FONDATION V' DAVAINE
V* DAVAINE (née Maria-Georgina-Forbes)
I>écédée en son domicile, à Garches (Seine-et-Oise), avenue Casimir-Davaine
le 15 juillet 1895
(Testament olographe en date, à Garches, du 7 février 1891, déposé pour minute à M« Huillier, notaire à Paris, le 19 juillet 1895)
D. T. — Ceci est mon testament.
Je soussignée, Maria-Georgina Davaine, née Forbes, ratifie pm*ement et simplement toutes les dispositions prises par mon fils dans son testament du quatre juillet dix-huit cent quatrevingt-neuf, je ratifie complètement le testament de mon fils, et tout ce qu'il a exprimé comme vœu et simple désir, doit têre exécuté comme l'expression de ma volonté.
Mon fils n'ayant pas spécifié, dans son testament à qui je devais donner ma propriété de Garches pour faire un asile, je donne et lègue ma propriété de Garches et tous mes terrains de Garches, la moitié de la fortune de mon fils et la moitié de la fortune que je laisserai à l'Assistance publique de la Ville de Paris, pour faire un asile pour recevoir des filles convalescentes ou faibles dé constitution, et de toute religion.
Elles ne devront avoir pas moins de quatre ans et pas plus de douze ans. Le nombre de ces enfants seront cinq, dix, quinze ou vingt enfants, selon les ressources que je laisserai.
L'asile portera le nom d'asile Casimir-Delavigne.
Pour le service de l'asile, je veux des sœurs de Saint- Vinçent-de-Paul ou des sœurs de la Compassion. Je veux que ma propriété garde l'aspect qu'elle a aujourd'hui, que rien en soit changé à l'extérieur de la maison ,ni à l'extérieur de l'annexe et je ne veux pas qu'on ajoute aucune construction ni à la maieon ni à l'annexe qui existe aujourd'hui.
Je veux que le jardin que mon bien-aimé fils a tracé reste ce qu'il est aujourd'hui, je veux que le rond des rosiers soit conservé et entretenu avec soin, ainsi que la Virgola avec des rosiers grimpants. Je veux qu'on conserve le pont rustique,
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Tescalier rustique et l'avenue des marronniers qui conduit i la route de Rocquencourt.
Dans le cas où l'Assistance publique de la Ville de Pans voudrait construire un bâtiment pour l'utilité de Tasile, je veux qu'il soit construit le long du mur et du treillage qui va du hangar et qui aboutit au terrain appartenant à l'Assistance publique de la Ville de Paris ou à l'hospice Brézin.
Dans le cas où des dons particuliers seraient faits à l'asile Casimir Davaine on pourra augmenter le nombre des enfants.
i^' > Arrêté de M. le Préfet de la Seine, du 10 janvier 1896.
Produit de la vente du mobilier et du compte d'admimstrttioi
(4.474 fr. 40+2.068 fr. 91), soit 6.533 31
dont il faut déduire droits de mutation et diverses dépenses, soit. 38.(>41 81
Déficit 32.108 dO
n a été recouvré en valeurs, savoir :
12 coupons des 30 % de mines de Maries ; 10 titres 3 1/2 % de rente u porteur, d'ensemble 0.637 francs.
Enfin. l'Administration est nue propriétaire de 3.500 francs de reati grevés de l'usufruit des deux sœurs de la testatrice.
Le déficit signalé plus haut a été comblé tant avec les revenus de 1» fofr dation qu'avec le produit de la vente d'un titre de rente 3 1/2 de 1.000 fruMS, en sorte qu'il ne reste plus que 5.637 francs de rente 3 1/2, réduits enZ\ à 4.833 francs, auxquels il v a lieu d'ajouter 48 francs de rente acquis avec le capital de bonification de 1 franc par 3 fr. 50 3 1/2 alloués par la conTeraon
Leis coupons des mines de Maries ont été vendus et le capital a «t^ employé à Tachât de deux rentes 3 %, l'une de 12.161 francs, l'antre à de 1.351 francs à capitaliser pour constituer le fonds de réserve de Ufon dation, s'élevant à ce jour à 1.474 francs.
L'Administration a exécuté les travaux d'appropriation nécessaires wn l'installation de l'orphelinat Davaine jdans la propriété léguée à cet ettet douze ieunes filles de 4 à 12 ans y sont entretenues ; eues sont cboisù parmi les convalescentes des hôpitaux d'enfants.