‹ L'Atteinte du système artériel au cours de la Maladie de PagetChapitre 6 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La maladie de Paget est la plus fréquente des ostéopathies hypertrophiantes; si ses éaractères cliniques et radiologiques sont actuellement bien connus, il n’est pas sans intérêt d’insister sur les lésions associées, vasculaires et sensorielles en particulier, qui font souvent partie de la symptomatologie et dont l'étude est susceptible, dans une certaine mesure, d’élucider la pathogénie d’une affection qui soulève encore bien des discussions.

Nous avons eu la chance d’observer dans le service de notre maître le Professeur Noël FIESSINGER un pagétique présentant des calcifications artérielles remarquables par leur étendue, qui a servi de point de départ à notre étude.

Nous voudrions dans ce court travail relever tout d’abord la fréquence et les conditions étiologiques de l’athérome artériel dans la maladie de Paget, d’après les nombreuses observations que nous avons relevées dans la littérature comme présentant un intérêt à ce titre, et d’après les douze cas que nous avons pu recueillir personnellement.

Nous donnerons ensuite la description clinique et radiologique des lésions artérielles, ainsi que des autres troubles circulatoires communément observés; nous y Joindrons l'étude de quelques troubles sensoriels, surtout oculaires, que nous avons rencontrés.

L'importance des troubles du métabolisme, surtout calcique, dans la pathologie osseuse nous amènera à préciser

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les résultats les plus récents et à envisager leurs rapports avec l’athérome artériel. Enfin, après un court rappel anatomo-pathologique et une brève étude de ce qu’on appelle les remaniements pagétoïdes localisés, nous chercherons à établir les rapports existant entre la maladie et les lésions , artérielles. Signalées depuis longtemps déjà, elles ont été appréciées de facons fort diverses, et si certains auteurs ne les mentionnent même pas, d’autres leur attribuent le rôle principal dans la genèse des lésions osseuses. Nous étudierons les différentes conceptions envisagées actuellement.

Nous tenons à exprimer encore ici toute notre gratitude à notre maître le Professeur Noël FIESSINGER qui nous a fait l'honneur de nous confier ce sujet de travail. Nos remerciements vont également aux Professeurs GUILLAIN et LŒPER, aux Docteurs FAURE-BEAULIEU, R. LEDOUX- LEBARD et ROUQUES pour l'accueil que nous avons recu dans leur service et pour les dossiers et les documents complets qu'ils ont bien voulu nous confier. Enfin notre reconnaissance va tout spécialement au Docteur G. LEDoUux- LEBARD qui nous a plus particulièrement aidé de ses conseils dans l'élaboration de ce travail.

ERÉQUENCE ETS REPARTITION DES TROUBLES CIRCULATOIRES AU-COURS DE LA MALADIE DE PAGET

Nous avons cherché à établir la fréquence des troubles circulatoires au cours de la maladie de Paget.

Si celw qui donna son nom à la maladie n’en fait pas mention dans sa description de 1876, dès le début de l’ère radiologique GALLIARD ‘avait, dans une communication de 1901 à la Société médicale des Hôpitaux, signalé l'existence d’artères calciñiées et la même année BÉCLÈRE faisait l'étude radiologique complète d’un cas présentant la même particularité. |

En 1903, MÉNÉTRIER et. GAUCKLER, insistaient sur la calciñication des artères, particulièrement nette dans leur observation, puisque sur les clichés « l'artère fémorale paraît nettement dessinée sur tout son parcours. L'origine du tronc tibio-péronier ainsi que la tibiale postérieure sont aussi visibles ». Nous reviendrons par ailleurs sur les conclusions pathogéniques qu'ils déduisaient de l'examen anatomique du squelette et des artères.

Par la suite les lésions artérielles sont laissées complètement dans l'obscurité, et si quelques auteurs notent la fréquence des lésions cardiaques associées à la maladie de Paget, les observations d’artériosclérose sont assez exceptionnelles. Cependant FONTAINE dans sa thèse (1922) consacrée aux lésions cardiovasculaires de la maladie de

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