‹ L'attaque du moulinChapitre 19 sur 52 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

J'oserais l'invoquer, claire lame, Couteau qui nous délivrerais !

Mais vous! qu'avez-vous donc, mon père?

Vous êtes blessé!

M En LIER.

Ce n'est rien.

DOMINIQUE, encore lrè3 animé.

Tonnerre!

C'est trop! Eh! bien sûr, ça ne me regardait pas. La guerre doit rester l'affaire des soldats. Mais, quand je vous ai vu touché par cette balle, Et ma Françoise, là, tremblante, toute pâle,

Je n'ai pas pu, c'était plus fort que moi! La colère m'a pris, je les aurais, ma foi! Tués tous; et moi qui n'aurais pas dû me battre. J'ai fait à moi tout seul la besogne de quatre!

MEULIER.

Ah! le triste jour que voilà!

Et c'est la Saint-Louis pourtant! Une bataille Au lieu d'un mariage 1 Ah! qui nous eût dit ça. Le mois dernier^ quand nous fêlions vos fiançailles? Oui nous eût fait prévoir ce giand deuil du pays, INotre France égorgée et ses champs envahis !

FRANÇOISE, loul à coup.

l'ère, écoutez !... cette marche lointaine! Ce sont les Français qui reviennent...

(Humeur giandissanle au ilcliois.

LE PÈRE MERLIER, après avoir écouW.

Non !

Non! Des pas lourds, des chevaux, du canon! C'est l'ennemi !

DOMINIQUE

La cour du moulin en est pleine!

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