‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 56 sur 151 · Voir Bouché- Leclercq, L’Astrologie grecque, p. 3i · texte numérisé non relu

Voir Bouché- Leclercq, L’Astrologie grecque, p. 3i

4. De Medic., vm, 4g (édit. IL, p. 68) : Lacertam viridein cxcaecatam acu cuprea in vas vitreum milles cum anulis aureis, argenteis, ferreis et electrinis, si fiierint, aut etiam cupreis... post quintum vel septimurn diem [vas] aperies... anulis contra Uppitudinem ita uteris, ut non solum digito gesleniur. sed etiam oculis crebrius ndplicentur.

ô. De Medic., xxxiv, 100 (édit. IL, p. 3.'>7) : Nocte, cum videris stcUam quasi praecipitem se ad aliam partem Iransfercutem, eodem momenlo locum in quo verrucae erunt, quaeumqur re volneris deterge. prntinus omnesexcidml.

i/astrologie chez i.es gvli.o-romaias

filantes des pronostics sur le sens où doivent souffler les vents de tempête*.

Je ne sais s’il est permis de reconnaître un souvenir confus des prescriptions de l’iatromatliématique, ce système médical dirigé suivant les opportunités astrales, dans une formule indiquée à propos d’un remède contre la goutte. Marcel lus ordonne de composer, pour en frictionner les pieds du malade, une pommade dont l’élément principal est \e phlonios (bouillon blanc officinal) réduit en farine. Pendant tout le temps que l’on est occupé à moudre le phlonios, on doit répéter ; Sunwiuni caeluni, itna terra, medium medicamenlum^. On sait que les astrologues désignent la culmination supérieure et la culmination inférieure par les termes medium caelum et imum medium caelum^, en usage dans la détermination de 1 horoscope qui fournit des renseignements de toute sorte sur la maladie et la médication'*.

En somme, les recettes empiriques dont le Liber de Medicamenlis fournit une vaste compilation, ne présentent, pour ce qui est de l’astrologie, rien qui s’éloigne des banalités en crédit auprès des sorciers de village et des bonnes femmes de tous les temps et de tous les pays. 11 ne semble pas que les plebeii et les agrestes, qui vivaient à Bordeaux et dans les campagnes voisines au commencement du siècle, aient gardé pour en faire part à Marcellus grand’chose des secrets de cette astrologie gréco-romaine, inconnue au druidisme, qui avait été pratiquée dans le sud-ouest de la Gaule, vers 1 an 270, par Caecilius Argicius Arborius, le beaù-père du médecin Julius Ausonius, que l’ancien maître des offices de Théodose cite au nombre des illustres compatriotes dont il a usé pour la

Page 1