APS ARR TETE
ut e se récria : Pros Mi WE
ï — Vous êtes cruellement injustel… NS AE as insista : Re RCE 6. !— Si, vous avez perdu l'atome de ces mon. ‘ét ur
| . c’est vous le véritable, le seul coupable, car ce sont vos théories qui ont entraîné Robert et soumis. Surannes LT acte qui a été commis vous appartient tout entier, rc vous êtes responsable de ce qui pe
vi + ie s’écria avec irritation : | cs AT Hs A te En somme, que voulez- vous qu il arrive de. si né. : 1 faste? Vous faites du roman, ma chère amie |. 4 ail-
leurs, je ne devrais pas m ’étonner… . Vous suivez votre a toquade.… votre conception impossible d’une humanité. Eee bridée, châtrée !.… Je devrais me rappeler que ‘yous niez l'amour, que vous prétendez que l’homme et la . femme peuvent vivre dans un état de chasteté complète, éternellement ! ce | CR QUES RAA . Madame ri eut une dénégation caluie AN or à — Je n’ai jamais dit cela... | FT Le j jeune homme se rebiffa, avec une amertume où | un trouble vague se faisait j jour. | Aa a … — Ah! derdon te vous avez peut- être oublié, mais moi, je ne perdrai j jamais le souvenir de certainé COn- : fa versation qui eut lieu ici même, sur ce divan, entre: Vous Ne moi! Sj vous tirez quelque orgueil de penser que vous m'avez abasourdi, je vous le confesse volontiers! Lt pa Et j'avoue en surplus que, malgré que six mois se soient écoulés et que j'y aie souvent pensé, je ne m explique Encore ni Vos paroles, ni votre conduite, ui voire pensée. ÿ GE Je ne ime doute pas de la femme que vous êles réellement. … ILwous a plu de jouer au Sphinx avec mOi, et Fa ; He que vous y avez pleinement réussi ! Ho.
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s épautes à in-
| révélé mes es donné Le: raisons réelles qui me come. us de vous repousser. ; 4.
Le jeune homme eut un rire un peu forcé. | 4 ne pau. - Soyez franche! Avouez que je ne vous plaisais î past. Si vous aviez eu pour moi la vingtième partie de ce que Je ressentais pour vous, toutes vos théories | se seraient bellement envolées. | Sans Je regarder, Henriette Ai avec une douceur jh à finie : He PR : à — Vous pouvez croire ce que vous voudrez...
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Il eut un imperceptible frémissement et ses yeux de : à
ne s'aritèrent à la silhouette de la jeune femme. . Grande et mince, naturellement élégante, son peignoir qi a étoile claire de forme Louis XV, l’habillait délicieu-
sement. Et, dans la grâce de son cou nu, de ses bras “ou | découverts, de ses. cheveux bruns légers, noués à la
hâte sur sa tête, il y avait quelque chose d’intime, de . voluptueux — — de très inusité enelle qui, d'ordinaire, ne se laissait jamais apercevoir autrement que dans l'aus- |térité de robes de ville ‘sombres el correctes. ; À — Quelle coquetterie, raffinée vous avez! s’écria-t-il, plein de rancune et de sensuel émoi.
: : Elle tressaillit, péniblement touchée Bar cette accusation. EE on RDC A f
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LL — is vous êtes injuste! pate, Et Julien eut la stupeur de voir subitement briller
| deux larmes dans les yeux de son amie. D'un geste fougueux, il se précipila à ses côtés, Ven-
k É laya a avec un cri de triomphe LISTE |
— Ah1; je savais bien qu’ au fond, vous m° aimiez Lee à Ses lèvres couvraient Je visage de la jeune Fi re dt d'une caresse chaste infiniment tendre, car re 4 - la croyait domptée, vraiment conquise, et un attendris- 1 sement montait en lui. rs Mais elle ne tarda pas à reprendre s son ne on et elle le repoussa, échappa à son étreinte avec une douceur pleine de cette fermeté à laquelle on ne résiste pas. 0 = à: — Laissez-moi, Julien. Encore t une Jois, il ya | Na- lentendu entre nous! © es Une sensation pénible, un patent aigu S ré : pandirent en le jeune homme. À , | — Henriette! s’écria-t-il, soudain Pa 1e une colère a et une douleur naissantes. | AT 1" Ellefitun geste de supplication. M Non!... Ne soyez pas violent et cruel ! Ne louée pas cette brute méchante et vindicative a "est l’homme croyant qu’une femme se JOUGAELUL RE CS Hs apaisait, par un lie fort. | | De à — Ah! vous êtes inexplicable! murmura-t-il avec A plus de lassitude que de dépit. | he Ebune vivacité lui revenant : | > Mais, ces larmes ?.. oo ces larmes ?.. . Car, enfin, je les ai vues! J’ en vois encore la trace !.. Pourquoi en a si vous n'avez vraiment pas pour moi l'ombre d’une affection. si vous ne ressentez : pas un sourd regret de votre obstination à me Tépous- A . + "ser The | : ; oi à Ellé se leva, très pâle, elle aussi, avec une allétation | . dans sa voix si harmonieuse, si posée d’habitude. oo — - Pourquoi faut-il que Je vous répète ce que je vous . … ai déjà dit?... ce que je vous ai expliqué un jour avec “ia calme et que vous voulez que je recommence ce-soir avec le RORRS, LÉ énervement où m'ont jetée les angois-
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ous à me tre . el à à me regarder souffrir !. ! . Il la contemplait avidement. HN Frans Tout ce que vous dites, c’est reconnaître que vous. m’aimez. Alors, pourquoi : vous refuser ?.. . Soyez à moi... 4 ma femme, ma maîtresse, ce 1e vous voudrez! Vous : savez bien que vous n avez He à me commauder… Je | vous obéirai… DA ARR NT DRE
Elle avait recouvré son énergie habituelle, bien qu ’une douleur, un trouble sonnassent toujours dans
+ son accent. + à : ie — Ce soir, comme autrefois, comme plus tard, 1er “vous répéterai exactement les mêmes paroles, Julien. ie libre, je serais votre femme. M.
