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t] déverat je? * Quel de matériels. et tintel.
1s le peuple r ‘commença le docteur. Mais Hour <e avec une violence qui pra de.
immobilisée ‘en à face. de jo ee ainsi #
mu uelle,
ont ua ais une terreur at de de |’ acte q qu’ ‘on. ps et un | effroi moral de mal faire. . À
net “+ he ue est tout en . soi et que ï ain ent . étroite EN is le traverse
.. Nerveux, ir impression- PTS cesse. ue par Le émotions, les décep- | je, comme nous Je. sommes, à. quel être
AMC à Va een
4 L'AUTEL défectueux, marqué de toutes nos angoisses, donnerionsnous le jour ?.. Comment Suzanne, qui partage més efforts, qui souffre comme moi, qui ne tient debout que par les nerfs supporterait-elle cette épreuve où la paix, le calme, la richesse duù sang sont des facteurs nécessaires pour la femme”? D'ailleurs, que deviendrions-nous, l’enfant né? Qu'en faire ?... Aperçois-tu Suzanne nourrice?.….. Ajoutant ce labeur, cet épuisement à tant d’autres travaux, à tant d’autres lassitudes !... Nourrice, une Parisienne, et dans les conditions d’existence où nous sommes, dans cet état précaire où nous nous trouvons, avec dans la tête ce tracas perpétuel de la vie du lendemain et de la dette de la veille!... C’est impossible !.…. Alors quoi? Nous séparer de notre enfant? L'’envoyer chez quelque brute de la campagne, qui l’assassinera ou qui en fera un animal inférieur, un étranger pour nous ?... Des enfants!..: Sans doute, J’en veux, et non pas un seul, plusieurs !... Mais, plus tard, quand nous aurons surmonté les obstacles, vaincu la déveine... Quand nous serons parvenus au sommet où l’on souffle, où l’on se repose, où l’on vit véritablement... Alors, dans [a sécurité, dans la paix, nous aurons filles et garçons, que nous pourrons aimer, que nous entourerons de bien-être,
de soins, de bonheur. Seulement, ce jour-là n’est pas venu... Quand viendra-t-il ?... Peut-être dans trois ou quatre ans... Peut-être dans six mois, si ce que j'espère se réalise.
Le docteur l’interrogea soudain :
— Tu as des nouvelles de ta pièce?
L’épiderme à vif, l’auteur répondit avec brusquerie :
— Rien de décisif encore.
— Madeleine Jaubert?
— Mady en est toujours enthousiasmée. Elle se démène comme moi, courageusement, la pauvre fille !..…
L'AUPFEL 5
Mais, que veux-tu! actrice sans théâtre, ayant glané difficultueusement des succès de ci de-làä, sur des scènes à côté, comme moi J'ai été Jouaillé par raccroc, elle n'a guère de moyeus d'action. Il faut un Joint, une chance... Dieu sait que nous ne iménageons pas nos peines pour les décrocher, mais il y a tant de gens dans notre cas, aussi euragés que nous à la réussite... C’est la bataille perpétuelle.
= Evidemment, fit Julien, pensif, rêvant à ses projets persouvels, à cette clinique gynécologique modèle qu’il édifiait en songe depuis trois ou quatre ans, d’où sortirait infailliblement pour lui la notoriété et la richesse, mais pour l’établissement premier de laquelle il s’exténuait en vain pour découvrir le bailleur de fonds, crevant la faim en attendant, et réduit aux plus humiliants expédients de la carrière médicale.
Robert reprenait son idée fixe.
— Non, le droit de la vie appartient aux parents tant que l’enfant n’est qu’une ‘promesse... et cela non pas uniquement dans l’intérêt personnel de ceux-ci, mais dans celui de l'enfant lui-même... C'est préjugé, pusilla-
+nimité, que d'hésiter à user de ce droit de légitime défense contre les surprises de la vie...
