Op. cit., p
substance d'homme, bien plus, substance de Pierre, substance de Paui, telle, qu'un seul des éléments anatomiques d'un individu quelconque suffirait à déterminer l'individu tout entier. Est-ce le microscope ou la balance qui révèle cette loi? Non, mais la théorie l'exige. Réduction du phénomène de l'hérédité à celui de l'assimilation : cela encore est nécessaire, puisque l'assimilation est la seule caractéristique des êtres vivants... Hypothèses gratuites, que les critiques les plus modérés ont appelées ingénieuses ».
Ce n'est pas ici le lieu de discuter la valeur de mes théories de l'hérédité ; j'ai répondu à des critiques plus serrées ; ce que je veux signaler, c'est le mode de discussion, qui, pour atteindre le monisme, attaque une théorie d'un moniste. La question fondamentale du monisme : « Y a-t-il des pensées qui ne s'accompagnent pas de la modification de quelque chose de mesurable ? » est une question actuelle, indépendante de toutes les considérations historiques qui peuvent nous expliquer l'état actuel du monde ; elle n'a aucun rapport avec la question de l'origine des espèces. J'avoue que, ne pouvant me résoudre à accepter, avec certains dualistes, le dogme de la création, j'ai trouvé de grandes joies dans mes essais d'explication partielle de la formation de l'homme d'aujourd'hui ; j'avoue que, maintenant encore, et malgré les critiques qu'elles ont soulevées, mes théories me donnent toujours
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bes^ucoup de satisfaction, mais, je le répète, elles n'ont rien à voir avec la question du monisme. Le monisme pourrait être établi sans que rien de ce que nous voyons autour de nous fût expliqué. Il ne faut pas croire qu'en relevant une erreur des Lfimarckiens ou des Darwinistes, on attaque le principe d'évolution ; je Tai fait moi-même, et bien souvent, et cela ne m'empêche pas de trouver dans la théorie évolutioniste, indépendamment des méthodes suivant lesquelles elle est appliquée dans le détail par chaque savant, une explication très satisfaisante de cette « harmonie de la nature » qui provient uniquement de l'adaptation progrès* sive de tous les êtres vivants à ce qui est,