Hs 'écria ur 2 | ; 22 Vous lé tes, libre: De sur Ele riposta avec une pareille vivacité : | ". a Selon la loi, oui, mais non pas selon ma cons: Fe cience!.. nn oo — Vo vous créez des devoirs absurdes!.
+. Elle répondit âprement. NT : . ce Pos “ue Appréciez mes ‘idées comme vous Ventendrez, je Ne w en changerai DAME de ue
©. Julien fitun grand g geste, se Fm sur le divan et reprit. “dus ton plus calme, avec une obstination : : vi
: ie — Vous savez parfaitement que je serais un père dé- 1 | voué pour vos filles ? ue Elle sourit avec une ironie énervée: es “S = — Ne-prononcez pas de ces lieux communs! Vous ss “leur enlèveriez leur mère, voilà tout! ne nu Ileut une révolte rageuse: Se AE NE après. tout? N’avez-vous pas le droit d’être ‘ju 7 | héureusé, de vivre ?.… Est-ce à votre âge que l’onse sèvre des ] IIS d’ amour, pe se faire la a les-
clave de deux gamines !. st cri VEZ-v vous qu relles en sauront gré, plus tard, pauvre dupe?.… Henriette jeta avec un tendré fanatisme : SU ORNE — Mais, je ne leur demande aucune reconnaissance, maintenant, ni jamais, pauvres enfants Le Comme vous et la plupart des hommes et des femmes, vous avezde fausses idées sur vos devoirs!... Que de droits iniques . 5 vous revendiquez ! — Je vous ai dit l’histoire de mon mariage... J’ai épousé M. de la Ferronnays à dix-huit ans, n’étant jamais sortie de mon milieu familial provincial, Vaimant de tout mon cœur, ignorante, innocente autant qu’on peut l'être. J’ai eu mes deux fillettes en un espace de temps tres rapproché, et presque tout. suie, une épouvantable douleur est venue fondre sur moi... L’aînée de mes enfants, quoique délicate, avait Un e à un terrible mal héréditaire provenant de la” ie famille de mon mari, mais la seconde, à peine née, pré-
#) sentait d’indéniables symptômes de la coxalgie qui en
S a fait une petite martyre, malgré l’ amélioration que lui
apportent les années et les soins énergiques. — J'avais
acquis la certitude, que tous les enfants que me donne-
rait mon mari devaient être plus ou moins marqués de l’épouvantable tare qu’il avait dans le sang... J'avais.
- alors vingt-deux ans. Je ne me crus pas le droit de risquer de redevenir mère... Et, à la suite d’ une ‘séparation dans laquelle ; je m 'entétai, m ‘efforçant de faire par-
He ‘tager à mon mari des idées que je. crois encore saines,"
nr : une lutte sans treve se leva entre nous, devenant de plus
je #\.*en plus âpre, jusqu’ au jour où meurtris, suprémement |
FU | las, ous nous résolûmes au divorce. ca PAR, \ Julien l’interrompit : Fi ul te — J’admets tout ceci, mais où je ne peux ‘plus v vous |
approuver, c’est dans votre sacrifice ekagéré, ue
d’aujourd’hui. Fr pe
atraire, nécessaire à ces spas | ue - et iln "est que bien juste que ‘o leur donne. is
tee ou droiestà sf En — Vous avez été victime: dr Ron a J’ étais inconsciente, mais, Sic ’est une excuse, ce AA 24 à n est pas une raison pour me dérober à mon devoir: 0e ; . — Eh! qui. vous empêche de. l'accomplir en deve- ss nant Bet do à (1 4 ; :
Se Le regard d’ Henriette se voila ; une rougeur envahit ae) ; à son visage qu elle rajeunit exquisement. | je Oh! non, murmura-t-elle, Je ne serais js plus à elles, si ï étais aussi à vous !..
Il tressaillit, ‘orgusilleusement remué par l’aveu ca “ché de cet accent. Il se fit tendre et persuasif. Fa oo — Quelle folie de se refuser au bonheur auquel on PR . droit! dit- il très bas, ses regards rivés sur elle avec His rs + Le Vans Elle secoua lite ne ic Je suis persuadée, au contraire, que je n’ ai plus droit au bonheur dont vous parlez.
le ra Quelle absurdité !. ne Re NTN AA AE Elle affirma : a Da \ — Non. J'ai tant réfléchi durant mes heures de tra- | vail solitaire... Je crois que le temps de l'amour insou- ciant, égoïste, doit être infiniment court pour l'homme comme pour la femme... Il cesse dès qu ils ont donné la vie. . Alors, leur dorée s'oriente dans une voie de Fe dévouement naturel qu'ils ne quitteront plus, sinon au : A moment de la vieillesse et de la mort. J’ai eu ma saison... w ; + Tant pis pour moi si les circonstances n’ont pas permis à 5 qu ellé fût plus heureuse et plus longue.
Julien haussait les, épaules. à
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