‹ L'astrologie grecqueChapitre 125 sur 360 · III · texte numérisé non relu

III

Xpwi (Y)

Epiemu

Epremu

Epbna

IV

Xixpon (X>)

Omot

Omor

Homoth

VI

Apou (:=;)

Oro

Ovoasoer

Oroasoer

Cratero

Asturo

Astiro

VI

Tepis

Amapero

Tepisatras

VIII

Acha

Athapiat

Archatapias

Tepibui

Tepabiu

Thopibui

Uiu

Aatexbui

Atembui

ccvriii 135

ï Désigne les décuns du papyrus CXXX. — 'Désigne les wpos

xoroi du papyrus XCA

ils sont au nombre de 38 contre 30 décans. En effet, l’année commence par un vide au Bélier et finit par un vide au bout des Poissons : l’alternance des vides et des pleins est également rompue entre le Taureau et les Gémeaux par la contiguïté de deux décans; entre les Gémeaux et le Cancer, entre la Balance elle Scorpion, par la juxtaposition de deux vides b Nous avons encore affaire évidemment à quelque superstition égyptienne. Le cercle zodiacal porte peut-être là la marque de deux coupures — ou soudures, comme on voudra — qui correspondent l’nne au commencement et fin de 1 année égyptienne (lever de Sothis), l’autre au commencement et lin de l’année chaldéenne ou astronomique. On dirait que les adaptateurs du système, trouvant la coupure faite à la mode égyptienne, ont applicjué le même procédé au point où la mode chaldéenne plaçait la ligne de démarcation entre l’année finissante et 1 année commençante. Quant aux deux vides contigus entre la Balance et le Scorpion, c’est fantaisie pure ou erreur de copiste.

Quelle utilité avait-on pn imaginer au large vide ménagé entre les Gémeaux et le Cancer? Voulait-on donner une sorte d’élasticité au cercle et pouvoir y insérer des génies protecteurs pour les 5 jours épagomènes de l’année vague, ou, au besoin, pour le jour intercalaire de l’année fixe ou julienne? C’est un problème que nous pouvons laisser sommeiller, avec tant d’autres, qui ne sont ni plus solubles ni plus intéressants Il est prudent de renoncer

1. L’alternance des vides et des pleins — sauf les quatre exceptions visées ci-

dessus — est maintenue : mais tel signe a 3 vides, autant que de décans, et tel autre (6g n)j K) en a 4, tandis que deux signes (<q, et >») n’en ont que 2. Le nombre des loci (vides et pleins) compris dans un signe varie ainsi de 5 à 7. De même pour l’étendue respective des vides et des pleins, la somme des vides- dans un signe variant de 7 degrés (>^) à 17 ()f X); la somme des pleins, de 13 (K ié) à 23 (^) degrés. Les signes les plus pleins sont, en ordre décroissant, 44 <51 'cf 69 23 Q ; les plus vides, T K nj m. La

somme des parties pleines (207) et des parties vides (155) dans le tableau ci-dessus dépassant 360 de deux unités, il y a lieu de corriger certains chiffres, peut-être les deux nombres exceptionnels X (<5l) et 9 (T).

2. Je n’ai nulle envie de reprendre à mon compte les spéculations de R. Lepsius [Einleil. zur ChronoL, p. 121), qui retrouve dans la somme des 36 décans et des 38 loci vacui 74 divinités rencontrées dans les tombeaux des rois tbébains. Ces divinités seraient des demi-décans (î) iç xal vptixovxa i) 5 iiï X acrta ; xoéxtov. Jambl., Mysl., VIll, 3) affectés, 72 aux demi-décades ou pentades de l’année (360 jours), 1 à la pcntade des épagomènes, et 1 au jour que l’on aurait dû intercaler tous les quatre ans (?). 11 est bien étrange qu’on ait senti le besoin d’un génie protecteur pour un jour qui n’existait pas, puisqu’on ne le comptait pas et que l’on préférait laisser le commencement de l’année « vague » faire le tour du cercle dans les 1461 ans (1460 années juliennes) de la période sothiaque.

