Lucain, X, v
Neenon Oceano pasci Phoebumque polumque Credimus.
l’astrologie chez les gallo-romains
L’autre cause possible des marées que Rutilius mentionne est d’ordinaire admise par les auteurs latins. Pomponius Me adit que l’on pense que la lune exerce une influence sur les marées (an lana causas tantis rnealibus praebeal); il constate ui même que les marées varient selon les phases de l’astre (ad orlLis cerle ejus occasusque variantur). Sénèque reconnaît 1 action puissante de la lune sur les marées^ et observe que leur force n’est jamais si grande qu’au moment des syzygies, c’est-à-dire quand le soleil et la lune se trouvent en conjonctions. Lucain dit que l’on voit une des causes des marées dans l’action de la lune sur les flots de la mer qu elle agite 1 line attribue le phénomène de la marée aux influences combinées
de la Lune et du Soleil^.
En somme, Rutilius n’emprunte aux doctrines scientifiques du stoïcisme que ce qui appartient depuis longtemps au domaine des opinions communes. On trouve dans VlUneranuni les généralités de l’astronomie poétique admises depuis Cicéron et Virgile; on ne peut y relever aucune trace de ces théories astrologiques familières aux lecteurs du Liber Eclogaram d’Ausone et aux spectateurs du Querolas.
Les Bénédictins reconnaissent un parent de Rutilius dans « Pallade, poète et philo’sophe d, né à Poitiers, fils d’Exuperantius, préfet des Gaules'^. Reprenant cette opinion, généralement abandonnée par la critique moderne’, M. Vessereau« attribue VOpus agricallurae'^ — composé de treize livres en prose ou sont énumérés les divers travaux à faire pendant les mois de