L'assistance publique à Paris; ses bienfaiteurs et sa fortune mobilière
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Ses Bienfaiteurs
et
Sa fortune mobilière
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Ses Bienfaiteurs
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Sa fortune mobilière
MARESGOT DU TH1L.LEUL
Receuur d« rAdministration générale de rAsi.ikUDce Publique i ParîK.
Ses Bienfaiteurs
et
Sa fortune mobilière
État publié par ordre de M. G. JMESIUEUU
ArirîPD Uinistrc. Directeur de l'Administration {^ém-raU* lie l'Asbistauce l'nLliqae.
BERGEU-LEVUAULT ET G!? EDlTEjjriïS PARIS ] :vA.\'gV'
5, RUE DES UEAUX-AHTS, Ô { 18, RUE DE$"SlXCIS, 1(>
A Monsieur G. MESUREUR, Directeur de V Admini9tration générale de C Assistance publique, à Paris.
Paris, le 25 mai 190 J,.
MoXSlEirU LE DlRECTEirii,
Larlicle IS du décret du 15 nuccmbr*' 1805 partant rlmlvmeui d^adnnnislraiion publique pour Vorganisalion de iassistance à domicile à Paris, contient notamment la disposition suivante.
Les Budgets et les Comptes de chaque Bureau do bienfaisîince forment respectivement un sous-cliapitre spécial dans les budgets et les comptes de l'Administration générale de l'Assistance publique de Paris.
// résultait de ce texte VobUgation pour V Administration hospitalière d'établir la dotation de chaque Bureau de bienfaisance et de justilier de V origine de cette dotation. Cesl du moins ce qu'arait pensé Vun de ms honorables prédéccsiieurs, M. le Docteur Peyroti, et il avait bien voulu me confier ce travail ; mais il avait reconnu que les n\émes recherches devaient être faites en ce qui concernait la fortune de nos hôpitaux et Iiospices, absolument confondue avec celle des pauvres secourus à domicile, Voius avez désiré. Monsieur le Directeur, que le travail commencé fût rapidrment mené à bonne fin, et vous avez insisté avec énergie pour que les noms de nos bienfaiteurs fus^^ent enfin connus du public. Je suis heureux de vous remettre aujourd'hui les deux volumes qui donnent l'origine de nos biens mnbiliers, dont les pauvres do Paris sont redevables à Vinépuisable charité de leurs concitoyens.
Le /*' volume traite des hôpitaux, hospices, maisons de retruite et fondations hospitalières; le second s'applique aux pauvres secourus à domicile et aux fondations charitables dont ils profitent. Vous trouverez dans les deux volumes tous les renseignements désirables sur )i(ts bienfaiteurs et leurs œavres; noms, prénoms, lieux et dates de décès, dispositions testamentaire): ou
donations, dates des autorisations d'acceptalion. enfin détail et emploi des libéralités.
Permettez-moi, itn, Monsieur le Direrlenr général, quelques observations générales. Au commencement du siècle, notre fortune mobilière était insignifiante; les indigents de Paris po.sse.daient à peine 90.000 fr. de rente îi %, et les hospices ricils 4P2J)00 fr. : il ny avait alors en portefeuille aucune autre valeur mobilière,
Aujourdliui, les Bureaux de bienfaisance et les fondations qui en dépendent disposent annuellement, en rentes :î %, de LiJfMOI fr, et en valeur de 64.000 francs,
La fortune mobilière de nos hôpitaud\ hospices et fo^ulations hospitalières comporte un revenu annuel en rentes de 5.651.000 fr. et en valeurs de 39L000 francs.
Dans ces derniers chiffres nos grandes fo)ulali(ms figurent pour 1,9 iS. 000 francs,
L'Assistance publique a été sfmvenl attaquée, on lui a adres^ié des reproches sanglants, on Va accusée de thésauriser au détriment des pauvres ! Nos détracteurs reconnaîtront, en parcourant nos deux volumes, que, si notre Administration doit ce qu'elle possède au.r personnes généreuses qui Vont jugée digne d'être leur intermédiaire aujfrès de la classe pauvre, c'est à sa sage prévoyance que les malheureux so)d en partie redevables de leur patrimoine actuel ; car la plupart des libéralités qui le constituent auraient pu être immédiatement distribuées ; de plus, la capitalisation a perpétué le souvenir des bienfaiteurs. On constatera aussi que les volontés des fondateurs ont toujours été scrupuleusement remplies, puisque aujourd'hui encore nous exécutons des fondations qui renumlent au commencement du XVIP siècle.
Nous continuerons, avec vous. Monsieur le Directeur., Vœuvre de nos devanciers et notre dévouement aux déshérités inspirera, comme dans le passé, la conpmce des donateurs généreux qui s'inscriront à notre Livre d^or.
Veuillez ugréer. Monsieur le Directeur. V expression de mon respectueux dévouement.
Lt» Receveur de rAdiuiriistratiou générale do l'Assistance publique,
E. MAllESCOT DU TllILLEUL.
I. Rentes provenant de prix de ventes d'immeubles, capitaux, ETC l