Suzanne se levait, dans un geste de fuite vers sa chambre, pour dérober aux deux hommes l’émoi irrésistible qui s’emparait d’elle, il la retint, son bras l’enlaçant, tendre et impérieux :
— Pourquoi t'en vas-tu ?
Elle murmura, la voix étouffée :
— Laisse-moi...
Mais, un peu pâle, une ride se creusantentre ses sourcils, il la força à demeurer contre lui, elle debout, lui assis, décidé à poursuivre le débat, à remporter une victoire qu’il savait urgente, qui s’imposait sans retard.
ne sur ses Gone, es uen dun PE se IX fixes, grands ouverts, coulèrent en deux sillons br (ae ,
| imdicile die la déslat cb DL tout le visage. Remué par ce trouble poignant, Robert la s. ue | vreusement contre lui.
3 Liu que notre Litant vienne ne ne ce Ses yeux toujours attachés dans le vide, elle pr | avec effort : au a te . ee = Oui. tu as raison.
cet iéridur de À ai “ Fe misère, do. cette b ke de ” de l'artiste moderne aux dehors de correction etd lence, cent fois pire que la pauvreté débraillée des et des compagnons de MAPREE va 4 ie Eh bien! MOSS US
TR
l irurgien détourna les yeux, muet, soucieux. . Ro . son à trouble à sous une irritation. h
se- ni qu' elle est stupide de re un none dus se ÊE. d’une chose aussi no ! ue une 1e
rurgien, qui reprenait son sang-froid. Dre eut ération faite au moment Re orables c’est-à-dire à. ee débat, “ne: pour se ne pen
o) L’'AUTEL
mettre en communion intellectuelle avec soi... On croit les avoir convaincues, elles paraissent vous suivre, parfois même marcher en avant de vous... Mais, tout cela est théorique, factice, à fleur de peau.:. lé jour où il faut appliquer les idées que l’on affichait, déroute! Tout le vieux bagage familier des préjugés millénaires revient s'implanter, chasse, balaie le reste !... Hier, tu étais ma femme, aujourd’hui tu es redevenue la fille de tes parents !.…
Toutes les couleurs délicates animant les joues de la jeune femme s'étaient enfuies ; une détresse reparut dans ses yeux ; elle inclina la tête etsés doigts tremblants tracèrent de vagues dessins sur la nappe, entre les pétales tombés et pâlis des roses mourantes. |
— Mais non, Robert, tu ue comprends, pas, fit-elle avec une soumission douloureuse. Tu ne peux pas comprendre ce qui se passe en moi... Avant, oui, J'admettais toutes les théories. je les admets encore quand elles ne s’appliquent pas à nous, à moi... Oui, je sais bien que c’est affreux de donner la vie à un être qui ne peut pas être heureux... lorsque rien ne facilitera son existence. Mais qu'importe! À présent, je ne puis voir que ceci... il est. et le supprimer c’est un assassinat, quelque chose d’horrible, qui me fait mal, qui me révolte!
— Allons, tu es folle! cria Robert avec véhémence. Songe donc qu’à l’heure actuelle il n’y a rien encore... presque rien de plus qu’il y a huit jours !... Peut-être même absolument rien du tout, car, en somme, il est possible que nous nous trompions et que nous nous soyons alarmés à tort...
Elle se raccrocha à cette supposition.
— Eh bien, attendons !.….
— Non, déclara le docteur. C'est alors qu'il:y aurait imprudence et attentat. Je ne dis pas envers lenfant,
-car ma conviction est que le procréateur a le droit formelde vie et de mort sur l’être qu'il juge inapte à vivre, même celui-ci venant de naître... Mais attentat envers Ja femme, envers vous, Suzanne. Aujourd’hui, nul danger, nulle crainte d’aucune sorte... Dans quinze jours, ce sérait autre chose et ensuite, chaque vingt-quatre heures d’atermoiements apporterait un aléa nouveau.
Puis, d’une voix froide et incisive, il donua plusieurs détails en termes d’une cruelle précision technique.
