CLXXIV. — De J, Reboul
Monsieur,
Je vous remercie de l'envoi de votre beau volume et des élog^es que vous voulez bien accorder à mes faibles talents; si mes suffrag-es avaient quelque valeur, après avoir reçu les vôtres, je vous dirais combien vos vers si nobles, si purs, si harmonieux, ont délecté mon oreille et combien les idées qu'ils expriment ont trouvé de sympathie en moi. Votre poésie a toute la limpidité d'un ciel méridional; j'ignore quels sont les lieux où vous avez vu le jour; mais vous nous appartenez, monsieur, par droit de style et de sentiment.
J'eusse désiré, monsieur, répondre dans la langue que vous parlez si bien, à la belle pièce que vous m'avez adressée (268); mais absorbé par un ouvrag-e d'assez longue haleine (2G9) pour moi, mon esprit est emporté dans un courant d'idées que je ne saurais faire retourner.
Je joins à cette lettre un petit billet pour M. Gosselin que vous aurez la bonté, j'espère, de lui faire parvenir, c'est pour m'acquitter, en partie, de vos aimables avances.
Je suis monsieur, avec un profond respect et
une vive reconnaissance, votre très humble et très obéissant serviteur.