‹ L'autelChapitre 4 sur 62 · RATS · texte numérisé non relu

RATS

. cette heure, il était trop tard pour souger au Conserva- Ra

toire; d’ailleurs, elle croyait pouvoir s’en passer, em- is plie de toutes les illusions de ceux qui n’ont pas poussé Se dans le terreau dramatique. Elle $’était jetée dans las mêlée et s’y débattait énergiquement, Lusaut avec fierté.

ses déconvenues, ses souffrances, peut- être ses bn

; Sans qu ue.

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jut

ci»

se “Lowbez a a trouvé Bbmaie Lo Jai rendez Fe | avec eux, tout à Aooes Je crois aus ça y est,

Qui? Rae Do est. -ce a Oh! ce Lombez!.…. : pourvu ne nous ménage ue encore une ? canaillerie !: ju

da réussite était dénitie s son corps, je made us -A bout de forces, à bout de patience, elle aussi, comme. “ HE | Are NE

| Ce: SES # \ L ? MAR UN

Il prononça, la voix altérée : | Re os FL. — Enfin, qu'est-ce qui est en train. Cars depuis ce. /, quinze jours, vous ne me parlez que par énigmes. Le paravent s’écarta, Mady parut en corset, agrafant ra + jupe de drap noir colant aux hanches, sans coquetterie ni impudeur, tout à la fièvre qui. la possédait et. ù qe gagnait son interlocuteur. Ve — Sur la table... Lisez la dépêche que j Je viens der re-. + SE cevoir de Gaston Lombez. 3 Se Le jeune homme se jeta sur le papier, sans un de 4 curiosité pour l'actrice qui, à présent, enfilait les = manches de son corsage très simple, noir, échancré sur du drap blanc brodé de soie noire, fileté dor et dun | minuscule biais de velours vert. LES Elle était grande, d’une minceur ao à sans 4. " hanches, sans poitrine. Et, pourtant, nulle maigreur, \ un idéal étirement de lys mystique. La beauté étrange a il de son visage surmontait et complétait ce corps énigma- tique d’éphèbe et de vierge. Un front, bas, d’une porte “ éclatante, ombragé de cheveux noirs caressés de lueurs - ss métalliques artificielles, un nez long et mince aux nari- . nes mobiles, des lèvres étroites, impérieuses, qui, dans 0 le sourire, s’épanouissaient voluptueusement, enfin des Fe yeux sombres, d'expression changeante et profonde, lui à composaient un masque de tragédienne moderne née. “ C'était l'idéal physique des Dérothes névrosées, inquié- je tantes et complexes à l'infini des œuvres dramatiques tu siècle, dont elle avait également les nuances déconcer= a tantes de gaielé enfantine soudaine, presque candide, Là

oneries, l'arrivisme nenins: qui, ts n’empêche pourtant point l’âme de souffrir is v Pesprit d'envisager nettement la honte qu dE

« No avons Fla Le C’est cidément le numéro 3. eporte- -moi à la fiche, et pas de gafte. On Vattend pour enlever l'affaire définitivement -et arracher la signature, ue : Soigne ta toilette et ton dialogue, sois duchesse et fau- ve ue Saint. Germain. Tu sors: du Conservatoire, tu 48 7

de passe- Hoi tu as fait partie d’une des avec Coquelin. Trouve-toi au thé de la rue de Sèze, à cinq . : heures précises, avec Yvette, qui est prévenue et don- . . ”

re

nerà aussi A ferme: Vous ne nous attendez pas. ae hr

Bifluenégrait je te dis avec sthcÉre il Dur réussir ie PE aujourd” hui ou passer la main. Maurice Sallus sera avec x ni une femme du monde. Ed: feindras ostensiblement de ne | pas le Voir, cet a femme partie, vous. vous serrerez fa

D'LOMBEZ "ie ee

és AA UNE y … Robert jeta it Da er. sur la tble. D 0 Que.d' intrigues ! fit-il avec écœurement. Puis, ii | ajouta, laissant percer son désappoilement : — Et moi? Je ne vois pas trop. quelle place d ai ile À dédins. ï A RL À a

La jeune | fille eut un geste on vai te pe = Laisse- moi donc faire, je suis EURE Ca on

I Ja considéra souriant, avec une ironie amère. : See er

— Vous jouez un joli rôle, ma pauvre Mady!.… de | Elle se plauta devant lui. a # — Ah! mon cher! s’écria:t- elle no voix dure, nous wen sommes plus aux délicatesses, pas plus vous que moi!.. . Lombez a raison... il faut passer la main. ou ne die résolument plonger. en tAchänt: de ramasser le moins : de boue possible. Bah! on s’en tire, avec de l' adresse. 0 L. . — Et quelques éclaboussures.… . termina Robert... Li

Elle fitun geste vague et, sur le même ton de raillerie me ue - ae nn . — Qu'importe, si lon se brosse, une fois parvenus | ; oh | | 4 NRA EE :

à Dr auteur reprit le télégramme avec une violence sou e daine. ‘ MAT Fe Ë de Ce her. ; / on drale la silhouette louche de l'individu.