Cen fut trop pour la jeune femme. Bouleversée, elle se léva avec rapidité et s'enfuit sans que, cette fois, contrarié, ému, Robert essayât de la retenir.
— Tu avais bien besoin de parler ainsi! s’écria-t il avec reproche dès que Suzanne eut disparu.
Julien sourit, dédaigneux :
— Tu prétends être un psychologue et en réalité, tu » ne connais guère les femmes !... Sache donc que le seul moyeu de les familiariser avec un acte brutal est de les rompre, précisément, avec la brutalité des mots qui l’évoquent... ensuite, cela va tout seul. Les idées que je viens d’imprimer en Suzaune ferout leur chemin en elle, malgré elle. Et justement à cause de la nausée, de l’effroi que ces idées lui apportent, elle ne pourra ni les chasser, ni s’y soustraire. La femme n’est jamais persuadée par le raisonnement, mais par Pimage que Pon a su graver en elle. Tu aurais vainement épuisé ton élo- quence sans parvenir à l’ébrauler ; moi, je l’ai contrainte à envisager l’acte... En dépit de sa volonté, grâce à la puissance imaginative inconsciente des femmes, elle le considère maintenant comme fait possible, presque fatal... et bieutôt tu la verras le demander, l’exiger:.. non qu'elle le désire Jamais véritablement, mais dans le but de se débarrasser de l’obsession dont je l’ai chargée.
Robert, assombri, fit un geste de doute.
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\ er RURT À LAC Y
: “ Julien se. leva et consulta : sa 1 noude. nu ns Sa fuite prouve précisément qu ‘elle. est vaincué un qu ’elle se sentait sûre de sa résistance, elle tenu tête. — Au revoir, je n’ai que le temps de cot Je patron. S'il y a du nouveau, envoie-moi um à - Trois fois ee semaine Je. ie chirurgien
dont la lésinerie. canloiates ses confrères. ébuto | faisant briller à leurs yeux le titre d’ élève de Corar
Lors belle Fébaud est toujours uote
Vrr?
di . . Mais oui, répondit l'écrivain avec distraction,
is bien loin de sa voisine, peintre de talent td certaine notoriété, divorcée, et qui vivait seule avec s ses deux fillettes, dont l'une était estropiée. ;
. Dolle ne nu pe à cette: Re de eux
Le et surtout Puron deviné Fe ut qui, « ea du jeune homme, se mélaient à a un désir vi
ee à aucun ne ‘ A Le it-il consoler Suzanne, ou quite. il la place he a ui Ners quelque café, soe bureau de rédaction .
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prisonnait. son visage une balcon) à pou- “ : que un à pie ane de mauve, sous
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nt: ce e jour- là la na au Bois qui était leur sortie lorsque le temps se montrait beau:
, soudain, un grand froid, une désillusion amère |
) récent de tai à CRRStaICE une fois de ue lime
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mation dont à se.
LE Tu aurais pu me consulter à avant d : — Mais, ce malin, tu avais dit ane ds secoua les épaules ;
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Et il alla s a drbter. ns dd Lo Sur la place Clichy, il prit à une Done ets botte ia lilas blanc qu’il mil sur le De de Suz
S en montrait toujours An us su E, bien ie Ja à sage ee qe la gêne avait dur à
Le vi Jamais elle ne risquait une: den qui
À: eût été accueillie que par un haussement d’ épaules à
agacé où un sourire indulgent, selon l'humeur de Le.
