‹ L'Assistante d'Hygiène ScolaireChapitre 23 sur 27 · PAT ER PE PES · texte numérisé non relu

PAT ER PE PES

PAT NabfEn AS AMD dd

M DT SE Pare MR M CMP er PRE ea à Es ES 2 | FE + LT .

L4 : “ ; ART | pe

. À St-Etienne : le service médical scolaire a été institué sur les mêmes bases. à é

Gas .—

l ; A Rouen : c'est une Infirmière de l'office antituberculeux qui surveille, assistée de l’'Inspectrice départemen-

tale des Ecoles maternelles, la santé des écoliers ; elle est aidée par des femmes sans préparation spéciale mais \

qui font une besogne très efficace contre les parasites du cuir chevelu. Dans les écoles où fonctionne ce service,

les têtes des enfants sont rigoureusement indemnes de ÿ poux. ‘28430 Nous nous étendrons un peu sur un service dont 43 nous avons pu:voir le fonctionnement. L 7 Eu février 1919 fut créée à Nantes, une Ecole d'infir- A mières visileuses, à laquelle fut reconnue en juillet 1919, ES De la même valeur qu'aux Ecoles d’infirmières visiteuses e. de Paris, de Lille, de Lyon. # L’L. S. n'existait pas encore dans la ville, à cette épo- Re que, mais dès 1920 Madame le Docteur Pouzin-Malègue 2 #, demandait à M. l'Inspecteur d’Académie de faire un essai Se à dans deux écoles communales : une de garçons et une de e filles. Cette autorisation accordée, elle rendit visite, elles à même au Directeur et à la Directrice de chaque école. 4 Elle y trouva, dit-elle, un accueil très aimable et très favorable à lPessai qu’elle se proposait de faire. Une | autre visile personnelle, au Médecin Inspecteur de LS CR ces deux Ecoles, lui permit de voir que Putilité de PI. S. était {déjà comprise, et que Plnfirmière était désirée.

C’est à la rentrée de Pâques 1920 que PT. S. commença

son travail,

Fee

Dans le rapport fait par M le Docteur Pouzin-Malégue, .

en septembre 1920, nous trouvons les renseignements

; | suivants : | 1 =

« Les résultats acquis pendant ces deux mois 1/2 sont très ( « de l’école des filles ont été pesés, mesurés, et le résultat « de ces mensurations porté sur les carnets scolaires.

« De nombreux pansements ont été faits : des enfants ont «été conduits aux consultations ophtalmologiques, laryngo- « logiques, et au service dentaire. Tous ces faits ont Fe notés « d’ailleurs pour chaque enfant. É

«Pour cela, nous avons employé un registre dans chaque. «école. Sur chaque page, le nom de l'enfant est suivi de son «âge, de l'adresse de sa ARR et on signale à chaque date (où il passe devant l'I. S. ce qu'elle a constaté et ce qui a (été fait pour lui.

«L'Office Central des œuvres d'hygiène sociale a bien voulu eouvrir les quelques frâis qu'’entrainait cette petite A (organisation. Cela a permis de faire de ces deux écoles un « petit champ d'expérience, de voir le travail qui peut être

« demandé et fait par une I. S. dans une école, l’aide que

satisfaisants. Les 600 enfants de l'école des garçons, et 368.

« peuvent lui apporter, tout en s'instruisant elles-mêmes les

«élèves de l'école des infirmières visiteuses. On a pu voir

aussi les modifications et améliorations qu'il sera bon «d'apporter dans l'avenir pour régler de minutieuses ques-

«tions de détails, les relations entre enfants, familles, dis- « pensaires, médecins ».

En terminant, son rapport Me le Docteur Pouzin demandait à la Municipalité de la ville, de vouloir. bien

étudier l'essai qui venait d'être fait, considérer Putilité

de l'extension de cette expérience et donner les MR de la réaliser

En 1921, la municipalité de Nantes votait des crédits,

rt À UV

té

a pour l'organisation d'un corps dl. S., la création de | nouveaux poses d'infirmières et l'aménagement de salles Ro. d examen ou de pansement, dites infirmeries.