Taill

. par He servait al, des méplats accusés sous ‘la: peau A parcheminte, une moustache noire cirée : à ensemble de

ue le « nées trois »? | | avec. vivacité :

no lui fera t-on ?.

vint vers lui. Et, à a dt à fois, à fou de :

— Vous n avez pas d’excuses à me faire. Vous n n°? vez dit que la vérité. NAS Al Il prit sa main, d’un est ctucn ee et : spontané. …. — Non, Mady, j je sais que cela n’est pas. — Cela n’a pas été, c’est vrai, fit-elle avec douceur. A d’autres que vous, je ne le dirais pas. LA vous, je le is |. certifie, aujourd’hui. . Jamais j je n’ai fait marché du dé sir que les hommes peuvent avoir de moi. < [ne la croyait pas. N'est-ce pas la manie de toutes ces pauvres filles de jurer de leur pureté... relative. D'ailleurs, en loccurrence, que lui importaient ces détails d’une alcôve à belle il n’avait jamais prétendu? ‘ Pourtant, un malaise inexplicable le gagnait à songer à l'intrigue qui se nouait — peut-être parce qu ’il sentait | qu’au fond, il souhaitait ardemment Y. être mélé, en pro. : Da fiter. RS UE | : a …. — dé ladmets, Maës… Mais, ce es rwrai? ci | : | Elle eut un bed n d’ Eos ce nee s’entr’ouvrirent, elle sourit, une double expression de. malice et de volupté éclairant son visage de sphinx. — Soyez tranquille! je saurai me défendre... fetes Et les yeux sur la pendule, elle attacha sa voilette, 4 | posa son étole sur ses épaules et prit ses gants. | Po D . — Filons !:.. Il ne s’agit pas d'arriver en retard. Fe ARE Dans la rue, elle demanda : : Se é | — Vous me conduisez? dune ROLE je y ae Déjà Robert hélait un fiacre. ou Pr Hoi Naturellement. SRE" Le > 1 Dans la voiture, leurs yeux se rencontrèrent, débor- Ù dant d’une singulière émotion. Robert se détourna le hi no : premier, et, renversé sur les coussins, Je front soudain He

DAME L yL |

, tout Rprdené 3 des émotions qui cr enserraient : = Voili. il faudrait pouvoir faire de l'art Les

4 et. on s’écœure.… où“l'on la faculté et le goût de

due, “de créer… “

. Elle ne répondit pas, dérobant. son visage, ainsi que | ù

e je femmes ont coutume de le faire, lorsque des larmes … involontaires et qu’elles jugent intempestives viennent Fe RS leurs paupiéress "US er AT devina son émotion. Il La partageait. Mais, comme ; tous deux. S ’apitoyaient uniquement Sur eux- -mêmes, aucun geste tendre ne vint confondre leur trouble. Unbrusque cahot coupa leur rêverie. Robert atteignit houlement l'éternelle cigarette; Mady tamponna ses 5 joues d’une DonDe ie tirée du petit iouoaur Do dans son corsage. | |

rellément, sans s’expliquer davantage. re Elle répondit aussitôt : |

avec un 0 = ve La Bénétiére | pagne; enrichi par sa mère qui possédait d'importants vignobles. IL fait de la poésie chrétienne... il a offert

dicique on d’énorme. Mon Dieu, ce n’est pas abso-

An

; peer sans valeur, mais si bizarre, si peu sa la note.

tee EC quel homme est- en demanda: Robert tout natu- :

Do = & est un SE garçon, élevé en province, : aux idées :

. petite Abies de de Cha ;

À sans PUCES à POdéon, à ie Comédie- PnsAse à la

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Rat T

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ie

| métier de rabale de ue pour votre a | Elle se rebella sérieusement. 4 > de — Vous êtes injuste, à la fin! Je vous affirme que cette fois, l'affaire est tout à fait loyale l.4 ke : — J’ enregistre « cette fois ! »- interrompit ki jeune 4 homme.

sance nie ce La Eu chez sa maitresse.) | de — Il a donc des maîtresses, ce poète chrétien? : = — Mais non... la maîtresse de Guy... Cellé dont le mari est commissionnaire en vins. Quoique ne s’étant jamais occupé de son champagne, M. La Boustière a | cultivé les relations qu’il lui procurait à Paris, chez ses . fournisseurs et ses clients. C’est ainsi qu’il est allé “he | les Wolf .. Naturellement, Guy lui a été présenté. Un sr couritriste théâtral, veine! Il s’est épanché, il a conté : ses efforts, ses déboires, son ardent désir de voir surgir F: de l'ombre Ja « Résurrection du Christ ! » Ro — Rien que cela! “ Ne En 4 RON ER — Parfaitement ! —— Alors, après lavoir fait un | peu * marcher, par blague, Guy a, tout à coup, songé à moi, : à vous... Il a pensé que La Boustière étant riche, féru : de théâtre, il pourrait commanditer une entreprises ; “ | et Lombez était tout indiqué pour faire prendre COrps à à cette idée. C’est à quoi l’on travaille rue une quines Zaine. . "| SOS bent réRéch at frappé d’une pensée. : a — Je ne For ERenis pas! Guy a déjeuné ayec nous ce matin, et il ne m'a parlé derien. .

—- Dame, mon cher, vous effrayez un peu : vos. amis. Tenez, si vous voulez que Je vous le dise, c'est moi Ft ai défendu à Guy de vous prévenir. avant cu Vaffaire : ” fût certaine. | ESS

ment je vois les choses. … Une fois que one pris ad direction des Folies-Parisiennes… te il tressaillit. NAS ee) : Fa — - Comment, c’est cela dont ils ait. ANA ST ER “ii avait 7 ‘qu il était question Fr iqu te Bodies ee i ette Jolie she ce vénitable théatre... 1 ne LE Mady D phau | je

ie — Rien moins! La boîte à fours, c 'est vrai, depuis Re.

