‹ L'Assurance Contre Le ChomageChapitre 37 sur 138 · ET MN · texte numérisé non relu

ET MN

La gestion des branches est surveillée par le Conseil exécutif et le secrétaire général de la Société.

La libre disposition des ressources qui leur appartiennent ne leur est laissée qu'avec l'obligation de se conformer à toute les réquisitions du Conseil.

Une mesure de solidarité étroite lie ces diverses branches. Les sommes en caisse dans chaque groupe doivent être en rapport avec le nombre des membres; c’est le principe de l’équalisation (égalisation),

Cette règle est absolue. Aussi arrive-t-il parfois qu’une branche plus fortunée qu’une autre se voit sur l'ordre de l’. utorité centrale privée d’une certaine somme fixée par celle-ci, de façon à rétablir l'égalité des branches entre elles.

Jamais l'exécutif ne voit un ordre de ce genre, si dur soit-il, désobéi.

Cette répartition constitue une des grandes forces de cette union qui a pu ainsi faire face à des périodes critiques ressenties surtout par certaines branches. En 1879, les recette. totales ne s'élevèrent qu'à 3,375,000 fr. (135,000 I. st.), alors que les seules dépenses de chômage montaient à 3,750,000 fr. (150,000 I. st.).

En dehors des grands intérêts au point de vue du placement des membres, ces branches ont entre elles une très forte solidarité qui permet aux moins éprouvés de soutenir des crises où sombreraient les avances des branches situées dans la région où le chômage sévit avec le plus d'intensité.

Certaines unions embrassent diverses professions relatives à des travaux de même genre.

Société amalgamée des menuisiers et charpentiers, amalgamated enginers (union des ouvriers exerçant des métiers relatifs à la méca-

nique).

de

Ces unions offrent de très sérieux avantages pour le placement des sans travail; bien qu'ayant des travaux similaires, elles ne subissent pas les crises de chômage aux mêmes époques, et l’ouvrier qui ne trouve pas du travail dans sa profession peut en trouver dans cette profession connexe, où les ouvriers chercheront à faciliter son entrée, afin d’alléger les charges de la caisse commune.

Pour faciliter le placement des ouvriers, les Unions ont organisé le secours de route (tramp benefit).

L'ouvrier sans ouvrage et ne pouvant en trouver dans la localité se transporte là où il croit qu'il lui sera plus facile de s’embaucher.

Afin de lui permettre d’effectuer ces déplacements, on lui alloue des secours qu’il touche en certains endroits, qui luisont désignés ; il y trouve en général le gite à bon marché ; le temps de séjour en chaque endroit ne peut dépasser un maximum estimé nécessaire pour avoir le temps de s'informer s’il n’y a pas de place vacante dans les ateliers du pays.

Ce mode de secours, très pratiqué autrefois, n’es plus guère admis aujourd’hui que par les métiers du bâtiment. S

Dans les autres unions grâce aux nombreuses branches et aux rapports sérieux établis entre elles, l’ouvrier ne se déplace que s’il est sûr de trouver un emploi ; les unions se contentent de lui avancer les fonds nécessaires pour son voyage.

Les mécaniciens et chaudronniers ont supprimé le #ramp benefit en 1884 et pratiquent l'avance des frais de transport que l’ouvrier doit rembourser sur ses salaires dans sa nouvelle situation.

re Les tramp benefit avaient donné lieu à des abus :

«Ces voyageurs se donnaient beaucoup de bon temps et festoyaient en joyéuse compagnie au club pendant que la femme et les enfants restés au logis ne s’en trouvaient pas aussi bien.» (Howel, Le passé et l'avenir des Trade Unions, p. 115.)

Mais pour les métiers du bâtiment où les ouvriers ne sont pas concentrés dans des ateliers, il est souvent bien difficile de savoir où s'ouvrent de nouveaux travaux. En outre les déplacements fréquents sont nécessaires. La création de rues, de chantiers publics, nécessite l’afflux des ouvriers; dès que les travaux cessent, il faut aller chercher du travail ailleurs; les secours de voyage forment par suite la principale source de dépense, quelquefois même l’unique dépense pour les Unions et l’organisation de la distribution de ces secours présente des caractères remarquables.

