‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 223 sur 269 · NOMBRE MOYEN · texte numérisé non relu

NOMBRE MOYEN

dlieures

de pluie

par jour

en général.

de pluies

par

jour

en général

de pluies

par

jour

de pluie.

On remarque dVbord sur ce tableau que la hauteur de pluie en général, par heure ou par jour, est la plus grande en été. L^ordre des mois est le suivant: août, juillet, juin, septembre, mai, octobre, avril, février, novembre, mars, décembre, janvier.

La durée moyenne des pluies a été estimée en divisant la durée totale des pluies de toute la période par le nombre de ces pluies. C'est vers les mois de mars et de février que les durées des pluies sont les plus longues, et elles diminuent à mesure qu'on s'éloigne de ces époques. L'ordre des mois est le suivant: mars, février, avril, novembre, décembre, septembre, octobre, août, janvier, mai, juin, juillet. En rapprochant ces résultats de ceux des deux colonnes précédentes on peut dire, en général, que les époques de Tannée qui donnent les pluies les plus abondantes sont, par compensation, celles dont les pluies ont la plus courte durée.

Le nombre moyen d'heures de pluie par jour en général mérite également de fixer notre attention. Les valeurs calculées dans la cinquième colonne du tableau précédent rindiquent d'une manière assez régulière, comme on peut le voir sans peine. Il pleut en été, terme moyen, pendant un peu plus d'une heure et demie par jour, et pendant près de trois heures et demie en hiver.

Notre savant maître et ami le directeur de l'Observatoire de Bruxelles a eu également l'ingénieuse pensée d'observer spécialement l'heure du commencement habituel des pluies. Le résultat ne manque pas d'intérêt. L'heure moyenne pour le commencement, est à peu près midi et demi ; et pour la fin, 3^,52» de l'aprèsmidi. Ces heures se maintiennent assez bien pendant tout le cours de l'année.

C*est de 2 à 3 heures après midi qu'on a compté le plus de pluies : ce résultat, même malgré la faiblesse des nombres, se confirme pour le printemps. Tété et l'automne ; les nombres relatifs à l'hiver semblent moins concluants. Cependant si, au lieu de prendre les heures séparément, on les groupe par trois, de manière à partager le jour en huit parties, on trouve une loi facilement saisissable et qui se confirme presque sur tous les mois pris individuellement. C'est de midi à trois heures du soir que les pluies commencent le plus fréquemment, quelle que soit a saison ; cette loi est plus prononcée en été qu'en hiver, et c'est à peu près à

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douze heures de distance, ou bien de minuit à. trois heures du matin, que se présente le minimum.

D'après ces résultats on voit que :

10 Le nombre des pluies présente un maximum entre midi et six heures du soir, et un minimum au contraire entre minuit et six heures du matin ; les deux autres périodes donnent des valeurs moyennes, à peu près égales, entre ces deux valeurs extrêmes.

2<> On obtient des conclusions analogues pour le produit des pluies comprises entièrement dans un intervalle de six heures : le maximum s'observe de oiidi à six heures du soir, et le minimum de minuit à six heures du matin.

3° Le produit total des eaux tombées classe ainsi qu'il suit les périodes où les pluies ont commencé : midi à six heures du soir, six heures du soir à minuit, six heures du matin à midi, minuit à six heures du matin.

40 Les quantités de pluie qui tombent le jour, entre six heures du matin et six heures du soir, sont un peu plus grandes que celles qui tombent la nuit, entre six heures du soir et six heures du matin. Mais de midi à minuit, la prépondérance des pluies est très-manifeste, tant pour leur nombre que pour leur produit.

En résumé, il pleut davantage la nuit que le jour, et inversement il pleut plus souvent de jour que de nuit. Cette double remarque a été faite également par Bérigny, à Versailles, et par d'Hombres-Firmas, à Alais (Gard), pour trente-cinq ans d'observation.

Les relevés faits pour chaque heure du mois à l'Observatoire royal d'Angleterre par M. Glaisher de 1861 à 1867 montrent que les pluies les plus fréquentes arrivent :

En hiver pendant les six heures qui précèdent et les trois heures qui suivent midi ; — au printemps pendant les trois heures qui suivent midi ; — en été pendant les trois heures qui suivent six heures du soir, et en automne pendant les six heures de l'après-midi.

Les pluies les moins fréquentes arriveraient au contraire : En hiver pendant les trois heures qui précèdent minuit; au printemps de six à neuf heures du soir;— — en été de six heures du matin à midi , et en automne de neuf heures à midi.

Une dernière remarque sur la vitesse des gouttes de pluie.

11 n'est personne qui, voyageant en chemin de fer et observant un peu, n'adt remarqué que la pluie en tombant trace des lignes obliques très-inclinées lorsque le train est animé d'une grande vitesse. En effet, en supposant que les gouttes de pluie tombent verticalement en réalité — ce qui a lieu lorsqu'elles sont assez lourdes ou que le vent est faible — la fenêtre du compartiment produit en se déplaçant un effet facile à apprécier. Une goutte qui paraît par exemple vers le haut du bord antérieur de la fenêtre, ne tracera pas une ligne verticale parallèle à ce bord, mais une oblique résultante de deux forces composantes : \^ la vitesse propre de la goutte ; 2° celle du wagon. Si la goutte était immobile, la ligne projetée par elle derrière la vitre serait horizontale. Ordinairement cette ligne, en la supposant commencer à l'angle supérieur du rectangle qui marche le premier, vient couper le côté vertical opposé vers le bas. La distance de ce point au sommet de l'angle supérieur représente la vitesse de la pluie et le côté horizontal celle du wagon. Le rapport de ces deux lignes î donne celui des vitesses. Celle du train étant connue, l'autre se détermino facilement. Par ce moyen aussi simple qu^in* génieux, le commandant Rozet a trouvé que la pluie tombe en moyenne avec une vitesse de 11 mètres par seconde, vitesse bien faible, si Ton songe à la hauteur de chute.

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