. js bah L. je ne la crains pas, moi, avec une

- E, c’est ce que je veux, je ne marche | … Joseph- Pol endosse

us pensez, cette baraque est en ruines. ar ne, pour la mise en état. de lé FOIE et du calo-

: du puis, Fe. vous ile répète, son he chrétien est. on le ÉAUe quand « on à vaincu la douche a il

he on n’est. pas dubiine à ue oo t ; sn à autrement LUE dans un langage convention :

plus re in a dou rimitivement son texte en hébreu, et sa pièce est une traduction. . Cela garde \ empretute sauvage et fraîche très surprenante. Je is Magdeleine.… et je vous assure que ce serait inté-

… ressant ds me voir Lo à dans la Soirée interpr cette Magdeleine et la vôtre. Car elle s ‘appelle Lu Magdcleine, votre chère bonne femme, ‘comme moi l

1% regard 4. dehors, la ] jeune fille eut un a petit

sourire, ‘dei amer, demi moqueur. n AA :

2 — Ou, du mois, la femme que vous apercevez € En à

\ moi... Vous vous trompez peut-être, cher ami! ! Le

Perverse, névrosée, compliquée, elle l'était si peu, en. . réalité, malgré sa: menteuse silhouette!

sh répliqua vivement, avec un égoïsme candide : ‘

— Qu'importe, du moment que je vous suppose. ainsi, et que cette illusion m’a permis de bâtir un si. > curieux, que vous rendrez admirablement!... er

+ Elle déblaya rapidement - — parce que la voiture tournait le coin de la rue Vignon et s ’arrétait devant Pétass : blissement de thé, aux larges vitres voilées de discrètes. Fe - mousselines vert-pâle incrustées de guipüre : … — Je veux que la pièce d’ouverture soit la vôtre, ac-. compagnant le drame La Boustière et cela, avant. un

mois, vous entendez! . Et, vous verrez si à nous tous, nous saurons mobiliser la critique et organiser un succès ! e .

M Un vertige montait à la tête de Robert il sauta sur le. CS

| trottoir, les oreilles bourdonnantes, un brouille devant ie à . les yeux, tendant machinalement la main à sa compagne, ÿ ‘qui descendit, leste, avec un froufrou soyeux de ses. dessous, surgissant de la voiture comme un grand iris. 1 j noir vivant. va eh

. ouvrait, re le battant. ee Mady l'arrêta. k A et er Pas vanne Vous ne devez pas paraitre aujour-

Re re HR à ; Poe 4 — Use moi entrer, 3° me cacherai dans à un coin,

Ellé réfléchissait. ME EAU i Oui, au fait, c’est possible. Seulement, quittez-n moi. 2 dès à présent, au cas où par hasard l’on m'aurait devan-… |

cée … Ensuite, attendez un signe pour approcher, et Sie

se ne bouge pas, ne me rejoignez < sous aucun prétexte.

… Il s’inclina : — Convenu. à

Tous deux entrèrent sans se A ainsi que des Ki

Mit. dans la salle quise perspectivait, déjà douce- : 40 ment éclairée à Pélectricité, au Es ue fichées au

LA

el)

un toutes le able et les chaises! à ar ressé i vert et bois étaient occupées ; ; un bruissement de con-. : ; versation accompagnait et dominait parfois les accords de la musique tzigane placée au pied de l'escalier CONduisant à la caille d’en haut qui ouvrait par un balcon orné de plantes grimpantes sur le fond de la salle du rez- chaussée. Une senteur et subtile de.

ice id un pas JL ue inconsciemment. L par. la A | lente et sensuelle Fe modulaient les violons et la harpe des vestes rouges, là- bas, Mady dominant toute. ce ie assise de sa haute taille svelte, avançait dans k troit espace libre, le visage impassible, examinant cha- | cun des groupes. Assez vite elle aperçut la camarade … elle. cherchait, la ronde blonde, rose, mignonne Yvette Lamy, une fillette sans aucun talent, mais dont Ja beauté fraiche conquérait ‘aisément l'indulgence du : public et faisait les délices de la critique. Si elle n avait. eu un cœur d'uue émotivité déplorable, et obéi sans cesse à de saugrenus coups de passion pour des cabots : infimes, des duc NE de dernière catégorie, voire. jus des calicots en rupturé de magasin, Ale eût déjà brillé à côté de tant d’autres comédiennés auxquelles . Nr leur chair appétissante, leurs jolies dents, leurs yeux friè . pons où langoureux servent de dons dramatiques. Mais, ; . jusqu ici, elle avait. passé étourdiment à côté des occasions que la vie parisienne lui avait offertes. Elle n° ape. < | partenait à aucun théâtre et n avait point. de protecteur sérieux, jouant et aimant au hasard des ] jours « et des nuits. on EU: accueillit Mady avec un geste empressé el dun, 4 . sourire un peu intimidé. Sa camarade, si Rupee à. elle-même, lui en imposait, | M ne ie.