Voici en général comment ces services sont organisés :

L’ouvrier sans travail reçoit une carte de voyage analogue à une lettre de crédit donnant un droit de secours pendant 24 semaines. Chaque fois que l’ouvrier touche un secours, il en est fait mention sur ce livret qui renferme : certificat d'identité, signalement, etc., à la suite 12 pages indiquant les différentes adresses où seront payées les indemnités. Des postes de secours sont établis environ tous les 20 kilomètres, de façon que l’ouvrier puisse franchir à pied la distance qui les sépare. Lorsqu'il passe dans une grande ville, l'ouvrier a la faculté d’y demeurer plusieurs jours en se présentant successivement aux postes de secours qui s’y trouvent en nombre proportionnel à l'importance de la ville. L'union des menuisiers par exemple à à Birmingham 7 postes; la ville possède 500,000 habitants ; il y a des occasions multiples d'embauchage et il est nécessaire d'y accomplir un séjour plus long pour se rendre

"au

PR: AE comte de la possibilité de se faire employer. Au contraire, lorsqu’il arrive dans une petite ville de 1,000 ou 2,000 habitants, le sans travail peut savoir le jour même s’il y a une place vacante dans les ateliers du pays.

S'il parvient à trouver de l’ouvrage en un endroit, il est porté aussitôt sur les registres locaux de l’Union, comme membre résident, continue à payer ses cotisations et conserve ainsi tous les avantages.

L’amalgamated society of carpenters and jomers possède en dehors des postes de secours sur le territoire du Royaume-Uni, 39 postes aux Etats-Unis, 9 au Canada, 6 en Nouvelle-Zélande, 33 en Australie, 5 dans l’Afrique du Sud.

Les tailleurs de pierre, les briquetiers et les plâtriers paient (9 sh.), 11 fr. 25 par semaine à leurs membres sous forme de secours de route.

Grâce à ces organisations de secours sur place (Donation Benefit) ou de secours de route (Tramp Benefil), certaines unions anglaises ont pu réaliser une protection efficace pour leurs membres contre le fléau du chômage. Les cent principales unions ont, de 1892 à 1897, dépensé 63,430,768 francs, soit une moyenne de 10,600,000 francs par an. Avec les remarquables organismes dont elles disposent, il est aisé de comprendre le rôle efficace qu’elles ont pu remplir.

Malheureusement les bénéfices de ces institutionsne s'adressent qu'à une élite de la population ouvrière, appartenant à certains métiers demandant en général de réelles capacités professionnelles, ayant pour conséquence des salaires élevés et une forte cohésion dans les groupements.

On peut constater dans les divers tableaux que ce sont les ouvriers du livre, les ouvriers sur bois, les ouvriers en métaux, les

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ouvriers du bâtiment, qui ont obtenu les résultats les plus remarquables. D’après M. des Rousiers, dans l’industrie textile du coton, concentrée sur une surface d’environ 225 milles carrés, dans le Lancashire, les Unions, grâce à ce groupement, offrent aussi une sérieuse organisation; cependant, de leurs trois fédérations, seule celle des Spiners (fileurs), qui compte 20.000 adhérents, soit 95 °/, des ouvriers de la profession, possède une forte caisse de chômage; en 1894, ils dépensaient de ce chef 409.825 fr. sans y comprendre 5.975 fr. pour chômage à suite de lock-out (renvoi en masse des patrons) et 142.695 fr. pour indemnité de chômage résultant d’un accident survenu au matériel (fires and failures breakowns and stoppage) ; enfin ils avaient distribué 7.675 fr. aux émigrants, soit au total 566.170 fr. pour faire face à ces diverses dépenses. Malgré tous leurs efforts, ni les tisseurs (weavers) qui comptent cependant 76.196 unionistes, ni les cardeurs ne pouvaient réussir à imiter l’exemple des fileurs qui, seuls dans la profession, effectuent un travail rude mais bien payé.

Les Unions minières, si importantés dans le Royaume-Uni, présentent trois groupements bien distincts : celui du pays de Galles du Sud, le groupe du Nord-Est (Durham et Northumberland) qui a constitué la Miners National Union, enfin la plus importante, la Miners Fédération of great Britain qui groupe des éléments assez disparates recrutés dans les bassins du Yorkshire, du Lancashire Cheschire, des Midlands et de l’Ecosse. (Les mineurs Européens, Congrès 1897, Musée social, p. 338, et suiv. cire. août 97, série A). Chacun de ces trois groupements répond à des aspirations différentes.

La Fédération of great Britain cherche surtout la lutte contre le patronat et sacrifie les secours de chômage aux secours de grève, alors que le groupe de la National Union, très modéré, s'occupe surtout de l’organisation pacifique ; le chômage sévit d’ailleurs fort peu dans ses districts, et d’après M. des Rousiers il n’atteint même pas { °/, ; les secours ne sont guère distribués que pour accident à la mine ou réparation, les membres reçoivent alors un secours de

SAR AR 12 fr. 50 pendant 13 semaines et 9 fr. 40 les treize autres semai-

nes, plus 0 fr. 60 par enfant au-dessous de 12 ans et 2 fr. 10 pour le loyer.

