‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 54 sur 241 · PROPOSÉS · texte numérisé non relu

PROPOSÉS

3o3,ooo**

Mais , attendu que le citoyen Lebrun s'est porté dans cet état pour un acompte de i 2,000^ sur ses honoraires qu'il fait monter par observation à 9 0,0 0 0^, et qu'à titre d'agent de la Commission cet architecte doit recevoir un traitement fixe, sur lequel, vu sa demande, il paraît qu'elle n'a point encore statué, jusque-là il convient d'ajourner cet article 12,000^

ce qui réduira le total à ordonnancer à 2 (j 1,0 00^^

On propose à la Commission d'ordonner que sur les fonds des 2 1 1 millions mis à sa disposition par décrets de la Convention nationale, il sera par les commissaires de la Trésorerie payé aux citoyens entrepreneurs dénommés au présent, sur leur quittance respective, la somme de 291,000 livres.

A Paris, ce 28 fructidor de l'an 3^

Minutes (2 p.), Arcliives nationales, F'"* 1 169.

AKRÊTÉ DU COMITÉ DES SECOURS PUBLICS, ORDONNANT LA RÉINTÉGRATION DU CITOYEN GUYRAUDET DANS L'EXERCICE DES FONCTIONS DE PHARMA- CIEN EN CHEF DU GRAND HOSPICE D'HUMANITÉ.

97 fructidor an m.

Le Comité des secours publics, vu la pétition du citoyen Guyraudet''', lequel demande à être réintégré dans la place de pharmacien en chef qu'il a occupé au Grand Hospice d'Humanité jusqu'au 9 prairial, époque à laquelle il a été désarmé et mis en détention; vu les deux lettres qui, depuis sa mise en liberté, lui ont été écrites par le citoyen Derniau, membre de la Commission des secours;

Le Comité des secours, considérant que l'innocence du citoyen Guyraudet ayant été reconnue par le Comité de sûreté générale, il a recouvré sa liberté en messidor et a été réarmé en thermidor '-' ;

('^ En l'an vu, le citoyen Guiraudet, tou- tout au moinsde gaspillage, dirigées contre

jours apothicaire en chef de THôtel-Dieu , lui dans une lettre du 3/1 vendémiaire.

fit imprimer un mémoire à l'adresse des (Imprimé, Archives nationales, AD xiv

administrateurs des hospices civils de Pa- 8.)

ris, au sujet des accusations de vol, ou ^-' La section de la Cité avait pris, le

Considérant que la justice et la loi, qui doit en être le plus ferme appui, veulent également que tout citoyen opprimé rentre dans la jouissance de ses droits;

Considérant enfin que nulle cause d'incapacité ou de négligence n'a été articulée contre le citoyen Guyraudet, arrête que le citoyen Guyraudet sera réintégré sur-lc-cbamp dans l'exercice dos fonctions de pharmacien en chef au Grand Hospice d'Humanité et charge la Commission des secours de l'exécution du présent arrêté.

Fait et arrêté au Comité, le 97 fructidor an 3.

Signé : Zangiagomy.

39 Iruclidor.

Le Comité des secours publics arrête que la Commission des secours est chargée de mettre sur-le-champ à exécution son arrêté du -i-j de ce mois sur la réintégration du citoyen Guyraudet à la place de pharmacien du Grand Hospice d'Humanité et d'en rendre compte de suite.

Fait et arrêté au Comité, le 29 fructidor an 3.

Signé : Zangiagomy.

Extrait du registre des arrêtés du Comité des secours, Archives natiouales, F'"'* 3 , fol. i5o v", i52 r".

22 thermidor précédent, la décision suivante louchant son réarmement :

listes do désarmement où il aurait été inscrit.

ff Vu la réclamation du citoyen Guiraudet, apothicaire et inspecteur en chef du Grand Hospice do l'Humanilé, tendant à obtenir son réarmement, sa mise en liberté définitive, du 96 messidor dernier, et l'attostation du comité civil de la section de la Cité,

Le comité arrête quele citoyen Guiraudet sera réarmé et son nom rayé, au vu du pré- Reçu l'oripinal

sent, sur tous registres, procès-verbaux et (juihaudet.

Copie conforme. Archives nationales, V' h^W"^.

Les membres, etc. (Signé) : Pieriskt, rapporteur; Pémartin, Cai-ès, Bebgoing, J. Mariette, Perrin, Bailleul, C.-Ale\.

YsABEAu, Boudin.