E À la fin de cette même année, Mme le Dr Pouzin-Ma- | lègue L'eope le DpRoE suivant :

= Bien que le service des I. S. soit de date récente puisqu'il a commencé à fonctionner dans certaines écoles le 4 oc Se dans d'autres le 15 et le 24 octobre, il semble intéressant de constater déjà les résultats obtenus dans cette période Ré d' organisation. ; Quelques chiffres rendront compte de l'activité des I. S. | Ron les 2 mois 1/2. ‘ | EE Quatre L. S. ont travaillé dans 11 écoles. ile - Elle ont fait aux écoles 215 séances.

Il y est venu 4486 enfants. he #À re 254 Représentant un total de 2175 présences.

(1978 enfants étant venus une fois, les autres plusieurs fois). = Ia été fait : 4315 pansements ; 204 soins de tête et soins généraux de propreté ; 36 visites à domicile. = Les Infirmières scolaires ont conduit :

+ Aux médecins des familles, aux dispensaires, à l'Hôtel

< Dieu : 75 enfants, Aux consultations ophtalmologiques organée dans les écoles : 161 enfants.

ES Le poids;la taille, le périmètre thoracique ont été notés sur

* i 1931 livrets scolaires.

Hi Les f S. ont assisté le médecin dans l'établissement de

# 779 fiches scolaires des écoles maternelles et classes enfan-

Re tines, - AN x É

Mais ce que les chiffres ne peuvent indiquer c'est la ma: nière dont les L. S. ont fait ce travail, et l’heureuse influence Pie qu elles ont pu prendre sur les enfants. L'Infirmière et la Fe salle de visite n’inspirent aucune erainte,et dans telle école,

EE Ta

toutes les fillettes se découvraient une petite plaie pour avoir l’occasion de se faire faire un pansement.

Les I. S. ont porté leurs efforts vers la propreté et leur travail a été pénible dans certaines écoles où des enfants vien-

nent dans un état de malpropreté extrême. La « chasse aux.

poux » a été particulièrement vive ; mais cette chasse n'aurait qu'un intérêt relatif si l'amélioration qu'elle apporte n'était que momentanée. Or, il n'en est pas ainsi. Les Infirmières s'efforcent de’ créer l'émulation entre les enfants, et les conseils donnés sont souvent mieux suivis lorsqu'ils sont en quelque sorte contrôlés par les petits condisciples.

S'il s'agit de garçons, les [. S. s'efforcent d'obtenir que les cheveux soient coupés ras ; quant aux cheveluresdes fillettes, les infirmières en font souvent elles-mêmes le nettoyage sérieux. Ce nettoyage n'est fait à l'école qu'avec l'autorisation des parents.

Voici le texte de l’imprimé qui sert dans ce cas à la correspondance de l’Infirmière avec les familles : (A)

At BCDIE 2 st EU ETS RE EPP NE RP Madame, 4 1 Nous avons constaté que votre enfant., ...: ,.......,

a besoin de soins pour ses cheveux,

Voulez-vous lui laver complètement la tête et les cheveux avec du vinaigre chaud et faire ce lavage trois jours de suite ?

Si vous n'avez pas le temps de vous en occuper, voulez- .

vous que nous nous Chargions des soins qui lui sont nécessaires ?

Veuillez avoir l'obligeance de nous répondre à l'envers de ce papier. | L'Infirmière Scolaire.

ji state got dent nds son Le

Let sr di)

En voici 2 autres lorsqu'il s'agit d'un examen spécial ; ou d’une opération qui semble nécessaire.(B et C)

LB . Ecole. ee AUDE PAU et der qi. Pons GES Te Modiue #

Nôus avons constaté que votre enfant. PRET LE (4): . + TR EN PR TT CAR RSR RAR à CS FRS ANG, Lire are Fe Fe 4 I serait nécessaire de le faire examiner par un médecin, Le F

Voulez-vous le montrer soit à un médecin de votre choix, soit à un médecin de la consultation de l'Hôtel-Dieu ou d'un dispensaire ? «

D Si vous n'avez pas le temps de vous en occuper, voulez-vous + \ que nous conduisions l'enfant à la onu IAUoE que vous ;

Le -indiquerez. s % |Yeuillez avoir l'obligeance de répondre À l'envers de ce Lan .

| papier. < à 5 Lo | , __ L'Infirmière Scolaire, 4 4 Les ECole..:2..% LE SA RE EPS 1 Or MNT RE D AE ù | Madame, Nous vous prévenons que le médecin qui a Cséminent votre enfant, conseille de... Ta ER AR TR Re TS #1

Voulez-vous vous charger de faire faire l opération ou

désirez-vous que votre enfant soit conduit par l'infirmière à APT pour y être opéré ?