Ces organisations obtiennent surtout leur maximum d'utilité lorsqu'elles peuvent former de vastes fédérations groupant un grand nombre d’Unions, mais cette entente est très difficile à obtenir; le rapport de 1897 (Bulletin de l'Office du Travail, mars 1899, p. 265) signale 124 fédérations comprenant 781,719 unionistes, soit la moitié de l'effectif des trade unions; six de ces fédérations absorbent 645,439 membres.

Si nous reportons notre étude sur les Unions de professions ne réclamant pas un savoir professionnel et sur les unions de manœuvres ou d’auxiliaires de toute sorte, les œuvres d’assurance contre le chômage n'existent pas en général, ou présentent des caractères si rudimentaires qu’elles ne peuvent rendre aucun service réel. La même observation peut être faite pour les métiers où la production n’est pas concentrée, pour les ouvriers travaillant en chambre, tels que les ouvriers du vêtement.

Cependant ces ouvriers sont les plus frappés par le chômage ; les statistiques montrent toujours pour les ouvriers sans savoir professionnel (unskilled) une proportion de sans travail au moins deux fois plus élevée que celle de métiers très éprouvés, comme les maçons par exemple, et leurs salaires ne permettent pas d’amasser des ressources suffisantes pour se mettre à l’abri du fléau.

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Quant aux ouvriers du vêtement, les morte-saisons et les caprices de la mode produisent des variations si grandes dans ces professions que le chômage est bien redoutable pour eux.

Les Unions d'ouvriers unskilled, par suite de cette impuissance même, ont tourné toute leur activité vers la lutte contre les patrons et ont créé ce nouvel esprit qui a pris le nom de Neo Trade Unionisme.

Plus de Benefit, plus de ces combinaisons basées sur la mutualité, une organisation permanente pour encadrer les éléments au moment des luttes et une agitation continuelle pour arriver à obtenir leur salut en dehors d'eux-mêmes. Cette tendance, si blâmée par les anciens unionistes et les partisans du self help quand même, s'explique assez aisément quand on considère les résultats obtenus, aussi bien par les Unions de « General Labourers, » manœuvres sans profession déterminée, que par les Unions de Dockers par exemple (manœuvres employés au chargement et déchargement des marchandises) chez lesquels existe cependant un esprit de corps assez sérieux.

Ces Dockers, d’après les renseignements que présente l'ouvrage de M. des Rousiers, possédaient en 1889 deux importantes Unions, l’Union des Dockers (Dock Wharf Riverside and General Labourers Union of Great Britain and Ireland) qui a son siège à Londres; et, l’Union nationale des travailleurs des Docks (National Union of Dock Labourers), qui a son quartier général à Liverpool.

L'Union des Dockers a acquis sa grande importance lors de la grève de Londres au mois d'août 1889, elle put compter jusqu'à 60,000 Dockers. ;

Née dans de semblables conditions, elle ne pouvait que se ranger

DES GI sous la banière du Neo Trade Unionisme et ne chercha qu’à constituer un fonds de grève. Elle a tenté depuis d'établir quelques benefit, mais devant la nécessité de payer les cotisations, les membres se retirent et l'Union voyait le nombre de ses adhérents réduit à 10 ou 12,000. On a attribué cette décadence au rôle politique socialiste de l'Union, mais en réalité les membres se retiraient pour ne pas payer les cotisations. Pour éviter de montrer sa décadence, la Société de Liverpool maintint comme membres 18 à 20,000 adhérents, alors que 8,500 environ seulement payaient leurs cotisations.

La diminution de l’effectif de cette Union est moins sensible, sa fortune ayant été moins brillante ; plus éloignée du centre de la grève elle ne put dépasser 30,000 adhérents. Bien qu'incorporée dans le Neo Trade Unionisme, elle n’a pas versée dans le socialisme et si les pouvoirs centraux ont pu quelquefois mériter ce reproche, les branches qui ont une existence absolument indépendante ont cherchée,

mais en vain, à constituer des benefits.

Les manœuvres des industries où <e présentent de si remarquables organisations, bien que possédant en quelque sorte une éducation professionnelle restreinte, sont rejetés par les ouvriers possédant ce savoir professionnel et forment des unions aux faibles ressources, incapables de constituer l’assurance contre le chômage.

Pour juger combien les grandes Unions forment des organismes restreints, il suffit de considérer l'Union des Amalgamated enginers, la plus libérale et la mieux organisée de ces grandes associations, dans laquelle a même pénétré, faiblement il est vrai, l'esprit du Neo Trade Unionisme.

