‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 18 sur 71 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Précéhests, MARIE.

Il faut lui donner des secours.

DLMCraT.

Piene , vite du vin !

CHARLES

Eh bien! comment vous trouvez vous maintenant ?

MARIE

Hélas!..* ces secours m'étaient bien nécessaires, car depuis hier matin je navais lien pris.

TOCS.

Pauvre femme!

DUMONT

Vous n'êtes point de ce pays?

MARIE

Non, monsieur.

CHARLES

Vous avez fait un long voyage?

MARIE

Je viens d'Italie. ,4*#».rf-««

GERMECIL.

Où allez-vous?

MARIE

A Mont-Mélian.

;i . GERMEUIL.

Qu'allj&z vous faire dans cette ville?

Trop faible pour travailler aux champs, je vais me mettre en service.

GERMECIL.

Vous avez donc à Mont-Mélian votre familU, vos amis?

MARIE

Hélas ! je n'ai plus de famille 1... et des amis, les malheureux en ont-ils?

GEnMEUIL

Vous avez au moins des connaissances?

MAKIE.

Aucune.

GEBMECIL.

Comment , sans parents , sans connaissances, espérez-vous...?

MARIE

Le ciel , sans doute, monsieur, aura pitié de moi.

GERMETI L.

Cette pauvre femme m'intéresse.

PIERRE , pleurant.

Et moi aussi...

MARIE

Mais, pardon, je m'apperçois que ma présence nuit à vos plaisirs, et je vais me retirer.

GERMEUIL

Vous ne pouvez vous remettre en route dans l'état de faiblesse où vous vous trouvez.

CHARLES

Sans doute; vous coucherez ici cette nuit... si toutefois mon père le permet.

^CMONÏ.

Comment, nI^s?ir.*}W^ *l'e>.^^jfe actuellement?... et quand même...

MARIE

Que de bonté !

GERMEUIL

C'est entendu. Demain vous serez remise de vos fatigues, et vous pourrez continuer votre voyage.

CHARLES

Pierre!... tu prépareras une chambre pour cette pauvre femme. En attendant , fais-lui servir sur cette table ce dont elle a besoin.

PIERRE

J' vas la servir moi-même.

DDMONT.

Adieu, mes enfants!... bonsoir! bonne nuit!

TOUS

Bonsoir!... bonne nuit!

(Les pdysans sortent. — Dumont et GermeuII reconduisent les paysans. (MaMMÉMi, Charles et Pierre rentrent dans raul>er{;e. — Bertrand et Ri^mond arrivent en secouant leur pipes pour faire tomber la cendre.)

eeseeeeseeeeeoeoeeggeieeeeeeeeeooeoeeseeeeeoeoeoooooeeooce SCÈNE XII.

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