‹ L'autelChapitre 31 sur 62 · L - Déatitade · texte numérisé non relu

L - Déatitade

Les mains croisées, le buste un peu courbé, les yeux .

Joseph-Pol devenait Pie révivant son rêve avec une

Oui, oui, je vois. Oh! je la vois! murmurait-elle

bien pourquoi elle rabroue avec tant de colère son servie

Le Comprenez donc! or le divin et dd à noie pour Jésus a pénétré son cœur... Sa vie habi-

ie oi lui pèse, toutes ses he LE re | odieuses. Ahman a été, comme d'ordinaire, faire sa | tournée au grand marché qui, chaque mois, réunit les . hommes des tribus les plus. éloignées... Il a parlé à des. chefs opulents, il a vanté la beauté de Magdeleine, il a veille. des curiosités el des désirs, obtenu des promesses de visites... il rentre pour rendre compte à sa maîtresse “ desa mission, mission qui fait horreur à celle-ci, maine tenant qu’elle est touchée par Pamour..… l'amour im- mense qu’elle ressent: pour Jésus. : LILAS

| ci bondit, tout enfiévrée, la voix claire: :

Ft eut un cri: :

oui! Oh! je comprends! Re on Et, É voix de Pavertisseur retentissant dans le couloir,

. — Ah! vous verrez! cria-t-elle radieuse. Je les aurai, de

les yeux de votre Magdeleine !

Robert haussait les épaules, plein de rancune et de. désabusement, Cette fille était vraiment, folle de s’enthousiasmner ainsi pour les élucubrations saugrenues de : ce poète marchand de vin! À

Aussi, la comédienne ayant quitté sa loge, dit il avec.

une amabilité affectée :

. — Venez-vous dans la salle, La Boustiére® Péudaat que Pon joue, cela n’a pas d’inconvénient, personne ne

vous voit et l’on recueille parfai des impressions intéres-

santes.… ee PNR LR

[se réjouissait d'avance des camouflets qu allait pro Fe ion recevoir l’auteur. e

Celui-ci asquiesça, naïvement reconnaissant. *. — Bien volontiers! Je vous remercie de me piloter.

Lorsqu'ils parvinrent dans le couloir longeant les loges

de premières, celui-ci était entièrement vide, blanc et. lumineux. Là- bas, deux ouvreuses classaient les pardessus : = . | à

Name je ne me reconnaîtrais dans ces corridors.

. “cuivre.

Robert poussa le battant de nn dé l'entrée fe fau. “ et les deux hommes s ’adossèrent à. la F bus des D. qui la bordaient. M $. y C'était, dés abord. dans la demi-ombre ‘e la aile ".

. l'apparent silence du public, une impression de mystère et de recueillement, qu’animait étrangement la voix des acteurs, à la fois naturelle et factice, très distincte et très ; es

lointaine. Lo FA | “Reda

Tendant l’ oreille, impressionné, Joseph. Polessayait âe* e

reconnaître la scène qui se déroulait sans y parvenir, le |. cerveau en désordre, éperdu par cette idée qu’une foule | était là, muette et attentive, SUAARE le développement

de sa pensée. ie

| Durant un instant, le pouvoir d’ un auteur lui parut dé-

‘en asser celui d’unroi. À

Robert le toucha à l'épaule, murmurant :

— Ecoutez... s ; He “on parlait dans la loge contre laquelle ils s appuyaient. | . Deux voix de femmes alternaient, en ce susurrement discret des habitués de théâtre, avec cetteexpression vide, ‘4 frivole, gentiment niaise qui dénote la jolie femme,

— - Mais, c’est Quo Vadis ! ee s

D Cest joli, en somme... Tenez, le corsage de la :

d femme... la blonde, là-bas, qui a des tresses roulées sur Ù

les tempes, on pourrait porter CA PÊtE:. à

.— Oui,.en pinçant un peu à 2e taille, cela lai un de ns blouson.