Pour copie conforme :

BoliRGIJIGNON.

LETTRE ET RAPPORTS À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS CONCER- NANT L'AMÉLIORATION DES SALLES DE BAINS DE L'HOSPICE DU NORD ET DES RÉPARATIONS INSTANTES DANS CELUI D'HUMANITÉ, NOTAMMENT LA RÉFECTION D'UNE DIGUE SERVANT À BRISER LES GLACES.

17 vendémiairG-3 brumaire an iv.

COMMISSION DES SECOURS PUBLICS

[1] Rapport de rarchitecle de l'Hospice d'Humanité de Paris sur la situation d'une digue en rivière de Seine, servant à briser les glaces et préserver les bâtiments en saillie sur l'eau.

Cette digue , appelée ordinairement cheval de bois, sert à recevoir le choc des glaces (]ui viennent se briser contre, et par là préserve les bâtiments des latrines qui sont en saillie et qui , par la direction de l'eau , ne pourraient résister à l'impétuosité des glaçons, surtout lors des dégels. L'extrême baisse des eaux a fait découvrir le mauvais état des bois, ils sont entièrement pourris à leurs pieds, les raoises et le chapeau sans liaison et dégarnis de ferrures , de sorte qu'il est impossible de consohder ce qui reste, ce qui a obligé à commencer l'enlèvement des bois pour ne pas l'attendi-e de la première crue d'eau , il est donc de toute nécessité de faii-e ce rétablissement pour préserver les bâtiments, et conserver la direction des glaçons dont l'encombrement pourrait occasionner des dangers, même pour la navigation. Je joins ici le devis des bois nécessaires à cette opération, la main-d'œuvre ne pouvant être fixée à cause de l'imprévoyance de la saison , mais il n'y a pas un seul moment à perdre, vu la crainte de l'augmentation des eaux, je prie la Commission de prendre mon rapport en considération et d'ordonner la suite des travaux pour obvier à tout inconvénient.

DEVIS

Total 22,35ott

Certifié véritable à Paris, ce 17 vendémiaire an h' de la République.

Signé : Lebron.

La Commission des secours publics à la Commission des travaux publics.

Le 26 vendémiaire de l'an 4" de la République française, une et indivisible. [2] Vous verrez, citoyens collègues, par les trois devis que nous

vous transmettons ci-joints, qu'il s'agit, d'un côté, de nouvelles dispositions à faire dans l'hospice du Nord, et de l'autre de réparations instantes dans celui d'Humanité.

L'économie qui doit résulter des changements à faire dans l'étahlissemcnt des hains existant au premier de ces deux hospices, est un motif assez puissant pour nous déterminer à en accélérer l'effet.

Mais c'est l'état inquiétant où se trouve la digue servant à hriser les glaçons et à préserver ceux des bâtiments du Grand Hospice en saillie sur la rivière, qui doit exciter toute notre sollicitude. La pourriture des bois, les moises et les chapeaux dégarnis do ferrure compromettent la sûreté des bâtiments que cette digue est destinée à défendre. On a été obligé de commencer l'enlèvement de ces bois, que la première crue d'eau aurait emportés sans laisser la possibilité d'y apporter remède. Il est donc de la plus haute urgence de s'en occuper, lorsque la baisse des eaux en laisse encore le moyen.

Les réparations proposées par le troisième devis sont également pressantes, pour ne pas exposer le service de la maison à souffrir de l'état où se trouvent les objets y énoncés.

Vous sentirez aussi vivement que nous toute l'importance des travaux qui font l'objet de ces trois devis, dont nous vous invitons en conséquence à faire ordonner sur-le-champ la plus prompte exécution.

Salut et fraternité.

(•Signé) : Dernieau.

RAPPORT A LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS

La Commission des secours publias envoie trois devis, dont l'un concerne de nouvelles dispositions à faire dans l'hospice du Nord, et les deux autres des réparations instantes dans celui d'Humanité.

Les dispositions relatives à l'hospice du Nord consistent dans le rétaldissemenl des deux anciennes salles de hains on le perfectionnement des nouvelles. Le citoyen Lebrun, architecte de cet établissement, fait voir par un état comparatif que le rétablissement des anciennes salles coûterait /i6,o^2^ 8' 8**, tandis qu'en se contenl;nit de perfectionner les nouvelles, il n'en coulera que ii,G6o^, ce qui produira une économie de 3 /i, 3 8.2^ 8' 8'', indépendamment de la consommation du bois qui sera beaucoup moins considérable, parce que les eaux de la nouvelle salle seront chauffées par un seul fourneau, tandis que les deux anciennes ont chacune le leur.