Elles échangeaient des propos rapides. à voix basse, | tout en s nadliot Robert Castély monté au premier, ne les perdait pas de vue, suffisamment dissimulé par. res | balustrade et. un palmier placé . au coin du balcon. or Bientôt, un des Do noirs vêtu Le blanc sos

Pal ’ } Lx

ee. un à pas s élastique “

eu admiration chatouillée pour. ces êtres étranges, va

de jeunes hommes assez hu tous Fe

cs # mandes! Provinciules avec des enfants ct d'innombrables | 3

autour “iles: pour. Dr les « secrets. de ie vie parisienne »; demi-mondaines désœuvrées, attendant vaguement l’occasion ; ; premiers rendez-vous embarrassés et trépidants ; vieilles liaisons amicalement affectueuses | qui. se. contentaient d’une heure de causelte dans une

es agréable: AUS jones filles . en ca-

pierres Hallañtes dans une soucoupe, d’un doigt Aude pendant que deux femmes et un homme mis avec opuvisiblement étrangers, exprimaient leur admira=

: 1e iressaillit nette une petite sueur perla : à son front ; son estomac se contracta d’une crampe Se ureuse. Il eut un geste dépité. |

| uis- je “tnpie d’avoir un ee pareil.

ui Fehait se ne un passage jusqu’à Ja table des deux jeunes actrices, la maigre et familière silhouette courbée de Gaston Lombez. Le ‘chapeau à * haute- forme un peu en arrière, la pelisse ouverte et - battante — une superbe pelisse toute neuve, doublée des ; vison, à l'immense col d’astrakan — le monocle à l'œil, ù 1e Luck mince à la main. Il singeait avec orgueil les « ca- Le © ricatures de snobs des due à la mode Dore nie lui venait un homme corpulent qui se dandinait avee | gaucherie. le ventre en avant, la figure imberbe, Port pression jeune et timide dans Ecabiloment de la. chair, de un-chapeau melon sur la tête, son pardessus boutonné $ sur sa rotondité, les mains ballantes. Enfin, Robert re- Ga . connut la personne menue, le visage délicat et fané du. Fe petit Paul Charvaud — alias, Guy de Vriane — qui piétinait impatiemment derrière le colosse dont, entre. : : . intimes, il s ‘intitulait le cornac. | 4 a © © Durant les ‘présentations, la mimique menteusé, Ha . scène convenue qui se jouait entre les deux lemme et se les nouveaux arrivants, Robert se détourna, se refusant 7 à suivre cette comédie qui lirritait. Cependant lache riosité ne tarda pas à l’emporter, et ses yeux revinrent à étudier avec avidité. les attitudes des acteurs de cette | pièce vécue, d'où sortiraient peut-être pou Jui Hire . chesse et la renommée. Aie | D [l ne regardait guère Lombez, | qui parlait sans dis ae continuer, hableur inouï, raseur adroit, qui savait que ‘souvent, le plus sûr moyen de convaincre est d’é tourdir son adversaire ; ce qu ’il suivait, c’était le jeu de Vriane, dont la a jeune, fouettée ce jour-là par un L ; espoir secret, s’ingéniait à faire briller tour à tour les deux femmes, la blonde et la brune, le lis mystérieux | “8 la : rose DORE au rire frais, aux or HUE Se

de. e ? Ed |

+ Les” Jâchetés de ceux qui nous entourent pallient les tres à nos propres yeux. cos | | eu Et, entre ces gens, le en but de leurs tee

or par : jeu ut de plus en ns Henn

de ses yeux de rêve candide, du trouble extraordinaire

où le mettaient les discours qu’il percevait vaguement, |

les ue dont | on ne le charme aigu, pres-

à qu ’excitaient une sorte d’odeur: de a une fauve

résolution de conquérir, de vaincre cet homme, qui dé. | tenait Parent la puissance, la royauté ! Va

souples et es ilaionté en vitesse, portant et.

s# Et

rapportant les plateaux chargés ou vides; puis, inoceu- Ne

pés pendant un court moment, ils ‘stationnaient mn. Don le coude App le long d’une nn sur une.

; hu. je visage du aus tiré en une gr 1 mAcaque eo celui de Madeleine, durci par étrange volonté de PARRUoR en même dr à

à d’un Lune ensorceleur. ; - Enfin, Joseph- Pol La Boustière eut un ab de de- faite, accompagné d’un sourire ravi et d’un long regard Ne attendri sur Mady. Il chercha dans sa poche et hoc a un gesle exprimant le regret. Mais, comme continuant sa pensée, Lombez se fouillant, ira un bloc-notes, un | stylographe et sur le guéridon d’osier au milieu de lai débaändade des tasses, commençà à rédiger vivement lle. traité, où au moins un projet de convention. AH V2 out coup, Robert se rejeta en arrière révolté. da Rite venait de prendre la main à Mady, et, pen-. ché, il parlait à la jeune femme, presque contre son oreille, tandis qu’elle souriait, droite, énigmatique, “avétie A aux yeñx, une lueur triomphante qui, rapidement, se. du | répandait en tout son visage. | res Yvette, d’un signe au Cinghalais qui les servait, s'était | : fait rapporter à thé et des sandwichs de Fais gras 2.

cas elle savourail, nie indifférente, “ cervelle mo- A

semblait s S loue nerfs t aux Her groupes dà Fe Xe ue salle. Lombez écrivait, biffait, recommençait et, de. temps en temps, lisait à mi-voix, rapidement, Joseph- Pol hochait la tête, avec un assentiment discret, ses yeux : ne 5 quémandant le regard de Mady. el Enfin, une dernière rédaction satisfit le futur roses + des Folies: Parisiennes ; il lut, scandant ses mots et vil ant son porte-plume entre ses. doigts fins aux on gle Ca rés, jaunis par la nicotine. % LRU ca Boustière, un instant réveillé de son rève, eut |