Veuillez avoir l'obligeance de nous répondre et de signer ou bulletin ci-dessous. à

LEA | L'Infirmière-Scolaire, Fee consens SONO MOD ANRT Re sine diernsée Paye soit conduit par l'Infifmière-scolaire à,,:.:.:.:...14.:.......... ‘ = pour. A LA RRS Sr Met Pr BR EN rt

-(1) Ne pas porter de ANA mais signaler le symptôme qui attire | attention de l'i Fhoñrnièrs, ‘/

vent des réponses. Quelques-unes indiquent que la mère se

. soins de son enfant (travail de la mère hors de la maison,

. mais il s'est trouvé facilité par l'accueil trouvé dans les

On peut compter que sur dix lettres envoyées, neuf recoi-

chargera des soins, la plupart demandent à l'Infirmière de s en charger et expriment lés remerciements, la reconnaissance de la mère, qui souvent ajoute l’excuse du manque de

nombreux enfants, veillard infirme malade à la maison et demandant des soins constants, etc...)

Dans les visites à domicile, les [. S. rencontrent parfois ; quelques difficultés, surtout lorsqu'il faut faire comprendre > à une mère, l'indifférence coupable dont elle fait preuve pour la santé de son enfant ; mais en général, elles arrivent à obtenir les améliorations désirées. |

Le service des I. S, est absorbant, dur, pénible parfois ;

écoles de la part des directeurs et directrices si désireux de voir améliorer l'hygiène générale de l'enfant et qui font euxmêmes tant d'efforts pour obtenir des progrès dans ce sens. Tels sont les résultats obtenus en-3 mois. Ils auraient été plus importants, si la maladie n'avait frappé deux Infirmières, et interrompu par suite leur service. Mais déjà on peut escompter tout le bénéfice que retirerent non seule- È 5 ment les écoliers, mais les familles, lorsque le service des [. S. sera complèlement organisé et étendu à chaque école.

En 1924 on peut constater que sur 44 écoles communales que possède la ville de Nantes, 20 sont pourvues de ces Infirmières el 6 autres profitent d'I. S, “d'écoles

voisines. s En 1926 : 4 Ecoles ont une I. $. et 8 autres sont des-

S $ servies par les Infirmières voisines.

Les travaux sont en cours pour que toutes les Ecoles PARÉCRE qaes l'avenir ae Services de VE. ie Fe

Dans le rapport déposé par M° Thibout au nom de la Commission de l'Enseignement et des Beaux-Arts, il est.

. . r . 1 fait mention-des précieux services que peut rendre les I. S. (appelé ici : Assistantes d'Hygiène scolaire). « On

peut souhaiter en voir se développer le nombre, ajoute

M. Thibout, mais celui-ci est encore trop restreint pour

que l'on puisse introduire dans la loi, une disposition

obligatoire les concernant. x ‘à Mademoiselle re suriitendaiite au Ministère du Travail et de l'hygiène, répond avec juste raison, dans son Rapport fait au nom de la Commission des Assistantes d'Hygiène scolaire représentant « l’Union des grandes Associations Francaises ».

C'est donc uniquement parce que le rapporteur estime le nombre d'As. d'H. sc. encore trop restreint qu'il ne peut en

… demander l'institution par la loi. Mais il est certain que ce

nombre ne se’ modifiera pas sensiblement si les initiatives restent isolées ; l'insécurité des situations non reconnues par

la loi est la seule raison à « ce nombre encore trop restreint »

car le rôle même d'A. d'H.S. est très sympathique aux

jeunes femmes ou jeunes filles désireuses de se dévouer aux

“enfants.

Si PIS. devenait obligatoire comme on doit le sou- haiter, il serait nécessaire de créer de nouvelles Ecoles dans les régions ne possédant pas encore d'écoles d'Infir- - mières Visiteuses, de Puériculture ou d'Hygiène Sociale etscolaire. Ces écoles fonctionneraient de préférence dans les villes de Faculté ou d’Ecoles de médecine,permettant

+ AUX candidates de suivre facilement les cours théoriques, __et les stages pratiques, compris au programme.

Page 1