Le premier des deux devis relatifs à l'Hospice de l'Humanité a pour objet les

réparations à faire à la digue servant à briser les glaçons et à défendre les bâtiments du Grand Hospice qui sont en saillie sur la rivière. Les bois en sont pourris et les nioises et les cbapeaux de'garnis de ferrures. L'architecte Lebrun évalue les réparations nécessaires à une somme de 2 2,35o^.

Le second devis concernant le même hospice a pour objet le remplacement d'un poteau cormier servant au réservoir de la bonne eau , ainsi que quelques r^'parations indispensables à la pompe à cheval, le tout évalué dans le devis à 3,o5ott.

On propose à la Commission d'écrire au citoyen Lebrun que, d'après l'étal com- [)aratif de la dépense à faire pour rétablir les deux anciennes salles de bain ou perfectionner la nouvelle, elle adopte cette dernière mesure à cause de l'économie qui doit en résulter. On lui propose également d'autoriser cet architecte à faire remplacer à l'Hospice de l'Humanité le poteau cormier et réparer la ponqie à cheval.

Quant aux réparations de la digue, qui sert à briser les glaçdtis et à défendre les bâtiments du Grand Hospice qui sont en saillie sur la l'ivière, on propose à la Commission d'en charger le citoyen Bralle.

Ce 27 vendémiaire an à".

N". Il faut donner avis de ces mesures à la Commission des secours.

La Commission des travaux publics au citoyen Bralle.

Paris, le 1" brumaire an /i.

[3] Nous sommes inslruiis, citoyen, que la digue servant à briser les glaçons et à défendre les bâtiments du Grand Hospice de l'Humanité qui sont en saillie sur la rivière, est dans le plus mauvais état, les bois en sont pourris et les moises et les chapeaux dégarnis de ferrures. Les réparations à faire à cette digue étant des plus urgentes, nous vous autorisons à y faire procéder, en conciliant avec la solidité qu'elles exigent l'économie qui doit, plus que jamais, présider à tous les travaux publics. Vous voudrez bien nous rendre compte de vos opérations à cet égard.

L'hifrénieur hydraulique en chef du département de la Seine à la Commission des travaux publics.

Le 3 bruiiuiire, i'an à de la Républiquo.

[à\ En conséquence de la lettre en date du 1'' du courant, par la-

(|uellc la Commission me chargeait de faire pourvoir sur-le-champ à la réparation de la digue ou estacade destinée à garantir du choc des glaces la partie des bâtiments du Grand Hospice d'Humanité qui est en saillie sur la rivière, je me suis rendu hier sur les lieux et j'ai trouvé la besogne en train. Le citoyen Lebrun m'a dit y avoir été autorisé par la Commission , et c'est sans doute par erreur que sa lettre m'a été adressée. Salut et fraternité.

Bralle.

P. -S. J'attends l'autorisation qui m'est nécessaire pour faire délivrer au regard Jean le Rond, le pouce d'eau sollicité par l'administration du Grand Hospice d'Humanité, on a reconnu la possibilité de porter ce pouce d'eau au grand réservoir et même plus haut, s'il en était besoin.

Minutes (5 p.), Archives nationales, F" 1167.

RAPPORT DE L'INGÉNIEUR HYDRAULIQUE EN CHEF' DU De'pARTEMENT DE LA SEINE, PROPOSANT D'ETABLIR UNE POMPE À MANEGE SUR UN PUITS CREUSÉ DANS LES TERRAINS DE L' ARCHEVÊCHÉ POUR DISTRIBUER L'EAU DANS TOUS LES ÉTAGES DES HOSPICES D'HUMANITÉ ET DE L'ÉvÊCHÉ.

17 vendémiaire an iv.

L'Ingénieur hydraulique en chef du département de la Seine à la Commission des travaux publies.

Le 1 7 vendémiaire , l'an h de la République française.

[ij La Commission m'a adressé, le 6 du courant, l'extrait d'une lettre que lui a écrite le citoyen Lebrun, architecte des hôpitaux, et par laquelle cet artiste proposait, comme un moyen facile, de pourvoir de l'eau dont il manque le nouvel hospice qu'on établit dans les bâtiments de l'Evêché, de brancher sur la conduite qui passe dans le parvis, un tuyau qui prendrait l'eau délivrée jusqu'à ce jour au regard Jean le Rond.

