyers seront à la charge de l'économe ou maître de pension de la maison dite de Charenton.

(Signé) : Marttgur.

Minutes (2 p.). Archives nationales, F'^ 259.

LETTRE DU DIRECTOIRE DU DISTRICT DE BOURG-L'EGALITE À LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS, Dl'cLARANT QUE LA MAISON DE CHARENTON A UN PRESSANT BESOIN DE VINS.

3 vendémiaire an m.

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