MA

# Ce est à fait! pensa ob dr Er flot de pensées, d’aspirations, d’etfrois, : ‘de, re . us fois S 'agitait en “ l'étourdissait. d

. l'arni intéressé ét cynique cdi ta dos et 7

demi- mondaines, ne afferme un haut ou da eus Fe | i

| . autéurs j artistes, pour “aire un ce ot ) : e rendu des pièces, Maurice Sallus, après avoir Tr conduit j jusqu’à la porte de la salle une jeune femme see élégante, revenait dun pas nonchalant vers Mady son à regard insultant ci L froid de es de chair .

pressée ; tous di. causérent end quélques ins Elle parut vouloir ramener Sallus vers scs com

Does

; pagnons. . Pol La Houshtre Un & large D - admiratifs devant le célébre critique dramatique. Mais pe le; jeune maître fit un geste de refus insolent, serra de. ee ie de Pactrice, lui sourit avec familiarité et Ctourna n les talons. CN VS NE | ne À portait une longue redingote très pincée à à la taille, ge ve et roulait un peu he hanches en marchant. Eu sortant 2 du service militaire, il avait été écuyer de manège jus-. Es qu’au jour où, remarqué par la maîtresse d’un sénateurs | ilétait entré comme secrétaire chez celui-ci. La vocation 1 littéraire lui était venue par le canal d’une “célèbre demi- mondaine qui, désireuse : d'écrire ses mémoires, | 2S était. attaché ce « secrétaire », dont les: fonctions déli- cates n'étaient pas de tenir la plume sous la dictée de la. . charmante femme __ un romancier fournissait le ma nuscrit, tout prêt à être signé — mais. d’intimider ou de calmer, par la persuasion, la crânerie, ou la pointe de son épée, les personnages qui se froissaient de se voir un peu trop clairement désignés dans le livre de la © dame, sinon écrit par elle, de moins composé d’après

les révélations de son oreiller et de son cabinet de torse, Jette. Pau ‘ | MA n de

Sitôt le critique disparu, Lombez se leva, eh dut k Ve 1 Boustière. Yvette et Vriane suivirent, tandis que: 210 | Mady demeurait assise, après de courtes excuses. ‘À peine no.

- la porte était- elle retombée derrière le groupe que Ro- bert dégringolait l'escalier, se glissait prestement entré les tables, sans entendre l'harmonie recommençante. des ‘violons tziganes, et rejoignait la j jeune femme. Elle l’ac- . cueillit du demi-sourire triomphant et menaçant qui ne Vavait pas quittée depuis une heure. Fi 2 | . . — Eh bien! vous avez compris ? demanda:t- al . Ro Et répondant à Vinterrogation ardente des regards | re du jeune hommes | À

Ï Ha edaulte, aux mêmes on. . Lombez est ue . eur, Vriane secrétaire général. Moi, on me garantit ,000 francs par. ‘mois, plus des feux raisonnables... il. : ntendu que votre pièce passe avec celle de Joseph- Ë + cn oise Lombez. a tous ses artistes Demain, il < CONVO-

at urgentes. honte. se fai He de tout terminer a. Le quinze jours, et il est homme à tenir parole... du nous l’y aidérons je vous en réponds. these Ebloui, anéanti, Robert courba la tête; ‘et: la voix cale A e, il balbutia : RO Rte

OR! Mady.. . Mady !.… Ces ne Tout en versant le thé bouillant sur le sucre, . Mado: ie | jeta un regard. bienveillant au Jeune homme ; as S she de naguère ia A Me

| l'artiste le pesait la fus

vu aperçu lä- au guettant ï. issue ; de notre cntretelr — Maurice Sallus a flairé Le solide régal avec Joseph “Bol, et pour mieux le déguster, plus tard, il le veut see nager pour Pénstants. 4 rio.

Pâli, le buste Lo flag sa moustache avec préoe … cupation, Robert l’'interrompit. Fi) ea — Et ns est sur moi qu’il va tomber 3. de L — Précisément.… il 1 ma dit son ultimatum, : + Collaboration ?.. eos ns

“2 Li trois suivantes. :

Robert eut une brusque rage.

no Lits A ; DENT Ils parlaient à mi-voix, sans gestes, To) paupières | e | demi- closes, afin de ne point laisser” deviner à Aeur-ens 08 tourage l’âpret Jeur conversation. | ir “nl reprit à voi basse, violente pourtant : Ft .— Jamais !... Il se f. . de moi, lé... | - Lui, si réservé d'ordinaire, se soulageait par des mots | grossiers. | ù . Mady répliqua avec calme : AN — Vous accepterez. .

he Nont

UE %, Tee

ment. Un Écinnonl dé Salt Lu le Pare ge 1e) : ; LAN avec sa rosserie, et nous sommes tous à ip de n ra Se

lement + he qu’ il y Fe cie pie ne É est su il suppose que,

ne à lenené da on somme de fois. que x vous Le aurez besoin 1e ses. services de nes "

verte. ou continua : Fe Ai La he e - Quant. à moi, si cela peut vous biaciee de le. se à voir, je suis tout autant dévorée que vous. . Sallus m’ a donné le conseil — autant dire l’ordre — e me faire Bgbillér chez Sandy, le « seul couturier propre pour le ! © théâtre was Cela, C est 25 0/0 de commission dans sa poche, et ma à galette de trois mois nettoyée d’un coup, . car c’est vrai que Sandy est un maître, mais il ne donne pas ses us Quant à Lomber, ilest tapé sui à toutes les coutures. . Sallus lui impose un prête-nom comme directeur en litre, ce que notre ami est obligé sd accepter, à cause de certaines raiso ns | quet — et de Sallus, qui sait tout, ATEN | RH La Hépees sue Ôtent à Lombez la faculté de Sir.

a posé | ses s grifles.… vaut mieux nourrir ‘qu essayer de rassassier Cent insatiables.. A a Un revirement subit se üit en Castély ; sa figure sé claira, il eut un rire JÉMRE DE 8 AU :.

