‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 20 sur 241 · BUREAU MILITAIRE. DEPARTEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

BUREAU MILITAIRE. DEPARTEMENT DE PARIS

Paris, ce i3 vendémiaire, l'an 3°.

Les quinze balles de soude mises en réquisition pour les hospices de Paris pourront être enlevées, lorsque les citoyens administrateurs le jugeront nécessaire, en m'indiquant toutefois le jour et l'heure, afin que je puisse me rendre sur le port avec le citoyen préposé à cet enlèvement.

(Signé) : Gambier.

Ecrire au citoyen Poizot, garde du magasin général des vivres à la maison des Elèves, et au citoyen Lordelot, dépensier du Grand Hospice, d'aller trouver le citoyen Gambier au Département et de se concerter avec lui pour l'enlèvement des quinze balles de soude.

Muiule, Archives nationales, F"' 2 58.

IMPniMEME NATION

RAPPORT À LA COMMISSION DES SECOURS , EXPOSANT LA NECESSITE' DE NOMMER UN QUATRIÈME ADMINISTRATEUR DES HOPITAUX ET PROPOSANT LA NOMI- NATION DU CITOYEN LE PREUX, ANCIEN MEDECIN DE L'HOTEL-DIEU.

li vendémiaire an m.

Après avoir pris connaissance de l'état des hôpitaux de Paris , du nombre de ces établissements et de la multitude des affaires, tant arriérées que courantes, qui concernent chacun d'eux, nous avons reconnu de plus en plus l'impossibilité de faire face à cette multiplicité de détails en restant fixés au nombre de trois. La Commission des secours doit observer que Paris comprend plus de ho hospices ou établissements soumis à sa surveillance, que précédemment un grand nombre d'entre eux, qui subsistaient de leurs propres revenus provenant de fondations, n'avaient recours ni à la Municipalité ni au Département, qu'ainsi l'Administration des hôpitaux avait d'autant moins de travail à supporter, que, depuis le décret qui a déclaré nationaux tous les biens des hôpitaux, ces nombreux hospices doivent être administrés comme les autres l'avaient toujours été, et qu'ainsi les fonctions de l'Administration se trouvent plus que doublées.

La Commission, précédemment nommée par le Département de Paris pour la surveillance des hôpitaux, avait été composée de cinq citoyens. Les détails de l'administration devant être beaucoup plus multipliés en ce moment qu'ils ne l'étaient à cette époque , il est facile de sentir qu'un bureau de trois citoyens ne pourra remplir ces fonctions. Cependant, pour ne pas augmenter, sans connaissance de cause , le nombre des agents et des places, la Commission des secours pourrait ne solliciter d'abord qu'une nouvelle nomination.

Nous devons ajouter ici que pour cette nouvelle place qui est absolument indispensable et dont le besoin devient de plus en plus urgent, il serait convenable de fixer son choix sur un médecin. La dernière administration avait établi des conférences réglées par mois pour déterminer tous les objets relatifs à la salubrité, cette partie formant une principale portion des détails d'administration des hôpitaux; le choix de

plusieurs officiers de santé ne peut que devenir très utile pour l'amélioration et la réforme de ces établissements.

Le citoyen Le Preux , médecin de Paris , très versé dans la connaissance du régime des hôpitaux, étant attaché depuis plusieurs années au service du ci-devant Hôtel-Dieu*'' et ayant été médecin en chef de l'armée de Soissons '^', paraît devoir fixer le choix de la Commission des secours; on s'est assuré qu'il acceptera sa nomination, si elle est agréée parle Comité de la Convention; nous pouvons ajouter qu'il est désiré par les officiers de santé du ci-devant Hôtel-Dieu, et nous ne pouvons que partager le vœu qu'ils ont manifesté à cet égard.

Mimit', Archives nationales, F'^ 2 58.

LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS AUX CITOYENS CHARGe's DE LA

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