SCÈNE VIII
RÉMOND, BERTRAND, ns Gendarme.
RÉMOND, au {jendarme.
Allons, monsieur, le coup de l'étrier.
le gendarme.
Volontiers. ( Ils trinquent tous les trois. ) Messieurs, au plaisir de vous revoir.
flÉMOND.
Comment donc, mais je bâte ce moment-là de tous mes voeux. (Le gendarme sort.) Eh beii : dis donc, Bertrand, c'est encore un préjugé... ils sont très bien , ces {gendarmes.
BERTRAND
Oui , oui , ils sont gentils.
RÉMOND
Ils ont du monde.
(Uémond a un grand morceau de pain qu'il trempe dan» un verre de vin.
(,Chantant. ) Quel plaisir d'êlre en voyage!
Jamais l'œil n'est en repos. Toujours sur voire passage S'offreiii des objets nouveaux.
BERTRAND
Ah ça, je t'admire... tu es là... tu roucoules.
RÉMONU.
Ah çà , veux-tu bien me faire le plaisir de me laisser digérer tranquillement ?
BERTRAND
Tu l'as entendu, nous sommes poursuivis.
RÉMOND
Voici la route que nous avons à suivre: rentrons d'abord dans notre chambre, appelons Pierre, et comptons avec îui.
BERTRAND
Mais, mon ami, il n'y a pas besoin «le compter.
RÉMOND
C'est ça, pour nous en aller d'ici sans payer n'est-ce pas ?
BERTRANH.
Qu'est-ce que t^a fait !
RÉMOND
Une belle opinion que nous lai^^sciions de nous dans cette aidierge! Fais-uioi l'amitié de rentrer dans ta chambre.
Mais , mon ami...
RÉMOND
Tu n'entends rien , absolument rien à l.i traiture des affaires. Fais-moi l'amitié de n ii trer dans ta chambre.
BERTRAND
Je ne peux pas te faire une observation ?
RÉMONU.
Veux-tu me faire l'amitié dcientrei dans ta I hainbre ?