CXII. — De la comtesse d'Agoult
Croissy (220) par Lagny, lundi.
J'envoie chercher chez vous, monsieur, un album (a-îijqui j'espère, après une aussi longue absence, aura beaucoup vu et surtout beaucoup retenu ; je serais bien heureuse que vous ou monsieur votre fils, vous ayez la bonne idée de me le rapporter à
IQO l'aube ROMA^TIQUE
Croissy; mais, en cette occasioii,je Vous dirais bien un vers du Tasse...
Je connais votre antipathie pour les clairs ruisseaux et les frais ombrag-es et je me résigne au chagrin de ne vous rappeler qu'à distance mes sentiments les plus disting-ués.
COMTESSE d'aGOULT.
Veuillez me rappeler au souvenir de M"*^ de Rességuier.
CXI II. — D'Emile Deschamps.
M. et M™"^ Emile Deschamps auront l'honneur de se rendre le vendredi 21 décembre à l'invitation de monsieur le comte et de madame la comtesse de Resség-uier.
Paris, 16 décembre 4832.
Et puis, cher Jules, je trouve toujours des mots charmants quand vous ne me trouvez pas. Je suis charmé que les lecteurs indifférents sachent combien j'aime l'homme et combien j'admire le poète. De là, ces pauvres vers à vous.
Changer l'Aigle, je devine pourquoi, c'est ce que L... voudra et merci encore pour lui. Quant au titre, c'est vrai, à la fin, trop de chiffres et de dates, n'est-ce pas ? Si l'on mettait : les Deux
l'aUBIÎ HOMANTIQOE IQI
Epoques, ou bien : Berceaux et Prisons, etc., quelque chose comme cela, liein? Naples et Blaye, que sais-je '? Voyez encore cela, vous qui savez et pouvez tout. Mais surtout, mettez donc votre portrait à Citadelles, je vous dis que c'est noble, beau et charmant.
Avez-vous vu aussi, dans les Annales Romantiques, page 255, six vers délicieux?
Il est vrai que c'est sur une épigraphe de vous ; ils sont d'un M. Mathieu, qui a eu un bon jour et qui, d'ailleurs, a du talent. A vendredi donc, cher ami. M™'' de Groze est ravie, adieu, adieu. Votre ami.
EMILE [deschamps].