Le citoyen Lebrun annonçait que ce regard fournissait autrefois

3 pouces d'eau à 3 particuliers qui n'en profitaient plus, en sorte qu'elle se perdait totalement par la décharge, lorsqu'on ne fermait pas les robinets, et il concluait de là que non seulement on procurerait à l'Evêché toutes les eaux nécessaires, mais encore au reste de l'Hospice de l'Humanité et ce sans frais.

Les renseignements que le citoyen Lebrun avait pris, l'avaient induit en erreur, le regard Jean le Rond n'a jamais reçu que 29 lignes d'eau qu'il distribuait entre k concessionnaires ci-devant chanoines. Des quatre maisons qui les recevaient, une jouit encore, les autres jouiraient si on avait fait à leurs conduites les réparations nécessaires, mais en attendant on a réglé le robinet de manière qu'il n'y a point d'eau en décharge et que conséquemment il ne s'en perd point. J'ignore si les trois maisons non jouissantes en ce moment sont devenues propriétés nationales, et si on peut disposer de leurs concessions, mais en le supposant, 2032/1 lignes d'eau seraient un faible et très faible secours pour les deux hospices, et il faut nécessairement recourir à d'autres ^moyens, si on veut qu'ils ne manquent pas de l'eau qui leur est indispensable.

1" moyen. — Un des moyens qui se présente le premier serait de prélever sur la distribution générale des fontaines du quartier Germain un pouce d'eau que l'en ferait refluer sur le regard Jean le Rond, et comme la cuvette qui y est placée n'est pas à une hauteur suffisante pour porter l'eau au réservoir de l'Hospice de l'Humanité , ou dans les étages supérieurs des bâtiments de l'Evêché, on pourrait piquer sur le tuyau montant de ce regard un tuyau de 2 pouces de diamètre, sur lequel on ferait les épreuves de la hauteur à laquelle l'eau de la pompe du pont pourrait s'élever naturellement, et à quelques pieds au-dessous de ce point pour conserver de la chasse, on placerait une petite cuvette particulière dans laquelle on verserait un pouce d'eau jaugé par un robinet qu'on pourrait ouvrir entièrement en cas d'incendie. Il ne s'agirait pour cela que d'établir une petite lanterne au-dessous du comble du regard et une échelle de meunier pour y parvenir, mais je ne dois pas dissimuler l'insuffisance et les inconvénients de ce moyen.

L'insuffisance tient à la vétusté et au mauvais état de la pompe du pont de la Raison, qui la mettent dans un état de réparations presque constantes et pendant lesquelles l'hospice ne jouirait point.

Les inconvénients se trouvent dans la faiblesse de la pompe qui pen-

dant un ou deux mois de l'été ne peut suffire qu'à un des trois quartiers de Paris qu'on sert alors alternativement, et dans les moments de disette, prélever un pouce sur le service des fontaines, c'est ajouter à la privation du public qui se plaint déjà trop justement de ne pas être suffisamment pourvu; pendant l'hiver, les grosses eaux ou les glaces interrompent encore le service de la pompe, en sorte que pendant k à 5 mois de l'année l'hospice n'en recevrait aucun secours.

Dans l'état actuel des choses on a recours à deux pompes, l'une très ordinaire et à bascule produit fort peu, l'autre composée d'une manivelle à deux coudes et placée dans l'intérieur d'une des piles du pont de l'Hospice de l'Humanité, peut produire davantage, mais il faut 1 0 à x^i hommes pour la servir, ce ne sont donc pas des pompes de cette espèce qui conviennent à un grand établissement.

2°moyen. — Jejiroposerais en conséquence de creuser un puits dans les terrains de l'Archevêché à quelques toises du bord de la rivière , d'établir une pompe à manège sur ce puits, et au-dessus du manège une bâche assez élevée pour distribuer l'eau dans tous les étages des, deux hospices.

Le citoyen Lebrun, auquel j'ai communicpé toutes ces réflexions et avec lequel nous avons examiné le local et les établissements de pompes et réservoirs existants, a adopté cette idée, nous avons trouvé un emplacement très propre à l'établissement du manège, et le puits que je propose aurait l'avantage de fournir de l'eau de rivière et de l'eau toujours linqjide.

J'attendrai la réponse de la Commission sur l'une et l'autre de ces deux propositions qu'on pourrait allier, parce qu'on ne peut jamais réunir trop de moyens de procurer à un aussi vaste hospice de l'eau abondante, pure etsalubre.

