SCÈNE V
Les Mêmes. LÉONTIO.
béatrix et térésita, le reconnaissant.
Léontio!...
Elles se jptlent dans ses bras.
BÉATRIX
H existe!
TÉRÉSITA
Blessé !
LÉONTIO
Bien, ce n'est rien!... j’ai été blessé en rno frayant un passage jusqu'ici. La révolte est terrible. Vainqueurs sur plusieurs points, les Corses seront bientôt les maîtres de la ville... vos jours sont en danger. Mort aux Génois! tel est le cri qui vole de bouche en bouche ! On frappe sans pitié; et je suis venu pour vous soustraire au massacre, ou mourir en combattant pour vous!
béatrix.
Et le marquis de Casaréale ?
léontio.
A la tête de ses troupes, je l’ai vu combattre vaillamment. Mais que pourra-t-il contre le nombre?.. Votre cause est perdue, vous dis-je. Il faut profiter de la nuit, gagner par des rues détournées les portes de la ville!... Je vous guiderai, je vous défendrai! Quoique blessé, j’ai de la force encore!... Venez, venez !...
béatrix.
Fuir! mais c’est impossible.
térésita.
Suivons-le, ma mère, et lions-nous à lui!
Ils sc dirigeât tous les trois vers le fond. Le Marquis parait.
battement de mon coeur. (A Léontio.) Quant à vous, sortez! sortez!...
LÉONTIO
• Je reste!
LE MARQUIS
Malheureux! tu oses!.*.
léontio, montrant Béatrix et Térésita.
Marquis de Casaréale. trêve à nos haines, et mourons en combattant pour elles!... Le sang va couler ; votre place n’est pas ici, éloignez-vous, éloignez-vous...
béatrix et térésita.
Ah ! les voici !...
Les Corses, au nombre d'une dizaine, pénètrent dans la cliamLre. Béatrix et Térésita tombent à genoux.
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