ACTE TROISIÈME
La main d'bien d'autres, c'est certain, S'troiiv' dans la poch' de leur voisin Pour la finance 1
Le malaise devient général.
Envoi :
Vous qui portez si bien le frac, Tâchez de vous garer du krack,
0 gens d'finance!
Car on en vit, dans les prisons.
Au lieu d'reports, fair'... des chaussons, Des gens d'finance!...
La gêne est à son comble parmi l'assistance. Les bravos ne sont pas francs. Seuls, qiielques spectateurs, parmi lesquels, le général, Rollot, Margenne applaudissent
I franchement. M. et madame Aquilar se regardent avec
ahurissement.
VOIX DIVERSES
Charmant! Charmant!
LE GÉNÉRAL
C'est très bien, cela !
UN VIEUX MONSIEUR, convaincu.
Ces chansonniers de Montmartre, ils ne respectent rien !
MADAME AQUILAR, allant de groupe en groupe et s'agitant pour cacher le froid général.
Messieurs, voulez-vous accompagner ces dames au buffet !
i Des groupes se forment, qui gagnent le fond.
ÉLIANE, s'approchant du premier monsieur.
Eh bien, qu'en dis-tu?
GHANDORÉ.
Très drôle, mais tu sais, ce n'est seulement pas ta chanson qui est rosse !...
no l'auréole
ÉLIANE
Je crois en effet que j'ai jeté un froid, hein ?
GHANDORÉ.
A frapper les carafes !
ÉLIANE
Je me sauve. . (Allant à Aquiiar.) Excusez-moi, monsieur de Noirétable, de ne pas vous chanter autre chose, mais je n'ai pas une minute...
AQUILAR;, vivement.
Allez, chère amie, allez ! Nous ne voudrions pas abuser de vous !...
Il accompagne Éliane^ qui quitte le salon. LE VIEUX MONSIEUR, convaincu. ^
Voilà une jeune personne qui a passé ici peu de temps... mais qui l'a bien employé I
Pendant tout ce qui précède, les invités ont gagné, par groupes, la galerie où est servi le buflfet, et le salon s'est peu à peu vidé.