PI ERP. E, BERTRAND, RÉMOND
PIERRE, parlant à la cantonade.
Oh ! vraiment vous avez trop de bonté.
BERTRA>D, à part.
Quelqu'un!... fài heus contre-temps!...
( Il se blottil.) PIEiiRt, entrant.
Esi-y bon, c' monsieur Charles... et pour qui encore !... pour un vaurien!...: Ah! si c'était moi, je t'en donnerais, va, des nianteatix, pour te garantir de la froid... et à manger encore... il m'a donné une ben vilaine commission... J'aurais ben refusé... mais dam'!. . il est r maître... Fais c'que j'te tlis, qui m'a dit... c'est une raison ça... allons!... Eh ben !... ou,*' donc c' (pi' c'est... Il n' m'a pas donni- de clef... comment que j' vas faire... j'irai pas la lui demander puisqu'il vient d' sortir pour aller... Ah!... voyons donc... si j'pouvais par c' te (inétre... j' serais pas fâché d'avoir c'te grill» e»-
fre loi et moi... Vojons un pen {<) nyi>r<.>'t~. ) «J)tp>. «Innr!... éfp*von9 là?
fifMf'M:. en dedaos.
Qui est-ce qui ni'a|i(i«lU'?
PI EU RE, «111 pris.
O mon Dieu! c'est moi, monsieur; ne vous dérangez pas, c'est M. Charles qui m'a ilii île vous apporter...
RÉMOKD.
C'est bi n , c'est bon, donne.
PIERRE , posant le panier à terre.
Tenez, voilà d'abord... de quoi vous tenir chaud... si vous avez froid...
(fl passe le manteau à travers la grille. ) BERTRAND s'approche du panier et cherche dedans, il aperçoit les armes , et un coutedu.
Des armes!"., main-basse là dessus.
PIERRE se retourne et prend le panier. Bertrand l'évite. Maintenant (jue vous avez de quoi vous couvrir, v'ià de quoi vous restaurer.
( II lui passe le panier. ) RÉMOND.
Bien... maintenant... va-t'en.
PIERRE, à part.
Merci; (haut.) je ne demande pas mieux... Ah ^à, pourquoi donc M. Charles n'a-t-il envo\é des provisions qu'à celui-là?-., il aura oublié l'autre... ah! ben! ma foi, tant pis pour lai... S'il a faim... il peut ben attendre à demain ; car je n'ai pas envie de revenir. (Il sort.)
BERIRAND, seul.
Ah ! M. Rémond, vous me croyez votre dupe!... Le traître!... il possède comme moi la moitié des douze mille francs. Allons , Bertrand, un coup digne de toi... C'est par cette porte qu'il doit sortir... un cheval l'attend... il est a moi... (Il gagne le fond , monte sur le mur, et neuf heures sonnent.) Neuf heures... Nous y voilà.
(Il disparaît.) REMOKD ouvre la porte du bâtiment.
Il m'a tenu parole, voilà bien les clefs... mais je n'ai pas trouvé les armes qu'il m'avait promises. (Il regarde par-tomt. ) Tout paraît tran- (|uille... Partons! ( Il va au fond, ouvre la porte.) Je suis sauvé !...
BERTRAND, de l'autre cdtë du mur.
Pas encore.
RÉMOND
Qui es-îu ?
BERTRAND
Bertrand! (On entend uu bruit de gens qui semblent se battre.) Tiens, lâche...
(Un coup de pistolet. )