ACTE TROISIÈME
SGP^NE YIl Les Mêmes, LE GÉNÉRAL.
LE GÉNÉRAL, à Aquilaf qui passe près de lui.
Bonjour, de Noirétable !...
AQ UIL AR, lui donnant une poignée de main rapide et essayant de s'esquiver.
Bonjour, général ! Je vous demande pardon... A tout à l'heure!
LE GÉNÉRAL, le retenant..
Attendez... Attendez donc...
AQUILAR.
Qu'est-ce qu'il y a?
LE GÉNÉRAL
Vous êtes allé à la Société, aujourd'hui?
AQUILAR.
Non... divers rendez-vous!
LE GÉNÉRAL
Vous avez eu tort, mon cher de Noirétable. Il est venu plusieurs personnes qui vous ont demandé.
AQUILAR, impatienté.
Pardon, général, deux mots à dire à ce monsieur... et je suis à vous... (a part.) Quel raseur!...
Il s'éloigne.
MARGEMNE, à part, en s'approchant du général.
Il m'intéresse, celui-là. Est-il de mèche ou non avec Aquilar? (iiaut.) Eh bien, général, comment ça va-t-il?
LE GÉNÉRAL
Mais VOUS voyez ! Quoique je travaille beaucoup.
MAUCiENNE.
C'est vrai !... Vous êtes engagé dans une des plus grandes affaires du siècle ?
LE GÉNÉRAL
Une affaire énorme, et qui enrichira la France entière, en même temps que ses actionnaires.
MARGENNE.
A ce propos, je suis bien heureux de vous voir. Comment se fait-il donc que vos actions...
LE GÉNÉRAL, vivement.
Je préfère vous arrêter tout de suite. Je serais capable de vous donner des explications sur la partie financière. Or, je n'entends absolument rien à ces questions-là, moi !... Ce n'est pas ma spécialité ! (Apercevant Aquiiar qui passe.) Mais voici de Noirétable qui sera heureux...
MARGENNE.
Non, non, ne dérangez pas M. de Noirétable... (Changeant de ton.) Je croyais pourtant que vous aviez rencontré certaines difficultés...
LE GÉNÉRAL
Des difficultés qui n'en sont pas... Cette campagne de presse et ces basses manœuvres ne sont pas de taille à faire échouer notre entreprise... Son intérêt est trop élevé.
MARGENNE, faisant la bête.
Combien pour cent donnez-vous donc?
LE GÉNÉRAL
Je parle de son intérêt patriotique I (a Aquiiar qui passe.) N'est-ce pas, de Noirétable?...