C. Manilius, Astron., IV, v
...onmia [signa] vires Cum certis sociant signis sub partibus acquis,
Et velut hospitio mundi commercia jungunt,
Conceduntque 'suas partes retinentibus astris.
Quam partem Danaae dixere decania gentes.
Danaae estune heureuse correction de Postgatc ; les manuscrits ont decanae ondeganae. Bentley avait proposé Graiae. — Pour les décans, voir Bouche-Leclercq, L’Astrologie grecque, p. 2i5 et suiv.
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BIBLIOTHÈQUE DES UNIVEHSITÉS DU MIDI
Dans le poème De Insitionibus, qui termine son Opas agricültarae, Palladius ne fait aucune allusion aux doctrines astrologiques. 11 n’accorde aucune puissance aux astres dont il indique la subordination au maître du ciel, qui dirige les courses sidérales, comme il a affermi la terre sur ses fondements et réglé le llux et le reflux de la mer*. Ce dieu unique, expression d’un vague monothéisme, admet au-dessous de lui la plupart des divinités de l’Olympe dont il est question dans les Géorgiqaes de Virgile : Bacchus, le dieu de Thèbes, ville d’Echion, le dieu qui porte le thyrse, protège la vigne^; Pallas est la déesse de l’olivier^ ; les bocages sont agréables aux Nymphes^. Aucun arbre ne subit l’influence des astres.
Mais, si dans le poème qui termine VOpus agricallarae, on ne constate que des banalités mythologiques sans importance, il est impossible de ne noter dans les treize livres en prose, comme le fait M. Vessereau, que « quelques rares points de contact avec les théories astrologiques du iv® siècle ».
Il convient de rechercher si l’origine des très nombreuses allusions astrologiques qui se trouvent dans l’œuvre de Palladius ne remoiïte pas plus haut que le iv® siècle. Les travaux agricoles étant déterminés par le cours des saisons et les révolutions des astres, il est naturel que, les auteurs de traités agronomiques aient été amenés à attribuer aux planètes et aux constellations une certaine influence sur la bonne réussite de ces travaux.
Le vieux Caton lui-même — qui interdit à son villicus de fréquenter Ics Chaldéens — prescrit de ne toucher au bois que dans l’interlune ou dans les premiers quartiers (nisi inlerrnestri lanaque dimidiala) ; il assure que les sept jours qui suivent la pleine lune sont l’époque la plus favorable pour déraciner les arbres 5; il veut que l’on fume les prairies,