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ACTE-ACTE

Coordination. ,

Subordination .

Surordination..

Ressemblance..

Différence

Opposition . .

Les résultats de Bourdon et ceux de Münsterberg ne s’accordent pas entièrement; on voit cependant que la nature du test influe sur la forme associative. C’est un point dont il faudra se souvenir lorsqu’on sera appelé à interpréter les résultats d’expériences associatives. — Sommer, pour éviter cette influence disturbante de la nature du test, a proposé une unification des tests (Y. plus loin, p. 262).

C. — Si maintenant, faisant abstraction de la méthode ou de la nature des tests employés, on cherche quelle est la forme associative la plus usuelle, on verra que c’est la coordination. Zieiien ( b I, 5o), qui a expérimenté sur des enfants, fournit les chiffres suivants :

Coordination. . . 53,3 pour 100.

Subordination. . . 33,2 —

Surordination. . . i3,5 —

Les expériences de Jastrow parlent dans le même sens.

La subordination (visage-nez) est aussi en général plus fréquente que la surordination (nez-visage) \

Ransciiburg a trouvé que, chez les vieillards , ce sont les associations par coordination et subordination qui dominent, tandis que chez des jeunes gens , soumis exactement aux mêmes expériences, ce sont les associations par rapport prédicatif.

D. — Les plus intéressantes de ces recherches statistiques sont celles de Münsterberg qui, opérant sur 12 sujets, est arrivé à les répartir en trois groupes, représentant trois types intellectuels différents, suivant les proportions relatives des formes associatives ; je me borne à reproduire les résultats obtenus chez un sujet de chaque type, lorsque l’inducteur est un substantif :

T YPE :

COORDINATEUR

subordinateur

SURORDIN ATEUR

Réponse :

Subst. surordonné. .

— subordonné..

— coordonné. .

— dépendant. .

Adjectif

Verbe dont l’induc-

teur est sujet. .

Verbe dont l’induct.

est complé*. .

Aschaffenburg a calculé que les réponses étaient le plus souvent, quant à leur forme grammaticale, un

i. Trautscholdt était arrivé à un résultat contraire.

FORMES DE l/ASSOCIATION

substantif, puis un verbe, puis, moins souvent, un adjectif. Ces recherches n’auraient de la valeur que si la forme grammaticale du test était constante; mais cet auteur ne nous renseigne nulle part sur les tests qu’il a choisis.

E. — On a encore cherché à déterminer la communauté des réponses , c’est-à-dire combien de fois le même mot-réponse se répète: i° chez un même sujet : 20 chez des sujets différents.

i° C’est surtout lorsqu’on emploie la méthode des répétitions, de Kraepelin et Sommer, qu’il peut y avoir intérêt à examiner combien de fois le même mot se répète chez le même sujet. On peut en tirer certaines conclusions (surtout si l’on expérimente sur des malades) sur la richesse de leur imagination, etc. (Y. plus loin, p. 256) :

20 En comparant les réponses de plusieurs sujets différents, on peut voir quelles sont les communautés ou les diversités intellectuelles de ces sujets, et obtenir ainsi certains renseignements intéressants pour la psychologie individuelle (Jastrow, Nevers, cf. aussi Bourdon,

§ 5. — Influence de la fatigue et de la faim.

La fatigue, chacun le sait, rend le travail intellectuel non seulement plus difficile, mais encore plus mauvais. Dans ces dernières années, un grand nombre de travaux ont été entrepris dans le but de déterminer l’action de la fatigue sur divers processus psychologiques, tels que la faculté de percevoir, de faire attention, de saisir la forme d’un dessin, de lire, de Claparède. i4

l’association des idées

compter, d’additionner, d’exécuter des réactions plus ou moins compliquées à un . signal donné, etc. \ On a remarqué que la fatigue n’avait pas seulement pour effet de diminuer la vitesse de toutes ces opérations, mais encore d’en abaisser plus ou moins la qualité. Bien que toutes les opérations énumérées impliquent des processus associatifs, nous ne pouvons nous adresser à elles pour étudier l’influence de tel facteur sur l’association, car celle-ci n’est qu’un des rouages de leur mécanisme; ils impliquent aussi des processus perceptifs et moteurs, et il est assez difficile défaire la part qui revient à l’association proprement dite. C’est pour cette raison que nous n’envisagerons, dans ce paragraphe et dans les suivants, que les expériences d’association proprement dites.

Aschaffenburg est le premier et le seul jusqu’ici qui ait expérimenté directement l’influence de l’épuisement sur la qualité de l’association.

Expériences (/'Aschaffenburg. — Elles ont porté sur 6 sujets différents. Le sujet devait travailler toute la nuit, et était soumis toutes les 3 heures, à partir de 10 heures du soir jusqu’à 7 heures du matin, aune série d’expériences. Chaque série comprenait 5o mots-inducteurs monosyllabiques (Plus tard, l’auteur les remplaça par des séries de 100 mots bisyllabiques).

Voici les formes associatives obtenues chez un des sujets, K. :

1. Cf. les travaux de Kraepelin et de ses élèves dans les Psychologische Arbeiten; Binet et Henri, La fatigue intellectuelle, 1898; Hœpfner, Ueber die geistige Ermiidung von Schulkindern, Z. f. Psychol., VI; Ebbinghaus, Z. f. Psychol., XIII, etc.

INDUCTEUR

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