‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 237 sur 241 · POSITION DE LA MAISON · texte numérisé non relu

POSITION DE LA MAISON

Au moyen de ce qu'il y avait en 1798 plus de pensionnaires qu'aujourd'hui, et d'un secours de 5, 000*^ accordé par ie Ministre de l'intérieur, la recette de ladite année s'est élevée à 89,378*^ k' 3''

La dépense à 88,3/»7^io' 9''

L'excédent de recette au 3i décembre 1798 était de. . . . i,025**i3' 6''

Audit jour 81 décembre 1798 les dettes s'élevaient à i3,08/»*^ 17' 9''

La recette du 1" janvier 179 4 (v. st.) au 1" thermidor, y compris un second secours de 10,000^ et l'excédent de recette de l'année précédente, s'est élevée à 80,687^ 19" •?'

La dépense pendant le même temps à 80,827^ 2' 7''

( y compris le payement de partie des dettes de l'année précédente).

De manière qu'au 1" thermidor il ne restait dans les mains de l'économe que 8 1 o^ 1 6' 7''

Audit jour les dettes se montaient à 9,700** h'

Dans cette position , il est instant de venir au secours de cette maison , pour qu'elle puisse se soutenir jusqu'à son entière suppression.

Les dettes étant déclarées créances de l'Etat, les fournisseurs doivent être payés comptant des fournitures qu'ils feront jusques-là; on demande une somme de 6,000** pour y subvenir.

On observe qu'il n'existe aucune espèce de provisions dans la maison et que le moindre retard dans le payement de la somme demandée peut entraîner les plus graves inconvénients.

Si l'on demande pourquoi il existe encore vingt-trois ci-devant religieuses, on répondra qu'en restant dans la maison et en subsistant à même ses revenus, elles ont porté nécessairement de l'économie dans les finances de la République, puisqu'en quittant elles auraient chargé le Trésor public de 1 3,238** 6' 8*, montant des pensions auxquelles ces citoyennes ont droit, et qu'il est constant qu'elles n'ont pas dépensé cette somme pour leur nourriture et entretien dans la maison :

5 à 700** 8,5oo**

2 à 4oo** 800**

Somme pareille 1 8,988** 6' 8^

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