‹ L'attaque du moulinChapitre 15 sur 52 · ACTE l'Il EMIEIl · texte numérisé non relu

ACTE l'Il EMIEIl

Les grands blés mûrs délriiils, los avoines foulées, Sous l'enragé galo[) des ijôlcs fouaillées,

Oui traincnl les canons.

Les toits incendiés, le sang et le pillage,

Tous les travaux anéantis.

La mort du pauvre inonde et le deuil au village...

Ah! la guerre, je la maudis!

Vous les avez connus, vous tous, mes deux grands fils, Jean, Antoine, tous deux si vaillants à l'ouvrage,

Kt pleins d'un si mâle courage,

Quand la guerre me les a pris !

Je les revois encor dressant leur haute taille...

Ils sont tombés dans la même bataille.

En un moment, tous deux, la mort les a Fauchés. Je ne sais même pas où leurs corps sont couchés... Oui, la voilà, la guerre!

LE TAMBOUR, rondement.

Eh! bonne dame, N'en faut point tant dire de mal.

La guerre, ça réchauffe l'âme !

On cogne dur, c'est un régal!

F]h! sans doute, y a de la casse!

lAlais, quand on vous taquine, quoi?

Qu'on vous ci'ache l'injure en face, Y f'rait beau voir qu'on reste coi!

(Levant le vono, vers Dominique et Françoise.)

KnI'ants, à vous d'abord! Puis, achevons le verre, Pour les autres, qui vont se battre à la frontière!

MEULIf:R, DOMINIQUE ET TOUS LES HOMMES.

Rien dit, tambour!

FRANÇOISE, à Dominique, inquiCle.

Ah! toi, tu ne partiras pas!

LAirAOLE DU MOULIN

DOMIMÛCE.

Je suis Flamand, c'est vrai; mais qu'un jour passe L'ennemi par chez nous, qu'un danger te menace, Oh! alois, tu verras!

MERLIER, p.» TOCS,

Allons! à table, enfants!... Tambour, encore un verre. Pour les nôtres qui vont se ballre à la frontière!

(T«as lèv«at leur* tsitm — Riétku.)

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