L'ÉLECTRICITÉ
trées, la marche des nuées sur nos vallées et nos montagnes, défi:a^ent également des quantités variables d'électricité. Il y a orage lorsque cette élettricité des nuages^ au lieu de s'échanger et de s'écouler tranquillement, s'amoncelle en certains points, se condense, salure en (juelque sorte les nuées, et finit par éclater brusquement pour se réunira l'électricité négative amoncelée en même temps soit sur le sol, soit dans d'autres nuages.
Les grands orages nous arriNcut tout formés de l'Atlantique; ils [)roNienn(Mil des eycloiuîs, et les nuages qui les portent sont généralement h une lijiuleur supérieure à 1000 et 1500 mètres, marchant du sud ouest au nord-est^ sans paraître dérangés parle relief du sol français. Les orages secondaires^ qui se forment dans nos contrées uu'Mues, soûl portés |)ar des nuages dont la hauteur est inférieure à la précédente et |)arfois même rasent presque le sol, si bien (pTils subissent son inlluiMice, ne passent qu'avec peine par-dessus les monlagiies, et sui\ent les \allées, auxquelles ils distribuent sans j)areim(Miie les coups de foudre et les averses de grêle.
La foiniation des orages est précédée d'une baisse lente et continue du baromètre. Le calme de l'air et une chaleur éloufTante, (|ui tient au mau(|ne d é\aporation de la surface de notre corps, sont des cir/oustances tout à fait caractéristiques. Les variations de rél:it t'h'ilricjne tju sol et de l'atmosphère, d'ailleurs jointes aux précédentes, agissent puissamment sur notre organisation. Une anxiété singulière, indépendante de toute crainte motivée, s'empare de certaines constitutions nerveuses, qui font de vains efforts pour s'en défendre. C'est surtout dans ces circonstances que Ton reconnaît coud)ien sont intiuuMuent liés le physique et le moral de l'homme.