ls ont tout le trajet jusqu'au Bois, et encore un long détour dans les allées sans presque éch nge ie Mais le silence n’était ni agressif ni pé tre eux. Bien que leur pensée se continuât, 1 vergente, ils percevaient néanmoins s’épand âme et eut corps une entente très douce, de. plus plus accenluée, sinon sur les idées où les paroles qui
demeuraient figées,.e1 1 EUX, LA imoius dans un mê 1e si sentiment d'affection late:
ER nt au milieu du Are RE PE DT Ut
nous marchions : un n peu ? ? . PA SET Ent E 0 7
bois
Er par L ab jee ronces et 1e Hroussailles. Pendant | ils : avançaient, des branches inclinées frôlaient leur vi- se balançaut longtemps après leur passage; autres rippaient à leur vêtement, pour l’abandonner aussitôt, me des mains timides ct effrontées aussi de or ndiants. Ils avaient Pobseure sensation det traverser
md mnée d'a avance,
Ë dl Fe ns
pour ne on. de te et cards.
les taillis frissonnaient, illuminés de soleil ; | olles se dressaient en minuscules lames ne uniforme teinte crue; les chèvrefeuilles dE 6 pendaient aux branches, tiges de bois mince, gris, ï ndulations ne sur eee s paru
di
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Fra pe ÊRRE %
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“une illusion à à JA fois à sincère et un peu ironique > de campagne. A dem + a
— Te souviens- -tu À la Métivière ? dit Suzanne, has que le bras de Robert quittait le sien pour ue ten- drement sa taille, de | : A
La Métivière !... Cette propriété Le Touraine, moitié ferme, moitié château, appartenant à la belle- mère de % . la sœur aînée de Suzanne, mariée à un officier; © était ie à qu'ils avaient passé le temps de leurs EE Six semaines de rêve inoubliable dans ce cadre de nature suave, hospitalière, leur faisant oublier laigreur, SRE Phostilité de la famille, qui n ’acceptait qu’à contre-cœur er le mariage de leur cadette avec l’auteur encore inconnu, RE ayant déjà dissipé tout ce que ses parents, en mourant, si. lui avaient laissé de bien en d’infructuéux essais litté- es raires et dramatiques. en D
Certes, ils avaient connu plus tard des LR plus," enivrantes, mari et femme, amant et maîtresse, mais a mais pourtant ils croyaient n’avoir goûté une félicité pareille à celle qui illuminait leurs fiançailles … félicité … faite de contentement présent. et d’espoir délicieux, in- . commensurable, ‘en l’ayenir — en cet avenir radieux, splendide que leur union voulue avec obstination par tous deux découpait audacieusement dans l’inconnu du oe futur. | | | : LS +
Leur rencontre, pendant Phiver précédant, Leur mariage, dans une maison où chacun d’eux se rendait hu peine une fois l’an, avait été un hasard. Un hasard Fe aussi leur avait permis de causer, de se découvrir une amie commune, cette madame Henriette Féraud, près | - de Jaquelle ils habitaient maintenant. ee
Et tous deux poussés par un attrait brusque, ue + poout s'étaient ingéniés hardiment et ingénument
ut ntimiti inconnue de | ceux quiles entourai D Rober rt FAcUn D avait. ne Re été s ni
qu à | Elle avait promis son. existence sans presque r rien con EM ai re du ie écrivain, sachant, seulement 4 ‘elle
dcbibles, c au moins de mralo tolérance Hate | des préférences de Pautre; sinon la perfection impossi- nos y ble en chacun d'eux, une daleice inlassable, aisée, x à
Ex
; naturelle, pour les défauts qu’ ils se découvraient mu- ss
la Haintlltgaacs ét en us le on impatience | de l'autre ; Pour certaines natures, rare élite dont étaient o
| patiemment FA ie sus ne doute oie dep ndre ‘as “un jour, lorsque sa fille lui reviendrait « dés: sabusée sur ce mariage absurde qu’elle avait exigé, la tête tou our cet écrivaileur. ». ne 4 ei RU A
