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(i) Mouvements réllcTes de défense. Flechsig Die LocalUalion, dtr gtûllgen Vonjange, Leips,, iJfOO, i4 aq., et Éludes tar le ceroeaa, Irad.
nées du labyrinthe et de Toreille malades, (diplopie, nystagmus, strabisme, dilatation ou contraction papillaire, etc.)
Le nerf cochléaire. — Le nerf cochléaire se jette dans le noyau antérieur presque en entier et dans le tubercule acoustique, par ses fibres externes. Quelques-unes se dirigent vers la région pariétale opposée. La plus grande partie des fibres cochléaires se portent vers Técorce temporale opposée (première temporale), surtout celles du tubercule acoustique; d'autres se rendent dans le tubercule quadrijumeau postérieur, d'où elles divergent vers la couche optique, le corps genouillé interne et arrivent ensuite à Técorce temporale.
Chez le fœtus, Held a signalé la seule voie acoustique directe constatée (Dict, physioL Richet, p. 889), dans un faisceau dont les fibres se myéliniserit avant celles de la première temporale même.
Quelques fibres se portent vers l'olive supérieure du môme côté et d'autres vers celle du côté opposé. Kolliker admet un faisceau anastomotique avec le noyau du facial en ce point.
Par l'olive supérieure, un important rapport s'établit avec le noyau de l'oculo-moteur externe (réflexes oculaires) et avec le faisceau longitudinal postérieur qui met en jeu tous les mouvements des yeux.
En résumé, le nerf cochléaire est plutôt cérébral, tandis que le nerf vestibulaire est surtout cérébelleux par les origines centrales. L'audition est donc l'ensemble des représentations du cerveau temporal (Vernicke).
Certains réflexes prennent leur origine dans les sensations auditives, agréables ou désagréables, offensives ou non, soit pour les suivre dans leurs déplacements, soit pour les fuir si elles sont blessantes (réflexes innés de Flechsig, réflexes de défense) [loc. cit,).
Parmi ces réflexes, ceux qui servent à l'adaptation de l'organe sont à mentionner ; les voies centrifuges ou actives du réflexe sont le nerf de Wrisberg et le facial pour les moteurs tympaniques, les plexus glosso-pharyngiens, pneumo-gastriques pour la déglutition, la respiration ; le spinal enfin pour les mouvements de rotation de la tôle ; mais le centre des mouvements volontaires est la région des circonvolutions pariétales (centres d'association) qui commande tous les actes psycho-moteurs. Nous avons vu que les noyaux d'origine des
nerfs cochléaires et vestibulaires offrent des connexions avec ces territoires et foyers principaux.
Centre acoustique, centre de l'audition de la parole. Surdité l)sychique. Surdité verbale. Amnésie acoustique. — Dans les paragraphes précédents, nous avons successivement fait connaître les origines de la sensation et Tappareil chargé de les percevoir ; l'excitation a franchi les parties de Toreille interne qui servent à la récolte des ébranlements du dehors ; la voici parvenue au système nerveux sensoriel, où elle devient sensation sonore, son.
Nous avons exposé les divers foyers des centres nerveux qui contribuent à la fonction de Touïe et les nerfs qui donnent à Toreille sensibilité et mouvements.
Notre analyse a montré les rapports de ces foyers auditifs entre eux et avec les centres voisins, et leur association dans la perception.
Nous avons dit que la sensation auditive naît de l'excitation transmise à Técorce cérébrale, au niveau de la première temporale et jusqu'au gyrus transverse antérieur caché dans la scissure sylvienne ; et que la région pariétale (pariétale ascendante), zone psycho-motrice, est le point de départ des mouvements volontaires nécessités par l'audition.
Du reste, le développement des centres acoustiques va de pair avec celui de la région temporale et des corps genouillés internes (Obs. de Monakow).
Si l'on examine les circonvolutions cérébrales d'un fœtus à terme, ou reconnaît que, à la naissance, ce sont les nerfs sensitifs qui se dévelof^ent tout d'abord, c'est-à-dire les filets nerveux qui unissent à l'écorce cérébrale à la fois les organes des sens et les organes de perception interne (Flechsig, p. 62, Étude sur le cerveau^ traduct. Levi, et plus loin, p. 64.)
L'étude du développement de ces nerfs montre qu'il est inégal pour chacun d'eux et successif. Ce sont les nerfs qui président aux sensations organiques (sensibilité générale) et aux sensations tactiles qui se rendent les premières à l'écorce cérébrale ; autrement dit, les premières impressions que reçoit le cerveau sont des sensations organiques ; et, en conséquence, la connaissance du corps précède celle du monde extérieur.
