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Nurses à New-York. Elles sont choisies parmi les nurses diplômées après 3 ans au moins de service hospitalier, spécialement entraînées au service social. Elles sont à l’école le matin, recherchent les malades, les suspects, les envoient ou les reconduisent dans leurs familles et vont les voir à domicile.
Elles sont institution d’État, et généralement soumises Ne à la direction d'hygiène de l’État.
La compréhension du rôle de FI. S. est sensiblement la même dans tous les autres pays où cette organisation existe. Partout elle a donné de si bons résultats que chacun de ces pays pourrait adopter pour lui-même la conclusion de Mary Sexal Gardner au sujet de l’Amérique : « L’I.S. n’est pas une expérience passagère, mais au contraire un rouage vital d’une de nos institutions
nationales les plus importantes. Par elles, les enfants
sont rendus physiquement aptes à recevoir l’éducation qui les prépare à leurs obligations futures. Par elle, les parents s’éveillent à la conscience de leurs responsabilités. Ils apprennent à connaître l'importance que présente la santé pour eux comme pour leurs enfants, et sont ainsi conduits à admettre les sacrifices qu’elle réclame. Aussi, l’I.S. aide à faire de lécole une institution qui développe le corps et l'intelligence de l'enfant en vue de leur assurer une existence utile. »
En France, on avait également compris depuis longtemps la nécessité de la création de la I S. comme collaboratrice du Médecin-Inspecteur.
Au Havre, depuis plusieurs années, sont attachées au Bureau d’hygiène, deux infirmières assumant le net-
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EYE > L J toyage des écoliers, la lutte contre les poux et la gale.
À Bordeaux en 1912, une initiative privée a fait des essais, malheureusement limités, maistres satisfaisants.
À Paris également quelques essais avaient été tentés avant la guerre, dans les écoles du XIV* arrondissement par Madame Alphen Salvador, fondatrice de l’école d'infirmières de la rue Amyot et dans le Il arrondissement par Monsieur A. Mesureur, directeur de l’école d'infirmières de la Salpêtrière. Ces services d’I. S. donnèrent des résultats remarquables mais on ne put conti-
nuer, faute de budget spécial.
Pendant la guerre, des initiatives privées ont repris à Paris cette importante question dans plusieurs arrondissements — (Ie — XII — XIIIe — XIVe — XVe — XVI etc...)
En mai 1918, s’est créé un nouveau groupe dans le XV: sous la direction de M®° Casewitz.
En 1918 également s’est fondé dans le 14° arrondissement le Centre d'hygiène scolaire de l’Institut Lannelongue, dont l'A. S. « est la véritable cheville ouvrière ».
Ce centre, situé au coin des rues Vercingétorix el
Crocé Spinelli, occupe un local peu étendu, comprenant
une salle d’attenté, une salle de pesées el de mensuration, et une salle de consultation renfermant les fiches médi-
cales de tous les élèves du groupe scolaire (école de.
garçons, de filles, et école maternelle avoisinante).
Le jeudi de éhaque semaine, le Médecin-Inspecteur voit au centre, les enfants, qui dès le premier examen fait à l’école ont présenté quelques anomalies (insuffi-
. sance générale de développement, troubles respiratoires,
me.) — végétations adénoïdes, adénites cervicales, adénopathies trachéo-bronchiques, troubles de la vue ou de l’audition) et qui de ce fait ont été pris en «surveillance » afin d’être examinés par les différents spécialistes, soit au centre même, soit dans les Hôpitaux ou Dispensaires voisins.
Au centre même en effet, fonctionne un service dentaire, une consultation oto-rhino-laryngologique, une consultation pour les enfants anormaux.
Avec l’assentiment des Parents, souvent même avec
eux, l’I. S. conduit les enfants dans les hôpitaux ou:
dispensaires, pour toutexamen complémentaire : radioscopie, consultation chirurgicale ou autre.
La fiche complète avec le diagnostic établi, il appartient à la famille, éclairée et dirigée par le médecin du centre, doublé de son I. S. de faire donner à l'enfant tous les soins nécessaires, soit par son médecin s’il en existe un dans la famille, soit dans les hôpitaux.
Ce qui avait été fait dans quelques villes et à Paris s’est étendu, et actuellement de nombreux départements possèdent une ou plusieurs communes où l'inspection médicale scolaire fonctionne avec lès I. S. soit nommées par les municipalités, soit appartenant à des œuvres privées. Ce sont :
PAisne : (7 villes avec leur secteur).
Les Bouches du Rhône : Marseille.
Le Cher : Bourges
L'Eure et Loir : Chartres et quelques communes.
Gironde : Bordeaux.
Isère : Grenoble, Vienne,
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