CHAPITRE QUATRIEME
groupe international, la Société internationale de charité ; son organe exécutif, le Comité des œuvres \ Il est le centre et le pivot de ce quadruple organisme : il y attire tous ses frères en philanthropie, tous ceux qui peuvent aider ou sauver ses œuvres, qu'ils s'appellent Trélat ou Ledru-RoUin.
Armand de Melun fut dans le parti catholique un de ceux qui accueillirent avec le plus de contiance la Révolution de Février ; il y fêtait la réconciliation du prêtre et de l'ouvrier. Les sociétés religieuses conduites par lui moine, le père Petétot, Tun des fondateurs de TŒuvre des pauvres malades, furent des premières à détiler devant le Gouvernement provisoire à THôtel de Ville ; le public crut à une manifestation fouriériste*. Le 25 février, Armand de Melun rendit visite au nouveau ministre de Tlntérieur : il venait lui demander de respecter les écoles de frères, et la Société de Saint- Vincentde-Paul : « Je le trouvai, dit-il, dans une vaste salle démeublée ; ceint de son écharpe tricolore et d'un grand sabre de cavalerie, il donnait des instructions aux commissaires qu'il envoyait dans les départements... Nous le quittâmes, ajoutet-il, plus contents de sa réception que de sa compagnie. Il nous tint parole : Ni nos écoles, ni nos œuvres ne furent inquiétées sous son règne éphémère ; il était réservé à un autre régime que la République, alors si radicale^ de porter atteinte à la Société de Saint-Vincent-de-PauP. »
La Société d'économie charitable salua avec enthousiasme la Révolution. « Le rôve de quelques-mis, disait M. de Melun en ouvrant la séance du 5 mars, est devenu le réveil de tous : les questions que les esprits les plus hardis reléguaient dans le domaine d'mie imagination aventureuse et d'une impossible spéculation, réclament une solution positive et une application immédiate *. »
« Cette révolution, ajoute le criminaliste Ortolan, n'est que le