— Mady, j Je suis tout. de même ne content ce pou . | Inconsciemment, il s'était exprimé avec |’ accent enfan- te | Le tin, câlin qu’il réservait d ordinaire pour Suzanne. ‘ Madeleine le regarda, surprise et touchée : les- fem- : mes adorent chez certains ‘hommes ces retombées juvéue niles. Elle s ‘abandonna sincère. à L Dr — Moi aussi, Last Loan rise ne + 1 Etleurs yeux émus se marièrent longuement, ainsi vi à que, dans un embrassement passionné. Bien qu ‘ds'ne 148 ee songeassent à rien de précisément volupteux, tout vie : | ue en eux. Ils se sentaient à la fois brisés et électrisés; ils avaient le trouble spécial des minutes qui précèdent ei les grandes explosions d’amour. ec Madeleine se ressaisit la première. Consultant nn ‘inguiéhue la pendule placée au fond de la salle: Fe L Sept heures et demie! s’écria- + elle. Il ae que je 2 ea 1e ‘entre !.… Je dine en ville... un. cachet chez des gens on 4 charmants. à due FR Te re Moi, on mm ‘attend chez moi, murmura à Robert. jé | BE . pensée à moitié ramenée vers Suzanne, vers les soucis ei : de son ménâge, et s’ 4 dérobant avec une fatigue invo 2 lontaire. : ss a :

pos

Machinalement, il avait tiré son porte- monnaie re rien Il eut une soudaine contrariété, ‘examinant fu ” ültitade des tasses vides et les débris de la dinette. oo — C'est qué... jai oublié... Je suis sorti de she, moi presque sans argent . PNTES Ne SN . Madeleine S die. .

oi — - C’est vrai, mon pauvre Castély ds se on def. de D dés l + Get imbécile. de La Ronsheres était ton bouleversé

noi que « ce soit. Vriane ue ke sou… ez, il à n’en mit: jamais d’autres te Et. moi n° ai que. deux francs!.… Oh! ie n'ai pas oublié. Ta i out ce. que ] avais chez. moi... Je. compte sur de eo: cachet de ce soir pour me ravitailler.. "> ni ; Elle rit tout. à coup devant la figure déconcertée de oi son compagnon. ; + ARE ne

Voyons, ne vous désolez De Nos. ressources | rois seront peut être suffisantes. Combien avez

M. | Une gaieté revériait aussi à Robert. rt NAS — Quelle situation! Se Seat Et, se fouillant, il | compta ae AEABCS ie AN ie Avec mon capital, ça fait huit. Crest pout- étre son? ie, eh TR A nee.

ñ Elle examina Ja table. RS ns de ie :

"= Non, reprit- -elle avec désappointement, il ya: huit | D. thés, plus les sandwichs et les plum cakes, cela monte. à environ douze francs, avec le pourhoire. ire Castély eut une Main Lu ne - — Ecoutez! Je vous laisse ici en gage. dec cours au ï Supplément, je do y avoir un compte d’une vingtaine de: francs. Je serai de retour da ns dix minutes... . — La caisse est fermée à cette heure- -Ci. — Il y aura bien quelqu’ un pour m avancer un louis. Il lui fallut remonter au prenier prendre son ds en s. Lä-haut, du balcon, ses yeux cherchèrent Mady tn n ohtrérent les regards de la jeune femme et son dou: e. Il fut. alors. frappé par son attirante beauté, par Sa. ouette de ee étrange et de sveliesse - = silhouette

dE nu Abe la jeune fille de leurs inces- ie tes. allées et nee de pales exotiques. RS

k on un des Joie: :

k goûterait, en un. lendemain du

wr aid des so compliqués.” . — Tant que cela?

te ne suis pas allé : au | jouruat,. et Robert. nd ai aperçu Sallus à la Paix. Fa C était bien le moins ; ‘qu il NI AVANGAR HU UC A DIE ju je .— Alors, vous êtes enus de nu chose? in- |terrogea Mady avec. curiosité. R nn:

: Le Oui. L’ exquis, c'est que ça ne traine pas, avec lu. Une délicieuse impudeur pour vous rouler, et cela,

iii Le Del ÊRst rover avec Les frais acces

ï . … Tout « en nn il da ie a Mouge son : étole, ses gants. Comme ils gagnaient la porte, elle conseilla : :

Are cn Quand même, il faut marcher. . Sallus pour : nous, ” | cestle succès assuré. AE # Ro ee a —— Acheté, oui. Aussi, je marche, : vous voyez bi 1 fit il résolument. : Ds she Sue pr ét Ur : Dehors, il proposa : os e tn ER Prenons- -nous une voiture? PAIE Res a Elle refusa. Sue ne SRE FT Re D is ie ue Non, tenez... montoris à pied chez moi, vou ue Ô vous? J’ai besoin de respirer. Ru

je -Et votre diner ?

