SCÈNE n
Les Mêmes, GHISONI, arrivant pâte, dit fait.
gbisoni.
Monseigneur ! monseigneur !
le M inons.
Vous, Ghisoni !... qu'y a-t-il ?... quelles nouvelles de la forteresse?...
GIUSOM.
Monseigneur, les prisonniers corses se sont révoltés; ils ont égorgé la garnison génoise, et sc •ont ensuite répandus dans la ville où ils sèment la terreur 1
Tous.
Grand Dieu !
LE MARQUIS
Et le comte Giafferri?
GHISONI.
Tué d’un coup de hache.
LE MARQUIS
Tué!
GBISONt.
Par Piétro le fou. .. En vain nous avons voulu le venger. Sa mort a été le signal de l’insurrection; la garnison affaiblie n'a pn résister aux prisonniers trop nombreui... un horrible carnage a ensanglanté la tour... les portes ont été brisées... Nous avons dû fuir, et le peu de brares qui ont survécu à cette affreuse mélée attendent
26 MAGASIN THEATRAL
dans la cour de votre palais le moment de combattre encore et de venger leurs compagnons.
LE MARQUIS
Les prisonniers libres! CiiafTerri tué!... Ab! nous n'avons plus rien à attendre que de nousmêmes. Messcigneurs, je n’ai à espérer ni pitié ni merci des révoltés, eh bien ! quoiqu'il m’en coûte de prendre les armes contre les Corses, j'ai fait le serment d’être lidèle au gouvernement génois, et ce serment, je le tiendrai. Le comte Giafferri est mort; si vous y consentez, je le remplacerai dans le commandement des troupes qui nous restebt encore.
TOUS
Oui, oui!
LE MARQUIS
A la tête île l’escorte qui se trouve en ce moment dans le palais, marchons aux révoltés, et comprimons la sédition, ou vendons chèrement notre existence ..
TOUS
Allons, allons... Aux rebelles! aux rebelles!
LE MARQUIS
Vous, Ghisoni, je vous laisse avec quelques soldats pour défendre ce palais... Si vos cfTorts pour le disputer aux Corses deviennent impuissants, mellez-y le feu, et que rien de ce qu’il renferme ne tombe au pouvoir des ennemis.
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