‹ L'auberge de la Madone drame en cinq actesChapitre 46 sur 56 · BÉATRIX, LÉONTIO, TÉRÉSITA · texte numérisé non relu

BÉATRIX, LÉONTIO, TÉRÉSITA

léontio.

O Térésita I tous avez repoussé scs vœui; soyez bénie, je mourrai avec joie !

Tintera.

Mourirl...

bévtrix, à Térésita.

Mon Dieu I mais je ne reviens pas encore do ma surprise!... Tout à l'heure, pour sauver Léontio, tu consentais h t’unir à GiafTerri, et maintenant tu le laisserais périr?... Pourquoi donc ce changement subit?...

Tintera.

Parce que, même pour sauver ia vie de Léontio, je ne puis accepter pour époui l’assassin d’Alphonse de Castellare!

BÉATRIX

L’assassin !... Que dis-tu?... mais enfin, qui donc est le coupable?...

TÉRÉSITA

C’est GiafTerri!...

GiafTerri !

LÉONTIO

Qui vous Ta dit ?...

TÉRÉSITA

J’en ai la preuve.

LÉONTIO

Vous ?...

BÉATRIX

Oh ! donne, donnc-la-moi !

TÉRÉSITA

Je ne puis... Malheureuse que je suis !

BÉATRIX

Comment ! tu hésites?...

MAGASIN THÉÂTRAL

TfliilTl.

Oh! li tu savais, ma mère!.»

BÉATRIX

Que puis-je savoir, sinon que Léontio est accusé d'un crime infime T

térésita.

Mais cette preuve ferait une autre victime.

La marquise.

Qu'importe? qu'il soit sauvé, lui!...

TÉRÉSITA

Mais j'accuse une personne qui m'est chère.

LA MARQUISE

Mais est-il rien de plus cher que l'innocent qui va périr,?...

LÉONTIO

Cette preuve ! cette preuve !

LA MARQUISE

Eb bien ?

TÉRÉSITA

Eh bien ! c’est toi qu elle accuse, c'est toi j qu’elle tue.

LA MARQUISE

Moi !

LÉONTIO

Elle!

LA MARQUISE

Oui, cette preuve, c'est une lettre d'Alphonse mourant: elle accuse Giafferri du meurtre; mais moi, elle me déshonore!... Oh! n'importe! avant ma réputation, son salut.

léontio, d Beatrix.

Qu'allez-vous faire ?...

BÉATRIX

Mon devoir... confondre l’assassin... et vous sauver...

léontio, arrachant la lettre.

Et moi, je ne le veux pas!

BÉATRIX

Malheureux!...

térésita.

Ah! perdu ! perdu! on vient!

TÉRÉSITA

Le quitter...

BÉATRIX

Eh bien, oui, viens, ma fille... je le sauverai malgré lui.

Elles sortent précipitamment. Après leur départ, les Prisonniers corses sous la garde des Soldats génois, viennent se ranger des deux côlés du théâtre. Au fond des hommes d'armes ont placé un billot sur lequel est une hache.

wvvaawaaw vvawawawvna aawwvn vvwv waawuvaawvwwwv

Page 1