Ut, > L à

eo. de Re Elle ce ce — Oui. PR RE Role ; otre eux, un silence empli de Héieole pesa. Ro bert évoquait Pimage du gros homme penché sub Re jeune fille ; il revoyail son regard un peu plus tard. Et, | en. ‘eux deux, un pareil malaise se répandait, les unis-. , is “sant pour la première fois en une pensée commune > pro . in : ir titimen rm à Hu É nu

no une impulsion involontaire, Robert passa son “bras |

ce Jui était ue. avec Re Elle De dE me.

perceptiblement, mais s ’abandonna sans protester.

Dehors, le; jour s’évanouissait avec rapidité, Après la

chaleur saturée de parfums de la salle de thé, l'ai frais semblait bon aux deux jeunes gens. Il régnait cette er de ous ten IAE aux rues parisienges,

et ne :

ie remontèrent là rue Caümaitin, longèrent le in . et s’engagèrent dans la rue Lafayette sans se. dés} sunir, sans parler, leur pensée vagabondant, d eux-ménes à à la pièce de. HA revenant à leurs pose æ

"Pour rs Je Se mental auquel il ’abandonnait, Robert. retournait quand : même proie

hou ie Cœur, dans une chair qu’ il dévinait

L émue. ET ae PMU Te ne RE

2 Ji: eut inopinément un cri amér, Où S xl toute. son humiliation d'écrivain, toute. son 1 obscure jalousie

masculine. ACTES ne > Ah si j ’avâis da Pa rgénti. 4 j'avais pu trouver |

quelque combinaison pour tenter seul Paffaire!... Ÿ : Mady répondit à voix basse, tremblant d’un ni im te

mense : Sa à | ee

ne Puisque ! c’est mn posiblet | Neue ; Us retombèrent dans 16 silence ; ralentissant le pas, de avec, ‘à présent, une sorte. d'appréhension de sé quite

un Cependant, ils arrivérent au but. Rue Fontaine; se se en désunirent et se regardérent en face. SAN Os Re . Robert prit la main de Madeleine. Re oo — - Alors, j je vous laisse ? fit-il avec une singulière i io Fe + térrogation. D A NN D nee | ou re rar Une vive rougeur monta aux joues de la jeune fille. .

ni Elle rêtira avec. précipitation sa main de. l'étreinte ”

| | prolongée de l'écrivain. A A De panne. sn Hein doute! fit-elle, la voix x brève. ee ue ft n'insista pas, semblant rentrer en lui-même. Et, ce ee

d’un accent changé, redevenu indifférent ét. banal ts

Le qu'il demanda : ie ; ea ne 5 0 — Oùet est-ce que je vous revois ? Re R Chez elle, le trouble En s’ag gravant, ne elle balbutia : -— Je vous écrirai.…. HA Ve Et, elles ’enfuit dans Vallée sombre, où dl ne songea

| roi à-la suivre: #2 me | he

Au contraire, le désir de se retrouver is de Suzanne Ne | roprit Robert dès qu il demeura seul.

| esure > qu 11 or gravissant dus on pas. re onu qu'il se os dans l'ascenseur et.

hou plus ü intense se développait en lui et ile posé À d Ce fut, un sourire radieux aux lèvres, une fièvre de brûlant en ses yeux, qu il entra tapageusement dans ja pièce silencieuse, doucement éclairée, où la jeune femme se ténait assise près de. la table, les mains jointes sur ses genoux, courbée, enfoncée dans une. ce, «muette. sie pu - ; ie

| — : Suzanne! bloirel. ns ‘embrasse. -moi, ia félicite- moi ! ut il en se précipitant à genoux devant : a mignonne créature qu’ “ enveloppa tout entière de ses. deux Has Me re

à Elle avait tressailli et se renversait, us sans. un : de mot, toute blanche, toute. roide, les yeux assombris, > comme ne pouvant plus refléter aucune flamme.

— Qu'astu?fit-elle, très lointaine. Re Fe Il Pabandonna, se releva, dégrisé. Et, jetant son à cha Le peau sur un meuble, il enleva son pardessus. e à — Lombez prend la direction des Folies- Parisiennes, ue Lo ma pièce Sera représentée dans une ne pro “4 bablement, dit-il avec sécheresse. | Suzanne le considérait, comme si elle eût aperçu un être nouveau, inconnu, en cet homme, en ce mari, cét” .- amant, qui, sans s’enquérir des heures de torture qu ‘elle Hs de FUDIES sans s chercher dans ses qu l'angoisse.

jueur, “foi is de cho ui, à à présent, la Lou. | “ + ent. si peu !.… De imous , ve - Ahl a elle, glacée.

Aa les femmes fit it tout thaut,

a s st silence de Papin — on nl entend du Lu

dt une ds Ms. et pour a Le . la plus grande estime, Robert eut un léger | en apercevant celte longue créature Uégingandée, eo jee aits. Kalmoucks informes, au visage intelligent,

À à us

Au ou il cas qu ’au dé moment fi réso- x Ù É is des deux époux ne faiblit; et ceci l'irritait ; il ie : mettait | un orgueil : à Ge avliques les théories qu il Se soutenait. à Sn So.