Après ces nerfs de sensibilité tactile et générale, on voit
FiG. W. — Figure schémalique Jea voies nerveuses labyrinthiques d'après le D' Bonnier.
successivement les nerfs de l'odorat, de la vision, atteindre le cerveau. (J. Soury, Cerveau, Dict, phgsioL Richet, voh II.)
Enfin, c'est au tour des nerfs de l'audition d'arriver à maturité. Cependant le développement n'est complet que pour la partie qui est en rapport avec le* limaçon. Quant aux ramifications du nerf auditif, situées dans la moelle allongée et le cerveau moyen, elles sont pourvues de myéline longtemps avant le nerf optique même.
D'après Flechsig [Neurol CentvalbL, 1897, 290), l'aire du nerf acoustique comprend : la partie postérieure de T* et la partie voisine de cette circonvolution qui concourt à former l'opercule inférieur de la scissure de Sylvius. Le lobe temporal est le territoire cortical de projection des impressions auditives et la sphère auditive cérébrale est la projection de la surface sensible de l'organe de Corti dans l'oreille interne (Vernike). Elle seule peut percevoir les sensations acoustiques.
Mais, ainsi que Tamburini l'a établi le premier, tous les centres sensitifs sont des centres mixtes ou sensitivo-moteurs ; et il y a autant de centres moteurs qu'il existe d'aires sensorielles et sensitives.
Il n'existe point de zone motrice circonscrite ; telle est la
notion scientifique actuelle. L'excitation sonore éveille ainsi
des actes moteurs (excitations sensori-motrices) du côté opposé,
et la destruction de cette sphère sensitive, auditive, entraîne
'hémianesthésie et l'hémiplégie du côté opposé.
D'autre part, la destruction bilatérale (morbide ou expérimentale) dugyrustransverse antérieur du lobe temporal cause la surdité complète. (Flechsig, loc, ciL, p. 69.)
C'est un fait clinique d'observation courante que l'hémianesthésie est bien plus intense à la suite de lésions destructives (hémorragie) du tiers postérieur de la capsule interne, qu'après une lésion de même nature du territoire cortical de projection du faisceau sensitif.
Nothnagel et plusieurs cliniciens admettent la persistance des souvenirs et des images d'un sens dont les centres corticaux auraient été détruits sur les deux hémisphères. Van Gehucihen pense que finalement l'individu ainsi affecté perdrait tous les signes qui traduisent ses sensations internes et la pensée ; et que l'absence de toute excitation empêcherait le réveil, dans les neurones d'association, de ces « traces » laissées
Gellé. iB
par les perceptions antérieures, condition même de la vie intellectuelle et morale. (J. Soury, Dicl, phys,^ p. 8i7.) ■ C*est en me fondant sur la persistance de ces « traces » que j*ai cru à la possibilité, quand la perte n'est pas totale, de réveiller les fonctions psychiques et les sensatic^ns acoustiques.
On sait aussi que Kolliker avec Meynert, après Flechsig, soutient que, quelles que soient leurs formes, les cellules nerveuses ont toutes essentiellement la même fonction, (Gewebelehre, &^, Aufl. II, 809.)
Mais le rôle physiologique des neurones (1) est différent, et peut-être leurs formes aussi suivant les rapports qu'ils ont avec les organes périphériques en conflit avec les forces variées du monde extérieur : il y a une spécialisation acquise au moins.
Toutefois lopinion de Kolliker élargit grandement l'horizon : Flechsig cependant en appelle à de nouvelles études des différences, suivant les régions de Técorce, dans la structure et la forme des cellules nerveuses; déjà, l'action élective de certains poisons pour certaines espèces de neurones (Nissl) fait entrevoir qu'il existe des éléments nerveux spéciaux pour chaque sphère sensorielle. (Flechsig, loc, cit. ; J. Soury, loc. cit.)
Les centres auditifs sont reliés entre eux et aux autres foyers et à tous les organes par les fibres d'association centripètes et centrifuges qui se développent après la naissance." Tous les systèmes de fibres émanées des centres sensoriels se rencontrent et se mêlent dans ces centres d'as^ sociation, qui unissent les aires corticales de sensibilité.
Leur développement graduel est en relation avec la complexité et rétendue des adaptations fonctionnelles nécessitées par les contacts divers et l'influence du milieu. Leur masse est en rapport avec l'énergie des fonctions d'innervation supiérîeure ou de l'intelligence. Le centre cortical de projection des impressions auditives est le siège des images et de la mémoire ; mais c'est dans les centres d'associations, au moyen des fibres d'associations transcorticales, que l'intelligence des choses
(i) Ce sont les neurones périphériques qui se développent les premiers, bien avant les neurones de la substance corticale (Flechsig, le Cerveau, trad. Levi, p. 64).
entendues a lieu ; c'est là un phénomène complexe, qui résulte de l'association des images multiples et diverses d'origine, et d'où naît la notion des objets concrets, l'association des idées, la compréhension (i).