He ee de celle-ci, ‘dont elle raolai, Ja on mère à . s’absorbait entièrement dans le ménage de son us qu’elle comblait de tendressé et de cadeaux A l'égard de Suzanne, l’on se bornait à lui verser strictement les 1.200 francs de rene représentant sa dot, et: au He
a un Ps mobilier cossu | dont Je sy je ae ue à aies avec ie genre ultra-moderne que Robert
cune crainte de blesser à secoue faites M. n d. et madame Lauraguet prélextaient de leur âge et de leurs : - rhumatismes pour ne jamais monter les cinq étages du PR Jogis de leur fille. IL y avait bien un ascenseur, mais ni Se Tan. ni l’autre de ces anciens provinciaux, tout de suite acclimatés sur la rive sue et méfiant à P égard c des
n de ue Hood lun vis-à-vis de déve Ÿ e, Robert l’était envers Suzänne pour ‘les questions As { rielles de leur existence, et elle se montrait inten- à ent ponte à lé des blessures d'âme, Fe
pe aux Lies Hesstiiliries Le ie | is Au milieu du. fourré dans lequel ile: ‘avançaient soli- ee tai ement, Robert aperçut deux chaises de fer, sans doute traînées là par quelque. rôdeür sentimental et. Lots des ses aises. |
icitude, elle s refforeait de Hondre ol léger encore, Ÿ l'épaule de Robert, PA de précieuse
rh
e parlaient poiut il Sanbeai: he ne pensait pas, errant autour d' elle, buvant la paix verte qui + u t leur caresse. NA AN MAN NE RS Rue de | c A jo ici, et comme il fait beau, aujour- Fe
PSE
tion... Est-ce que l’herbe. et la mousse ne meurent pas sous la gelée ?.… PRESSURE le ns n’elirite pis la 4. | pierre? ee hs
: malheureuse féminité mettait dans enr existence, dif À
+ flot. obscurément irrité de l'obstacle contre lequel « sa
“Ne lui, Due e be comme repoussant la | douceur ambiante. : : ISA FERA
— Il fait triste, aussi. . N'as- eu jamais ressenti celte profonde mélancolie, que ‘la paix, la sereine force de la. + matière fait lever. en. soi... Ah! combien devant en calme immense l’on perçoit nettement Ja fragilité, LS : perpétuel trouble, la souffrance sans trêve de l’humanité!.. Ce bonheut stupide, immuable, grandiose des. | | choses, qui ne l’envierait ! te à
Flattant doucement le cou de. Robert: avec. ses s doigts | Lu dég SAtESs Suzanne railla : ER un du voudrais être une pierre, .de la mousse, un “brin d’herbe ?.. Eh bien ! ‘quand même, fur ’échappe-
rais pas à la loi universelle de Soufftence et de destruc. “AS
Robert se, serra “ fort contre elle. Sa fre de toute la matinée se fondait en un apitoiement sur ini même, un désir de se faire plaindre, d’étaler tout ce. ES qu 1. y avait de blessures, de rancœurs au fond de Lui, . cachées orgueilleusement aux yeux des étrangers. 3 +
Et il cédait au double besoin de se soulager et de. 2 faire mal à celle qui l’écoutait, moitié pour alléger sa it peine en la partageant, moitié par secrète. rancune contre cette frêle Suzanne de la complication que sa
si tendue, si précaire. RS Ps rt Il faisait appel à la tendresse 48 l’amante, autant qu nes se vengeait de la résistance de la ; Jeune femme à son
fortune mal assurée allait peut-être se e heurter, jalou
n° aurai Free la fe da: recommencer 1 en | à ‘Elle protesta, ‘émue par. l'acuité soudaine de son ac à : F cent, par âpreté. sincère de. son aveu dé désespérance. oo — Que dis-tu At HA Fe AN — Pour tout le monde, je suis fort, je suis. s confiant ; Fe on me croit orgucilleux, escomptant tranquillement un “ à ï uccès. prochain, assuré... On admire mon énergie, ma nr persévérance. On vante mon adresse : on envie mon audace ; on me craint, a Li la a de.
