‹ L'autelChapitre 15 sur 62 · AE RS · texte numérisé non relu

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re par Adolphe, le régisseur, . dut souvent na pue d’étonnantes remarques. AS

Deux heures se passèrent à répéter l’ensemble de la Ne | pièce qui demandait le concours de tous les acteurs : LORS ; sautait le grand dialogue entre Mady et de Caula, qui 4 ï préféraient le répéter sont: à seul avec l’auteur. L'on dt A = une fois seulement la scène de Caula et d’Yvette, la pe-

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* tite actrice implorant qu’ on lui permit de partir de bonne A) heure, afin de se rendre à un rendez-vous urgent. E 75 Et comédiens et comédiennes, enfin libérés, flérent ,

… joyeusement en bavardant et en s ’interpellant très haut, dès. qu’ils ne furent plus en présence du grand one A - qui les intimidait par sa mine froide et dédaigneuse. no Le jour tombait, un crépuscule gris pénétrait dans la galerie aux murs blancs ramagés de saumon ; le bruit des travaux ne parvenait que très assourdi : une paix : Se ; | presque solennelle entourait la grande scène qui allait se dérouler. Mady et Jacques se recueillaient comme deux Pe . champions prêts à commencer la course. on e se K Le jour proche où ils paraîtraient devant le public. ; fouettait leur élan d’artistes qu ’enivraient des rôles coni- plexes, curieux, où leur tempérament et leur talent se + … développaient de façon éclatante. Sans pouvoir prédire ri le pièce entière serait un succès, ils escomptaient le certain et brillant triomphe qu ils remporteraient avec 5e es le deuxième acte. Ua di La voix grêle d’Adolphe donna la réplique et la < scène Ga Re débuta. se HA fe A SAS " 1 Muét: captivé, ébloui, Robert écoutait.…. LUS ES

Jamais encore les deux artistes ne s'étaient livrés à à ce point. L’ère des tatonnements était passée. Ayant vain | Heu les difficultés matérielles, sûrs d’eux, entrés j jusqu’au

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nt | pour ‘ainsi io nn elle en en een propre ne. Leurs yeux avaient | de vraies larmes, leurs mains de sincères nbemene ce f cils agissaient, “is aimaient, ils souffraient, ils étaient. : ; Lorsqu'ils se turent, haletants, pâles, épuisés par 0 se belfort inouï que leur art dissimulait entièrement, Ro- = bert encore plus bouleversé qu’eux-mêmes, demeura | inbrie, en face d’eux, sans un mot. He pe Surprise, Mady se tourna vers lui, quêtant un éloge. F. Elle avait conscience de la beauté qu’elle avait réal à ce jour. à. | Jacques de Caula “essuya son front d’un petit mou x choir. de batiste, passa un étui de pommade sur ses lé- ne : “\vreS desséchées, et un peu énervé, atteignit du tabac, (700 du papier, et roula une. cigarette — “machinalement car : dc fr il ne fumerait pas au théâtre.

= Eh bien?fit-il enfin d’un ton sec et mécontent. | Mais Mady, qui s'était approché de Robert, eut une = exclamation, émue et profondément remuée par lim mense tribut d’admiration que le mutisme de l’ auteur ds leur: apportait. | 1 Eu silence, il pleurait.

: } — Oh ! mon ami! EU | NL 2 Et emportée par un élan résisUbles d’un geste spondue. comme oubliant la présence de Cautas elle posa a mains sur les épaules du jeune homme, se courba, } et ses. lèvres appuyèrent un baiser sur son front. 5 “Le comédien les regardait sans colère ; son amourne d'artiste était assez. flatté pour noyer sa contrariété du mouvement inattendu de Mady,, 1. "1: | Dons - Oui, je crois que nous enlèverons le public, avec

une scène comme celle-là, déclara-t-il. NA

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