1e Un grand silence ; püis :

— Est-ce que ce sont des Vos te Fe Oui. Non. . Regardez sur le programme.

F He ne peux pas, je l’ai laissé tomber. : J'attends An sn)

dré ii HSIBeR à à sa técherche.

Li É $

À aus

Uni impe perle ballement fusa. de = — des

mari ne sera libre qu’ à la même heure Ce | — Peut-être bien. il na pas diné à 1 maison. “ii — Tiens, voilà Jacques de Caula… Oh! comme cela

Par) 1

Oui va mal, cette barbel!.. RE De t:

+ » t# : | 4 RCD: 4

— Je ne trouve pas Le | a NN

.: — Oh! vous! vous avez de s goûts dépravés!.… at Un petit rire et encore une pause. 1, OT GT

. | — Si... décidément, ce sont des vers. ANA | Moi. je n’essaie pas de deviner. “ail n’y 8 qu à Jai > . Comédie-Française que Je suis tout de suite fixée. Fe

11 Eu effet, ils scandent...: : D nn AE — Cé n’est: pas cela. a est : à (enr façon de marcher sa en scène. ie È a ne +, — Qu'est-ce que: vous racontez ? | HEURE A va . Chu, ]e vous assure... VS Es Le an

La Boustière eut un brusque recul et regagna ile cou- Mir. Cr | u un | Quelles on s’écria- t-il ne Comment de | … pareilles créatures sont-elles admises ue une salle de. | spectacle!... Ce sont des cuisinières !. URI RS NS

Robert sourit.

| — Ma foi, je les imagine, au contraire, fort jolies, très élégantes, et « du monde », { - à

Ils se rendirent à l’autre entrée. Là, on ‘causait pres- 'e

que haut, voix d'hommes et voix de eo mélées, ton.

libre et familier, allusions montrant qu’on était entre ” Mas

ie rates et théâtreuses. | Ne ne de ROLE UI Cr — Vous avez vu les cabinets?.… Epatants L.. Art nou- “4 Ne veau et confort... | Hoee NA PRE

— Super ho mais je trouve un peu répugnant de les. A étaler c comme ça!.. RE

| a ouvrir. te parie quand is EAN |

! jour qu’ on puisse admirer, elle me l’a avoué. À

| ee Tu trouves cela . cette coiffure de fus: un rie

ques — Comme cela !. Je l’aimais mieux dans son dernier.

rôle. DA ec | | nt

— Mais, mon petit veau, elle nent une Espa- “

nole. Carmen et la Magdeleine ne RaEnE pas avoir la

HOÈRE téte?.. AA D :

ee Avec ie !... On se fait la tête qui vous “al Ni:

trois donc que tu UE à une gruel... J'ai Fous mon

fe ie ASE | |

D Là Magdeleine!. : Ca n’a jamais été Ia Magdeleine, | ds no ça, c'est la belle Fatmal..

A0 Dim Caula?... Oh! ma ie € est un chréon ÉTAT — Tant que cela!.… Je croyais qu il ne se fatiguait |

past | | |

— Qu'est-ce que ça : CT . [la de ces ti

cu eue

pa Oh ! écoutez donc! C’est épatant, ce in :

x a oi 7 DANS JD AS. Ir SÉRIE RE MA ENT ji ù NE un = Je ne sais pas... Je ne distingue jamais ce que Eu LUE Sa | trouve joli. . mais, ça me frappe en gros. . she es EE \ TE on = Ils couchent, Caula ef Mady?, 2%), 2 en . — Tu vois ce vieux patriarche, la. bas ?.. “Je Paire

quelque temps comme domestique.