LES DÉCANS ÉGYPTIENS

à chercher des raisons à ce qui n’en a probablement pas d’autres que la fantaisie des astrologues et le besoin qu’ils avaient de tenir leur clientèle sous la fascination de l’incompréhensible. Ce serait de la naïveté que de confronter les tableaux de Firmicus avec une carte du Zodiaque pour voir si d’aventure les parties notées comme « vides » ne correspondraient pas à des endroits dépourvus d’étoiles ou de recommencer le môme examen sur les listes d’IIéphestion de Thèbes, qui, lui, ne connaît point de vides entre ses décans, tous taillés à la mesure exacte de 10 degrés, mais cite par leur quantième, dans chaque signe, des « degrés brillants » (XaixTipaî poTpat), dont le nombre varie de quatre à sept. L’idée de noter des parties « brillantes » ou pleines ou vides dans les constellations zodiacales a pu être suggérée par la contemplation du ciel, mais il y a fort à parier qu'en fait ni les unes ni les autres n’ont été prises dans la nature. Des gens qui attribuaient un sexe — et nombre d’autres propriétés ‘ — à chaque degré du cercle n’en étaient plus à compter avec la nature.

Firmicus semble dire que le système des décans avec pleins et vides vient de Néchepso et Pétosiris, mais que ceux-ci l’avaient laissé « enveloppé d’ambages obscures ». Cela expliquerait assez bien que Manilius en ail eu connaissance, mais ne l’ait pas compris, et aussi qu’il en ait retenu des bribes dont il a fait usage à sa façon, c’est-à-dire hors de propos. Il a, lui aussi, un tableau de parties non pas « vides », mais mauvaises [damnandae), et mauvaises pour des raisons qu’il s’ingénie honnêtement à trouver : excès de froid ou de chaud ou d’humidité ou de sécheresse Mais d’où viennent ces défauts de nature, et pourquoi sont-ils ainsi distribués? C’est le secret de la divinité, qui a daigné révéler le fait Pour arriver à celte conclusion, le poète aurait j^u s’épar-

1. Cf. do,ns Ig Cod< Pcivisin, 2419 les cho-pitres intitulés IIîpl p,oipwv ocppsvwv

xal OTiîiE'.wv lispl [xoipwv AaixTcpoiv xal cxotsivoiv xal a x t w S w v xal

xoûcpwv -zw Çwôtwv — Ilcpl EÙTU/WV -jLoipwv (fol. 71 F. -72 r.), etc. Les

Arabes, outre ces degrés ténébreux, ombreux ou fumeux, connaissaient des degrés colorés en vert, en jaune, humides, secs, indifl’érents, débilitants, etc. et semaient des trous ou <( puits » {'po.vtBS pulculcs - cppeaTialai. Salmas., Pretef.^ f 6) dans le Zodiaque (cl. .lunctinus, p. 24-27, qui donne des tableaux d’après Albumazar et le Fraler Britannus).

2. Manil., IV, 411-499. Il aborde le sujet aussitôt après avoir exposé son sjstème des décans, mais sans dire qu’il y ait un lien quelconque entre les deux questions. Il use d une transition banale : Nec salis est signis dominantia discere signa | Per denos numéros, et quae sint insita cuique, | Sed yroprias partes ipsas spectare rnemento.

3. Adjussu loquendian est \ ...Ostendisse deum nimis est, dabit ipse sibimel [

gner la peine de faire un circuit à travers le vocabulaire de la physique. En tout cas, son système est optimiste; car sur 3G0 degrés, 70 seulement sont à craindre, tandis que les degrés vides de Firmicus, tout aussi redoutables, montent à plus du double.

Après tout, c’est peut-être Manilius qui suit le mieux la vraie tradition. La répartition des parties bonnes et mauvaises, brillantes ou obscures, pleines et vides, qui sèment d’accidents et de trous le pourtour du Zodiaque, à la façon des « puits » du jeu de l’Oie, a dû naître indépendante du système des décans qui n’auraient pas été appelés « décans » s’ils n’avaient occupé chacun un arc de 10 degrés. Le mélange des vides avec les décans

Pondéra (437-44Ü). Voici, pour l’édilicalion de ceux qu’intéressent les arcanes, le tableau des 'partes damnandae de Manilius et des Xa[xitpal [xoTpat d’Héphestion. Peut-être y trouvera-t-on l’origine de quelques superstitions concernant l’heur ou malheur attaché à certains quantièmes (sujet abordé plus loin, ch. xiii). 11 m’est impossible d’apercevoir un rapport quelconque entre les « degrés brillants » et les étoiles cataloguées par Ptolémée aux livres Ylll-lX de VAlmageste. Ce n’est pas de l’astronomie, mais de l’astrologie.

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