CHAPITRE VII
Les secours a domicile a Paris
{Suite et Fin)
I. Travaux de la Commission municipale. — Réponse aux Commissions
paroissiales. — Compte-rendu du 3i aoiit 1793.
II. Travaux de la Commission centrale. — Compte-rendu du 17 thermidor
an IV (14 août 1796).
III. Organes secondaires multiples. — Commissions de paroisse, Comités
de bienfaisance des districts et des sections. — Collaboration du clergé à Faction des Comités de district. — Les Jacobins Saint-Dominique. — Division en îlots. — Attributions des commissaires. — Pauvres honteux. — Les Capucins Saint-Honoré. — Assistance par le travail à domicile. — Plan général du district Saint-Magloire. — Le district des Mathurins et Dufoumy de Villers.
IV . Comités de bienfaisance des sections. — La Fontaine de Grenelle. —
Règlement du 8 janvier 1791. — La section de TArsenal. — Attributions des commissaires étendues par les lois révolutionnaires. — Réclamations. — Appels touchants. — La section de Bon conseil, la section des Lombards. — Budgets des Comités de sections. — Aggravation de la misère en 1794 et 1795. — Journées du 12 germinal et du i*' prairial. — Lassitude générale causée par la misère.
Après avoir exposé Torganisation de la Commission municipale, devenue Commission centrale de Bienfaisance, et celle des Comités de paroisse et de district transformés en Comités de section, il reste à indiquer comment ils se sont pratiquement acquittés de leur mission.
La Commission municipale a laissé plusieurs comptesrendus imprimés.
Le premier est un rapport du ii mai 1792. C'est une
l4<> L ASSISTANCE DE I79I A 179a
réponse aux (TÎHques et aux attaques de certaines commissions paroissiales, telles cjue celles de St-Germain-rAuxerrois el de St-Jacciues-le-Majeup. Ces attaques étaient marquées « au coin de la malveillance et remplies du poison de la plus noire calomnie. » La Commission municipale était accusée de néf^lif^ence, de partialité et même de dilapidations:
« On ne saurait s'accoutumer à voir tant de bureaux entretenus aux dépens des pauvres, où, chaque jour, se perd sans nécessité pour Tindigent ce qui servirait à nourrir des familles cnliéres, parce cpie, jus(|u'à ce jour, l'administration des pauvres avait été gratuite de la part des citoyens, parce que la plus grande économie doit en restreindre et régler Tadministration aux seuls frais indispensables \ »
Les demandes fornmlées par le « Mémoire apologétique » d(*s Commissions paroissiales étaient au nombre de cinq: « i" partage entre les 33 paroisses des aumônes et fondations en laveur des pauvres ; 2° réunion au sein de la Commission nuinicipale d'un député de chacune des commissions particulières ; 3" ordre de travailler au plan d'administration secourable demandé par la loi du *2o mai 1791, et d'admettre à la discussion de ce plan les députés des commissions particulières ; /{<> conservation des commissions paroissiales jusqu'à adoption el entière exécution du plan détînitif ; 5° mesures en laveur des tilles consacrées au service des malades, pour pourvoir à leurs besoins el les mettre à même d'exécuter la loi (pii supprimait les costumes religieux».
Ces demandes parurent assez raisonnables à la Commission nmnicipale. Mais elle fut blessée d'être accusée de prodigalité et de désordre.
« Depuis le 5 août 1791 jusqu'au i*-"^ de ce mois, vous êtes parvenus à recouvrer sans frais une somme de 378.684 livre%, répartie pro])ortionneIlement entre les 33 paroisses, sauf paiement des
I. Rapport fait à la Commission municipale de bienfaisance, par un de ses membres, dans sa séance du ii mai 1792. (Bibi. nat., Lb*** 128a ; Tourneux, BihliographiCf t. lU, n* 10077).