Si

Oui, oui, balbutia PObete MER je Il fit entrer le couple dans le salon. Julien eut une ex. clamation désapprobative : FRE MoRe — Comment! elle n’est pas couchée M eu qu elle soit au lit !. ee . :

| Pâle comme une no. avitée d’un AU OA qui

: la secouait tout entière, Suzanne tenta de se lever pour Ce | recevoir les survenants, et retomba sur son siège, sans

force, ses yeux attachés sur Pine Ouloff avec ‘égare-

«ment. A M Ms a le ce.

Robert supplia, DAS ANNE Ê a in : — Ménage-la, Julien, “elle est tellement 6 émue…. Le Leur tombait des nues. LORS Ps + Mais enfin, c’est inconcevable !. 4 Sn Suzanne, | . | ne enrder: -moi !.… Que diable i imaginez-vous ?... Nous pren . | nez-vous pour de. assassins ? Allons, tâchez d’être vousmême, une gentille petite femme sensée, raisonnable, et. : . | écoutez- moi... Vous voÿez Sacha Ouloff?.. Vous Ja k voyez bien! . Mais non, vous n ne la regardez pas. Ren a ne A UE AR No Sous l'influence de cet on nier habituel. où ne a aucune émotion, qui raillait même discrètement, des couleurs revenaient aux joues « de Suzanne, ses . … regards perdaïent de leur affolement. Par un effort Mornes ch : lent, elle parvint. à refouler en elle son irrésistible pans cu ; ne que de la première iinuté. 4}. Vi RS Es RS

LE ee ee

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qu d'il UE un peu sa. Lnbure très tnnte ; a Ja jour. he mettait un à orgueil à cr ses clientes.

PS a

. quel il S’ saga ARS Ne un de à ans dans une : où, ï tous (a jours, vous m entendez? tous les Jours, il se. cinq où six curetages, pour ne ail que de. lon ; ration qui nous intéresse. . Sans cesse, des femmes en-. À trent là, se font soigner, repartent g guéries, et nulle, je. > vous en réponds, ne se tourmente ainsi que vous le fai- | . . tes, nulle ne montre une mine de sacrifiée comme vous. e re vrai Dub me à se nn . Debout, ses interminables bras tombant le long des sa. he sue noire, Sacha, qui examinait curieusement la j jeune . : femme, eut un sourire dédaigneux pour toute réponse. Suzanne restait crispée, la cha frémissante, son Ho. ve : blement intermittent ne cessant point tout, à fait. Par . d. contre, le trouble de Roberts ’évanouissait avec rapidité. Fe : Enlaçant tendrement la jeune femme, il lP’admonestait : di - Tu entends, Chérie? Tu entends ?.. : Voyons, sois.

CE O7 = Le [a "os -O E° n.

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pes aie les épaules, agacé. so Le — Eh! c’est toi qui l’épouvantes !. l.: Ne dirait -On pas que tu la supplies d'aller à l échafaud 1. : ce | 0. Sacha approche tr nee es = — Né vous troublez pas, da er dit-élle âvec te de douceur que l’on'n’eût pu en attendre de cette étrange Fo xtérieur. si peu féminin. D'abord, ce soir, ce | “ est que la préparation. … On ne vous fera aucun mal. de où est votre chambre? A enr -y avec moi...

te Elle ft Ne pas vers elle. 4 * de Alors, c’est MONS re Re ie de — - Qui, oui. Ce soir, le docteur ne vous touc of L pas.. is il faut vous mettre au lit, et puis nous. causerons. | ou: verrez, quand vous m’aurez écoutée et que vous. 7. bien au chaud, “blottie dans | votre duvet, vous n° de … rez Shlns peurs ou Ver à CE OS ee Gagnée par l’amicale es émanant de cette dis “ | graciée et qui, pourtant, quand elle parlait, n avait Fplus à rien de déplaisant, Suzanne s ’abandonna : ne are Je viens, dit- elle avec une. confiance néanmoins LL angoissée. AA ER D HA n * Et, avec un signe dadiet aux deux hrnos cle se . 1 Atoen d’un pas presque assuré vers la chambre où Sa- M * cha Ja suivit, après avoir pris des mains du docteur une “ petite boîte longue, uue sorle d’ étui enveloppé et ficelé Sa qu’elle sul sous sa large main et son bras appliqué EE . sur Sa hanche plate. 0:14 |) D Aie

SR Ÿ : À peine avaient- elles House que > Robert jeta a anxieu- | ë nr dons is ot re

us — Quoi? Due. Ya- Et: “elle faire pa Et toi, tu restes ici Le RS Julien le rassura. ee ve RAR x ne d ee Rien de grave. Tu sais bien, je t ai expliqué... ë ne

fè Robert éut'un gestes AR es dau 50 de Ab! OUI, CES NTM NS 0 RS RE SES A Dans son émoi, il avait oublié. TAN NES RU

—Tuas DieEne Suzanne de ce que ( est? : À je Robert s'exCusa : Fe < ER TERR A pe Vif oi — Non LAN que Veux: be il était t impossible d'a ee £ border ce sujet avec elle !.., Elle était dans un a tel état fs Ne Tu as bien vu. 0 ANR eee 2

| Julien ae les épaules, maussade, relate : Lie Cest ta faute ! Je ai au répété que les seul 4

je

( vrai, si ai eu tori He encore Li tu: ne crois. Hi ra ue je vou- “

us ses s dehors hirsutes Le ;

ou

— n Éd Pis ne cela toute [a puit?

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