‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 98 sur 151 · Corpus, vol. XXIII, p. aog-aii · texte numérisé non relu

Corpus, vol. XXIII, p. aog-aii

f). Cypriani ad qucmdam senatorem ex. christiana religione ad idolorum servi-

lutem couversum {Corpus, vol. XXlll, p. 237-a3o).

7. Voir Corpus, vol. XVI, p. 483, à !’« Index Scriptorum quos Victor aut respexit aut imitatus esse videtur», la liste dos principairx passages de la Grnesis ^ont on trouve le souvenir dans les trois livres de V.ilethia.

BIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITES DU MIDI

On S accorde à reconnaître dans « Claudius Marins Victor, orator Massiliensis », poète de VAlethia, le « Victorianus, rhetor Massiliensis », qui est cilé par Gennade, et qui, au dire de l’auteur du De Viris illuslribus, « moritur Theodosio et Valentiniano regnantibus ». Théodose II a régné de 4o8 à 45o; Valentinien III, de 4a4 à 455; Claudius Marius Victor est donc mort entre 4 24 et 45o>.

L’Alethia est un poème en hexamètres qui se compose de trois livres précédés d’une Precatio (126 vers). Le premier livre (547 vers) raconte les faits bibliques de l’origine du monde à la chute d’Adam; le second (558 vers), de la chute d’Adam à la fin dujiéluge; le troisième (789 vers), du sacrifice de Noé jusqu’à la destruction de Sodome inclusivement. UAlethia comprend donc dans ses trois livres la mise en vers des chapitres i-xviii et*xix, versets 1-29, de la Genèse. Il est probable que nous ne possédons pas le poème dans son intégrité puisque Gennade parle de quatre livres qui commentaient la Genèse jusqu’au verset 8 du chapitre xxv, « a principio libri usque ad obitum Patriarchae Abrahae^ »

La Precatio ne dit rien des hérésies astrologiques; l’auteur, qui destine son ouvrage aux élèves de l’école où il enseigne, se propose d’être utile aux jeunes gens dont il a mission de former le cœur et l’esprit 3. C’est à leur usage qu’il essaie d’adapter l’essentiel des enseignements contenus dans les livres saints. Dieu est absolument bon, il ne fait rien sans cause; mais l’homme doit se résigner à ignorer la raison des actes divins'*. Le but du poème fait comprendre pourquoi le poète imite très librement le texte dont il s’inspire : par exemple, il supprime la généalogie des patriarches^, dont le

1. Voir Ebert, Hist. littér., p. Sga-SgS; — Teuffel, Geschichte der Rômischén Literatur, s 464, 5-7 ; — Gamber, Le Livre de la Genèse, p. 8-17.

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