Salut et fraternité.

(Signé) : Bralle.

La Commission des travaux publics au citoyen Bralle, ingénieur li ijclraulique.

Paris, le 2 5 vendémiaire, an 4° de la République.

[3] La Commission, citoyen, après avoir examiné votre rapport du 1 7 de ce mois relatif aux moyens de procurer au Grand Hospice d'Hu-

maiiilé l'eau qui lui est nécessaire, vous invite à lui adresser le plus promptenient possible les plans et devis estimatifs de la machine hydraulique que vous proposez d'établir sur un puits qui serait creusé dans le terrain de l'Archevêché, à quelques toises du bord de la rivière. Vous voudrez bien aussi vous concerter, pour les constructions qui sont relatives à cette machine, avec le citoyen Lebrun, architecte, auquel elle vient d'écrire pour le même objet. Aussitôt que toutes les pièces concernant ce projet lui seront parvenues, elle s'empressera de prendre les mesures nécessaires pour parvenir, s'il y a lieu, à son exécution.

Original signé et minute (9 p.), Arcliivcs nationales, F" 1 167.

LETTRE DE LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS À L'AGENCE DES SUB- SISTANCES DE PARIS, DEMANDANT EN FAVEUR DU SIEUR GUENY, PLATRIER À LA VILLETTE, LE SON NECESSAIRE À LA NOURRITURE DE 12 CHE- VAUX OCCUPÉS AU TRANSPORT DU PLATRE POUR L'AGRANDISSEMENT DE L'HOSPICE D'HUMANITÉ.

9^ vendémiaire an iv.

La Commission des travaux publics à l'Agence des subsistances de Paris.

Paris, le a 4 vendémiaire, l'an 4" de la République.

Le citoyen Gueny, plâtrier, résidant en la commune de la Villette, vient, citoyens, de nous adresser une réclamation tendant à obtenir la quantité de son nécessaire à la nourriture de i 2 de ses chevaux occupés uniquement à transporter des plâtres pour les travaux de la République, notamment pour la construction des bâtiments destinés à l'agrandissement de l'hospice de l'Humanité; ce citoyen expose que le défaut des subsistances en son qu'il éprouve pour la nourriture de ses chevaux ne lui permet point de remplir ses obligations.

Cette demande étant certifiée véritable par les officiers municipaux de la commune de la Villette et par le citoyen Lebrun, architecte du Grand Hospice d'Humanité, nous vous invitons en conséquence à vouloir bien nous instruire de la quantité de son que vous croirez conve-

nable de fixer par chaque décade pour la nourriture des 1 2 chevaux du citoyen Gueny, sauf à lui à en acquitter le prix au taux du commerce f^\

Salut et fraternité.

Minute, Archives nationales, F'^iiÔY-

LETTRE DE LA COMMISSION DE L'ORGANISATION ET DU MOUVEMENT DES ARMe'eS de TERRE À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS, ACCOR- DANT TRENTE MILLIERS DE PLOMB POUR LES REPARATIONS URGENTES DE LA SALLE DES BAINS DE L'HOSPICE D'HUMANITE.

39 vendémiaire an iv.

La Commission de V organisation et du mouvement des armées de terre à la Commission des travaux publics.

Paris, le 29 vendémiaire, an i" de la République, une el indivisible.

Vous demandez à la Commission, citoyens collègues, par votre lettre du 1 7 de ce mois, trente milliers de plomb dont vous avez besoin pour des réparations urgentes à la salie des bains du Grand Hospice.

La Commission s'empresse de répondre à une demande qui intéresse autant l'humanité souffrante et vous fait en conséquence passer ci-joint le bon en vertu duquel vous pourrez faire enlever les trente railhers de plomb de son magasin des aciers, rue de l'Université.

Salut et fraternité.

Le commissaire des armées, chargé de l'artillerie et du génie, (Signé) : Benezech.

Original signé, Archives nationales, F'^ 1167.

C A cette lellrc est jointe la pétition du sieur Nicolas Gueny, plâtrier, accompagnéu d'une attestation de la municipalité de la Villetle et de l'architecte Lebrun.

LETTKE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, LA PRIANT D'AVISER AU MOYEN DE PROCURER L'EAU NECES- SAIRE AU GRAND HOSPICE D'HUMANITE PENDANT LES INTERRUPTIONS DE LA POMPE NOTRE-DAME, AVEC REPONSE.

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