CXX. — D'Emile Deschamps
Samedi soir, 1833.
J'ai répondu bien mal à ce charmant billet.
Mais, quand je suis rentré, j'ai trouvé dans la salle.
Votre groom allongeant sa face colossale.
Et, plus loin, Ladvocat chantait et babillait...
Je n'avais donc à moi, ni le temps ni le calme
Qu'il faut... Ah! j'aurais eu l'Eternité sans fin,
Pour chanter après vous, il faut un séraphin 1
Mais, à vous l'auréole et le sceptre et la palme !
Mais mon esprit se doone à tous les sanhédrins
Pour s'expliquer comment, dans quatre alexandrins
(Par quel art merveilleux, quel divin stratagème,)
Vous englobez ce que j'adore et ce que j'aime ;
René Paul... Paul RenéCi^S), puis cent choses encor
Plus douces qu'un soupir de la harpe ou du cor.
Plus flatteuses qu'un chat, ou qu'un peintre de roi ;
Eh! bien, vous l'affirmez le mensonge... et j'y crois;
Je voudrais croire aussi, que dimanche, demain.
Du temple de Nina, nous prendrons le chemin,
Mais j'ai peur... ah ! du moins et j'ai raison de craindre
Demain ; mais nous serons à nous deux pour vous plaindre.
EMILE [deschamps].