L'intelligence des mots, des sons, des images auditives n'est pas localisée dans le « centre de projection », mais résulte des associations nombreuses établies par les fibres environnantes.
De toutes les observations faites, il résulte en premier lieu que c'est seulementd ^aac/ie que se manifestent régulièrement les symptômes indiquant une lésion des centres d'association bornée à un seul côté : il n'en est ainsi que pour le centre moyen et le postérieur...
Toute lésion bilatérale, au contraire, entraîne régulièrement, sans exception , des troubles profonds de l'intellect pouvant aller jusqu'à l'imbécillité (incohérence). (Flechsîg, loc. cit,^ p. 87.)
c< Les lésions partielles du centre postérieur abolissent, soit totalement, soit partiellement, la faculté, d'une part, de lier des idées aux signes du langage, d'autre part la faculté d'unir des mots écrits ou parlés aux idées qui leur correspondent. » {Id. p. 88.)
Déjérine vient de publier [Bull. Soc. Biolog,, 18 déc. 1898) un cas de surdité verbale pure (sous-corticale de Litchteim), terminée par aphasie sensorielle,
La malade était dans l'impossibilité complète de comprendre la parole parlée et la musique depuis quatre ans; impossibilité aussi d'écrire sous la dictée ; peu à peu l'ouïe s'altéra et l'intelligence graduellement. On constata une atrophie des deux lobes temporaux (microgyrie) s'étendant jusqu'au gyrus supra-marginalis (poli-encéphalite englobant les fibres de projection et d'association, atrophie des cellules et des plexus des différentes couches de l'écorce avec sclérose névroglique peu accusée).
Ainsi les premiers signes de la lésion furent la perte de la compréhension de la parole et de la musique : c'est beaucoup plus tardivement que l'audition des bruits simples diminua peu à peu et se perdit.
(1) Rudinger, le premier, a prouvé que ces centres se perfectionnent et s'étendent progressivement des singes à l'homme (sphère des associations d'idées) ; que le lobe pariétal est plus volumineux chez les hommes les plus intelligents.
Une observation récente du D'^ Lamarchia {Morgagnij déc. 1897) montre que la lésion, cause de la surdité verbale et de Taphasie motrice, peut dépasser la première temporale et siéger sur la T^. Le rôle des fibres d'association est donc très évident.
Grâce à ces rapports et à ces connexions, on conçoit que l'unité psychique naisse de leur intimité et de leur complexité mêmes.
Cette union explique aussi les excitations réciproques des foyers^ de sensibilité, et les réveils d'images, de souvenirs comme par ricochet. L'action de la sensibilité générale s'ajoute encore à toutes ces stimulations (1).
Notons d'ores et déjà que dans les lésions unilatérales au niveau de l'aire pariéto-occipito-temporale du grand centre d'association postérieur, à gauche, chez lés droitiers, on observe surtout des troubles ou l'abolition des signes phonétiques ou graphiques du langage. Il résulte des observations suivies de nécropsie que la lésion du territoire cortical, où se rencontrent les circonvolutions 0* et T^, détermine de Valexie] le malade voit nettement les mots écrits et n'y associe plus l'image tonale ; il n'uijit plus les images visuelles avec les mots (cécité psychique de Munch).
Dans le cas de lésion ou de destruction du gyrus supra-marginalis et de la partie limitrophe de T^, on observe de la surdité verbale; les mots entendus et pouvant être répétés ne sont plus compris du sujet (aphasie sensorielle transcorticale, aperceptive de Flechsig) {loc, cit.).
Dans l'aphasie sensorielle de Vernike, qui résulte de la lésion de l'écorce, du centre même de projection de l'audition (centre de l'audition), sphère auditive gauche, chez les droitiers, droite chez les gauchers (Naunyn), ce qui est perdu, ce n'est pas l'image tonale du mot : c'est la capacité de les distinguer dans l'ordre de leur succession, de discerner les intervalles des syllabes, des mots, les rythmes de la musique, les sons successifs, etc. C'est un chaos de sons que le sujet perçoit ; mais il peut prononcer, malgré cela, un grand nombre de mots ; les images tonales sont conservées, le sens des mots est perdu.
(1) Le chien décérébré de Goltz réagissait aux excitations sonores par des mouvements, sans doute parles réflexes innés de défense.