: — Il a une gueule, d’ambassadeur. Fi je - Je crois qu il Pa été anciennement... . Seulement, h : . on se grise et il accueillait mes amies — des femmes du : rue monde. mà

D -Ohth ler. |

SMS . En les appelant (Cm a peite chatte ) » et en les do ‘embrassant dans le cou. | 1100 SUN Moi, Je voudrais voir qe chameaux et la danse du pe “ventre !.. et Rien

Lu : oustière entraîna Castély.

qu Wu

ra +

FE

. : — Ne vous ie Hralpes. ne re Robert : avec une amer à

2 Das vi + tume qui échappa au provincial. Ce n’est pas cela qui . 4 vous empéchera d’avoir une bonne presse, demain. tai Ony a mis le prix. | ne ee . “ L'autre eut un Loi geste, .un fanatisme dans ses : USE . . yeux de rêveur. ie ee + . — Îls ne comprennent pas ! !... Mais, ils Net à a s peu À peu. . C’est une cation à ae ; . Il n’est pas Re possible que la troisième partie ne les empoigne pas ! ë s L. Robert haussa les épaules. ie dois

— Croyez-vous ?.… | Ne

Cependant, de plus tard, retourné dans les coulisses, il entendit des applaudissements retentir, spon- | tanés et nourris, il eut un mouvement de contrariété. £ : Ne Qu'ont-ils, ces imbéciles? AT ARSE

Il semblait que tout bravo accordé à La Ron bn Ji | fat volé, à lui. Il ne respira, soulagé, que la toile défi-

nitivement tombée sur le dernier bles de la Résurrection du Christ.

Lombez passa en courant, l’air enchanté.

4 — Mais cela marche! Réjouissez-vous donc, mon Hu her Un succès en chirôtne un autre pt AP

- Castély se précipita dans la loge de Mady.

— Enfin! vous allez peut-être penser à moi, à présent? | à lens Son fard fondu, de la sueur me sur son front, la] jeune fille l’écarta en riant.

. . — Ah! laissez-moi à ma toilette, s’il vous plait! Al- | lez donc chez de il a à vous parler !… | 4e Il ne s’attarda: pas à la familiarité amicale avec fa: e # quelle elle prononçait le nom de son camarade, toutà Ja trépidation douloureuse de lPauteur parvenu à Pultime moment qui précède l'épreuve décisive.

— Oui, oui! Mais, pour Dieu, dépéchez-vous 5 0RS

st ne Ê res ! \ \ ++ E

sav 0 L est. nu

Il ne faut pas s indisposer le.

— D Le et je suis votre Madelin. Oh! “le Fe \, Je n'ai besoin d’aucun effort pour la vivre! se Hobert trouva le comédien entièrement nu, dans fa É og oge, étendu sur un divan. Une vieille femme . à Pair dé- ee & cent le mas$ait avec Soin. Me a de Castély recula. — Pardon A ER . | a Mais l’autre le nn en Tant ace 5 “e Le . — Entrez donc | Oui, un procédé à moi. de préfère e. un bon massage à huit heures de sommeil... et ça a l’ahe d’être plus: expéditif. Dame! vous autres au- . ‘. teurs, vous n’imaginez guère l'effort intellectuel et a or … porel qu ‘il nous faut donner pour — comme vous dites, rendre vos œuvres !.. . : A # — Vous désiriez me > parler, m'a dit mater hole à : Jaubert? É à HAT PA à Devant Caula, Robert alfectait une 8 grande correction . L à propos de Mady, peut- être Robe forcer Celui: -Ci à en. ” observer une pareille. | as .. — Vous parler? Ah! oui. . Vous savez, au deuxième | acte, lorsque je murmure dans le cou de Madeleine ce A . petit couplet poétique ? Voyez- vous un inconvénient à : ce que, ce soir, je substitue à vos vèrs une courte pièce à Puerte comtesse de Mouchy?.…. ÉARCnS très bien ap- Pr. | propriée à à la situation. À Fo sursaula.

: + Par. exemple !. IE :

— 7-0Bt. vos vers sont délicieux, Je n en disconviens

; Se cé LS ec

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