‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 36 sur 132 · Arch:nat., AF u*, 89, £*• laor», et lafj r · texte numérisé non relu

Arch:nat., AF u*, 89, £*• laor», et lafj r

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cause de la liberté » ; pour « la citoyenne Marie, qui a fait, pendant dix-huit mois, le service de volontaire dans les armées de la République » ; pour « 66 marins de Toulon et de Brest sans ressources » ; pour Abbattucci, « général corse, qui a eu ses propriétés pillées » : pour le citoyen Lecocq, « dont le fils, âgé de douze ans, a eu le poignet coupé par des soldats autrichiens » ; pour la citoyenne Bara, mère du petit tambour, c< qui a deux enfants aux armées et demande à cumuler son secours annuel avec sa pension de mille livres * ».

Vient ensuite le défilé des quémandeurs professionnels qui cherchent à spéculer sur la générosité du Comité en exagérant leurs infortunes.

En Tan II et en Tan III, le Comité a la disposition de lo.ooo livres par an qu'il distribue en secours de 5o livres. Le plus souvent ses libéralités sont légitimes ; parfois elles se trompent d'adresse. Qu'il secoure la veuve d'Asselin immolé par erreur à la Bastille, ou Desloges, bon pauvre à Bicétre, sourd et muet, l'ancien collaborateur du duc de Liancourt, ou Vosgien qui s'est cassé la jambe en tombant d'un bâtiment national, ou la citoyenne Rousseau, qu'on croit être la veuve de Jean-Jacques et « qui vit, accablée sous le poids de Tâge et d'infirmités », ces interventions se comprennent. Il est même naturel que, le 12 fructidor an III, il accorde des pensions de charité « aux ex-religieuses des maisons hospitalières supprimées ' ». Mais n'y a-t-il pas quelque outrance sinistre à pensionner la citoyenne Habille c< femme de l'exécuteur des jugements criminels de l'Ardèche » ', et quelque ridicule à indemniser le serrurier Gamain, qui se plaint c< d'avoir été empoisonné par le tyran Capet », ou la citoyenne Orelli, native de Suisse, employée à l'éduca-

1. Arch. nat., AF ii*, 42, f»» 6a r" et 68 V; 89, f« 161 r" et i83 v"; 41, r 18 p» ; 39, f 182 p"; 40, f"» 57 p- ; 4i, f 45 p'.

2. 4^0 livpes sont accopdées aux sexagénaipes et aux infirmes; 200 livres aux autres.

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