lances. Mais ve so tu sais que st est un | a -un. rôle”. Je suis us je suis maladroit LE
ens scène, etn ’en n impose au public que par l'effort ns | | main de son mensonge |... Ah! Suzanne, ma. Suranhe HuuèT ’ai mal! Que je suis las! | Pine ie HR PE yeux assombris, Suzanne écou-
re HE ANUS x. x t PRE l fe à à
1 de faiblesse, de suprême nor ie w’il avait parfois auprès d'elle l’enchaînaient àluienplus absolument que.son impérieuse ou câline tense des autres heures. Ils la grandissaient dans son Fe ; ’épouse- mère de cet homme qui redévenait enfant, il féllait soutenir et consoler, ue comme Île plus ee |
7 . d’eu débides de soi, vers quoi L'on lent perpétuel- | lement la main, et que l’on ne saisit jamais ; ; que l’'onne saurait s ‘incorporer définitivement ! Ah ter supplice de sentir vous visiter, fugitive, ldée!... de la pour- chasser, d'essayer de l’étreindre, de la vaincre, de Ja me au moins une fois, virilement!... et de tou re : | * jours la voir fuir, puis revenir, ironique, Rs à ie se prétant un instant pour se reprendre tout à lheure et. s’envoler, ue laissant entre vos doigts qu’un mannequin | ridicule, que. l’on ne reconnaît ins que l’on considère ñ avec effroi et mépris... que l’on rejette, désespéré, pleuà ru le rêve radieux, évanoui!.. Puis, après des heures de désespoir et de rage, perdant l'espoir de ] jamais re- , trouver le sublime tee) voici que l’on essaie de gal-. vaniser ce grotesque cadavre que l’on hait pour tout ce qui habita en lui et en partit. Ons ’acharne à parer. à celle dépouille… Et honteux, torturé de son impuissance “ > à lui glisser quelque vie, à ranimer cette chair morte, AR lon relève malgré tout lefront, lon compose son main ose
: tien, on montre cette chose Hans lou afecte unê
PPT EL 21
upe impudence angoissée : « Voici une œuvre superbe. Admirez non génie ! » Et, c’est la lutte affolée pour que la foule s’agenouille devant une idole sur laquelle soimême l’on crache !.….
— Pauvre, pauvre cher! murmurait Suzanne, caressant de ses lèvres le front brülant de homme attaché désespérément à cette frèle colonne d’amour et de dévouement.
Déchirée par la souffrance qu’il révélait, elle était pourtant glorieuse de la confiance qu’il lui montrait.
— Oui, plains-moi, prononçait Robert d’une voix presque enfantine. Plains-moi, dorlote-moi, sois bonne, très bonne. parce que je souffre beaucoup, je t’assure.… Sois forte et courageuse, car, moi, je suis vaincu.
— Non! mais non, fit-elle doucement. Tu as une heure mauvaise, qui va bientôt être finie, et ensuite ta force, ta légitime foi en toi renaîtront... N°y a-t-il pas des jours sombres, infiniment sombres, où toute lueur semble morte à jamais... Pourtant, les nuages ayant glissé, lPéclaircie se fait, le soleil luit de nouveau... Sois certain, mon aimé, que ton soleil, le beau soleil de ta gloire sûre est là, tout proche... Ferme tes yeux, dors tandis qu'il fait nuit, et tu te relèveras au jour revenu, bientôt, je te le dis... je te l’affirme.…
Dans un élan, tressaillant, il souleva son visage.
— Ma Suzanne... ma chère Suzanne !
En tous deux, leur émôtion aux causes multiples et profondes se transmuait à cette minute en sensuel émoi d’une rare intensité.