Cette Union qui embrasse tous les corps d'état relatifs à la mécanique, et qui admet les machinemans (ouvriers manœuvres, surveil-

lants de machines, outils), n’a pas cependant une force numérique

HA QUES très grande, elle compte 95 °/, des mécaniciens dans les environs de Newcastle et à Liverpool ; à Barow, à Birkenhead, elle comprend à peu près tous les ouvriers ; mais à Manchester, l’un des principaux centres métallurgiques, les Unionistes ne dépassent pas 50 ©}, et à Newcastle 45 ‘/.. Le taux élevé de la cotisation, { sh. 6 d. à 2 sh. par semaine (1 fr. 80 à 2 fr. 50), ne permet pas à bien des ouvriers de s’affilier, et la décision qui a admis les machinemans n'a pu recevoir d'application, les salaires trop bas de ces ouvriers ne leur permettant pas de verser leurs cotisations ; en outre, les règlements de l’Union exigent un minimum de salaire fixé par les districts commitltees, afin d'empêcher la dépression dans le taux des salaires de la corporation ; à Manchester, un ajusteur pour faire partie de l'Union doit gagner 32 sh. (40 fr.) par semaine ; à Glascow, 30 sh. 4 1/2 (37 fr. 95) ; à Liverpool, 33 sh. (41 fr. 25). De semblables conditions assurent la prospérité de ces Unions qui forment en réalité une aristocratie dans le monde des ouvriers.

Le tempérament de la population est encore un élément important qui intervient pour empêcher l’organisation des institutions d’assurauce contre le chômage dans les unions.

En Irlande, l’industrie textile, qui comprend 50,000 ouvriers concentrés dans 80 usines, ne présente aucune organisation de Caisses de chômage, leurs efforts se concentrent sur les questions d’apprentisssage. Ils ont toutefois organisé une Caisse destinée à donner une prime relativement assez élevée à ceux d'entre eux qui, en émigrant, diminuent l’encombrement du marché.

LA Bien que présentant des avantages au point de vue de la concentration ouvrière, le taux très bas des salaires s'oppose à la réussite

d'organisation sérieuse (le coût de la vie est, il est vrai, peu élevé) ; en outre le principal élément de cette population de l'industrie textile est composé de femmes ; or, la femme Irlandaise, n'aime pas s'occuper de ces questions qu’elle regarde comme l'apanage des hommes Lyda-Dilke, l’organisatrice des associations de femmes, a tenté de syndiquer les ouvrières de Belfast; tous ses efforts ont abouti à une union de 400 membres sur 4.000 ouvrières environ.

Mais il est toute une partie de la population ouvrière, la population des ouvriers agricoles, très importante puisqu'elle comprend 750,000 individus, pour laquelle l’organisation de l'assurance contre le chômage semble ne pouvoir jamais être réalisée par les unions. Les ouvriers agricoles anglais dans les grandes exploitations sont cependant absolument détâchés du sol et forment une vraie classe de salariés ne possédant aucune terre, aucune exploitation leur appartenant, à côté de celle sur laquelle ils travaillent.

Ils sont donc soumis au chômage comme tous les salariés, et rien n’existe cependant pour les défendre même parmi la population syndiquée, qui, d’après M. Des Rousiers, représentait 1/4 des ouvriers agricoles.

Les unionistes peuvent à peine arriver à fournir des cotisations de 0.10 par semaine pour fairé face aux divers benefits ; il leur est impossible de constituer des caisses d'assurance contre le chômage qui sévit régulièrement de trois à quatre mois au minimum dans les exploitations rurales. La chute de la National Laboures Union, après la tentative de Joseph Arch, en vue d'organiser l'assurance contre la maladie et une caisse de retraite, vient de montrer combien il est impossible de demander un effort sérieux à ces unions d'ouvriers agricoles.

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ConNcLusION. — Les Caisses d'assurances contre le chômage, instituées par les Unions anglaises, offrent des organisations absolument efficaces pour défendre leurs adhérents contre le fléau du chômage, mais elles ne peuvent être instituées que pour une élite, et bien que leur action s’étende chaque jour, il semble à peu près certain que la majorité des salariés ne sera jamais appelée à bénéficier de leurs institutions.

Les conclusions qui se dégagent de l'étude des Unions anglaises se présentent dans les autres pays, avec cette différence que les résultats actuels sont bien moins importants, et que la réalisation des résultats obtenus par les trade Unions, semble ne devoir être espérée que dans un avenir plus ou moins lointain.

Les Unions ouvrières allemandes offrent cependant des résultats fort remarquables, qui les place sans conteste au second rang, au point de vue de l’organisation de l'assurance contre le chômage.

$ IT. — Allemagne.

Les Unions allemandes, d’après M. le Dr Schanz, sont établies sur trois types bien distincts.

Les plus importantes au point de vue des résultats et du nombre de leurs membres sont les Gewerkschaft (1). ensuite viennent les Gewerkvereine (2), enfin les

(1) Unions à tendances socialistes.

(2) Créées par Max Hirsch et Franz Duncker, à l’image des Trade Unions anglaises.

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