‹ L'aube romantiqueChapitre 87 sur 144 · CXXXI. — De M^^ Sophie Gatj · texte numérisé non relu

CXXXI. — De M^^ Sophie Gatj

Voici bien du temps passé sans avoir de vos nouvelles, mon cher Jules; si je n'étais dans les ennuis d'une nouvelle publication, j'irais en chercher moi-même et vous remercier encore de vos jolis vers. Vous en aurez incessamment l'épreuve ; ils sont pour le prochain n° qui paraîtra trois jours après le premier, à cause des débauches du carnaval; les ouvriers imprimeurs en sont encore ivres.

Comment va toute cette charmante et si chère famille ?

Moi, j'ai toujours l'âme et la tète bien malades.

s. g[ay].

Samedi matin.

l'auue romantique 205

C XXXII. — De ilZ-^e Delphine Gay de Girardin.

Je ne suis qu'un monstre affreux qu'on ne peut voir sans horreur ; mais on peut maintenant approcher sans danger. Venez donc me voir, cher troubadour, vous et les vôtres. Je m'ennuie tant ! Je ne peux ni lire, ni écrire, je suis aveugle ; on me défend de travailler; j'y vois juste ce qu'il faut pour me trouver laide. Situation charmante dont vous aurez, j'espère, pitié. Que vous avez été très bon pour moi, que je vous remercie.

DELPHINE [de GIRARDIn].

Jeudi.

C XXXIII. —De yl/^^e Delphine Gay de Girardin.

Si vous êtes à Paris, mercredi soir, venez me voir ; j'ai promis de lire quelques vers au prince Bucklcr-Maskard qui arrive de Berlin et qui part pour les Etats-Unis. Vous le verrez, c'est un homme très aimable et fantastique et puis, je vous verrai, moi.

DELPHINE [de GIRARDIN].

CXXXIV. — De M^^ Delphine Gay de Girardin. Monsieur de Lamartine sera chez moi mercredi

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soir ; peut-être dira-t-il quelques vers parce qu'il n'y aura point de monde, venez; il y a des siècles que je ne vous ai vu ! et Albert?

DELPHINE [de GIRARDIn].

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