Leurs regards se confondirent sans se voir, attirés quand même par lembrassément impérieux de leurs rayons ; leurs lèvres se tendirent et se joignirent. Ils s’oublièrent dans une caresse violente, où leur anxiété, leur souffrance, tous les doutes et les remords anticipés qui
Enfin, nie. ‘eut : ‘un | léger gémisser 1e ble effort pour se libérer de l’étreinte étr je de Robert. IL l'abandonna aussilôt et se leva, ave un
Soudain désir de | ne ce lieu < où ils avaient. touché ie wi
à | peut: être he je vague effroi et ‘hi sourd dégoût que les joies purement physiques. Re ee ue . = Viens... | A UE à | - Pourtant, avant de iophente le sentier qui les avait amenés, il enlaça de nouveau la taille de La jeune 1 . et, avec un sérieux que rendaient presque tra: | gique tant de sous- -entendus qu ‘elle ne percevait. qe trop: A de er a Tu m annee re t- il. oe | AO a. À Pas un instant, au fond d'eux, sous ‘leur silence ou leurs paroles queléonques, le sujet de la terrible discus: sion. précisée avec brutalité par le docteur Julien Dolle : ‘ ne les avait quittés. ù DT ie Elle recula, baissant Ja tête, résig .. 1à eux désors ee Lun clos obstinément pour suivre la voie lle: us Elle dit, très bas : ; Lu pie : ee — - Je aime... . Oh! oui, 7 as plus qus. tout au. : monde... si Hate due h . Dans ces paroles, à: y avait moins un. aveu. qu’ une | promesse de soumission ayeuglé., 6 Me snre : Il allumait une cigarette ; elle frissonna, D ) C = Le soleil est parti. il fait froid. Re . Robert la regarda avec sollicitude. nee he te ei A cette époque de l’année, c’est absurde is sans une à» fourrure. ie ET
- RAGE 4 AR | ares fr #7, É
AU
| voix éclair ie fi
cat tds ue d due
LA
os bavardait sans ‘discontinuer, aucune . ne .
vie ambiante. se main ha furtivement cle. de . | ardent souhait de pitié, de proie ei
DS et
— Robert? ie ne tes
. Le nn nes je. vais te rence remonter seule. Pace passe un instant chez Mady. Peutsêtre y a-t-il du 0! 1veAU — Ah! si ma pee po . ne FA
Sa
et suivirent. machinalement da. Has au mê
À % Es: È T4
e | immobile, inconsciente du mouvement des passants au
ne tance de sang, de crime, en ae simp
“hâte. En haut, sur la ne le froid les
pas, et de de He us 7 À ce > soir !..
. Puis, Re elle se cépitre hantée d’une ae "La- bas, Robert entrait au bureau de poste. Elle demeura
tour d’elle, jusqu’à à l'instant où elle vit le jeune homme ressortir, tenant à la main une enveloppe qu'il glissa . dans l'ouverture des « pueumatiques » LE de ler ra … pidement par la rue de Douai. | Elle vira He. et reprit sa | marche lente,
cité. | fi NAT Elle s’arréta, area out ohorait ot re d'elle. Ses yeux éperdus errèrent, appelant à l'aide,
dans ce > vide immense de la rue urbaine, où tant dev vies
ou propres : nreents ra Roi LA
Une bouquetière rit tendant son nuit à “tait celle qui avait vendu, quelques heures auparavant, Ja nie de lilas ue “qui à présent tout là bas,
D ruche | Machinalement,
elle: reprit sa route
ire
so. les à des ges de fonte qu à à des wone
réels végétaux. en CS AE Il passa la tête au travers d'u un. carreau ouvert
. dans la cloison d’une loge.
— Mademoiselle Jaubert? AS .
Une voix claire et jeunette RE empres
| Nes Oui, monsieur, elle est chez elle... Mais
vous, elle va sortir, elle a reçu un (C petit |
à \ l'heure. re - ne 2 Robert laissa errer avec técce à ses
* flleté qui lui parlait. Dix- -sept ans au
pâle et rond, où luisaient une pelite )O
‘à rise et des Jen bruns comme les ju D
De
Une nan joyeuse ; et, a a clair, plus juvénile : RS nn duel Per Ah! vous tombez A pic. | Justement, J'avais. ävous |
ed ouvre... ue une toute petite minute
: ÈS fille. regagnât sa chambre, et pue dans lé . nn . SN ue
Dos mousse, et ta chambre à coucher dont la por- ;